16 février 2011

les Australes- Rurutu

Rurutu

Accueillis comme il se doit avec une couronne de fleurs locales par Yves, un breton de Rennes, qui a crée avec Hélène, une jolie polynésienne Le Manotel avec 6 farés dans un jardin d’Eden …Plus de 300 essences tropicales fleurissent la propriété et justifient déjà pour les amateurs botanistes une visite de Ruturu…




Notre faré


Contrairement aux autres iles Australes, Rurutu attire beaucoup de touristes du monde entier entre juillet et octobre qui viennent voir les baleines à bosse donner naissance à leur baleineau et en profitent par la même occasion pour se trouver un mâle et s’accoupler dans des mers un peu moins froides que l’Antarctique….mais si la dernière baleine a été pêchée de manière artisanale en 1957, il ne faudrait pas que les touristes en mal de sensations aquatiques gênent ces grands cétacés, maintenant protégés, dans leur milieu naturel et que par leur faute cet  «écotourisme» se transforme en désastre, les obligeant à migrer vers des îles plus tranquilles. Le pêcheur que nous avons rencontré au snack «Piaareare» sur le port de Morai ( l’accueil de Edwige , Gisèle, et Teiti et la nourriture y furent excellents ) nous a d’ailleurs confirmé la diminution des visites annuelles de ces cétacés ( 5 femelles et donc 5 baleineaux et 3 males seulement en 2010) mais attribue cette diminution à des chasses sauvages de pêcheurs de baleines ( malgré les conventions internationales) et aussi les inévitables conséquences des changements climatiques…



Ruturu est l’ile la plus nord de l’Archipel des Australes…Elle est très peu accueillante pour les voiliers car le récif est frangeant et il n’y a pas de réel lagon. Comme sur l’ile de Makatéa aux Tuamotu, le récif qui entourait l’ile, il y a un million d’année, s’est élevé de 100 mètres lors d’une éruption volcanique, créant de gigantesques falaises de récif, donnant à la côte de Rurutu une forme très particulière.
 
Le port de Morai, sur la cote Est, est ouvert à la houle qui rentre créant un clapot désagréable et son quai doit de toute façon être libéré quand arrive le cargo Tahaa Pae…
Un mouillage à Avera existe aussi sur la cote Ouest mais est dangereux si le vent vient à changer de direction…donc l’avion s’impose en général et moins d’un voilier vient par an en moyenne…




L'entrée du "port"


Pour prendre le pouls de l’ile, mieux vaut commencer par la  «star» locale Toaria Teinaore dite Mami Paré que nous avons rencontré dans un petit restaurant chinois à Moarai après notre longue marche (une heure en fait !!!…) en montagne . Elle nous livre les anecdotes de l’ile, l’isolement de Rurutu et les longues et difficiles traversées vers Tahiti sur des goélettes à voile sans moteur …à l’époque l’avion n’existait pas ici…Seule infirmière et sage femme de l’ile elle allait à cheval soigner les habitants avec les médicaments des Popa’a mais aussi avec les plantes médicinales des Anciens…Aujourd’hui, à la retraite, elle conte des histoires, est filmée à la TV et écrit des livres…Et à l’instar de Thor Heyerdhal, qui mit 101 jours pour relier le Pérou et la Polynésie sur son célèbre Kon Tiki, et aussi du navigateur Eric de Bisschop et de ses constructions de catamaran polynésien , elle est persuadée que l’ile, habitée dans un premier temps par des clans de tahitiens originaires d’Asie du Sud Est, a accueilli ensuite des Incas fuyant la colonisation des Espagnols sur leur pirogue en forme de catamaran que nous avions vue sur le Lac Titicaca…cette histoire ou légende contestée par certains scientifiques et historiens est développée dans son livre qui a reçu le Prix Spécial du Jury du 1er Salon du Livre Insulaire à Ouessant en 1999...la Bretagne récompense les auteurs de valeur…



L’autre personnage de l’ile est Yves….Il nous organise le tour de l’ile sur son 4*4; il faut en effet avoir été un baroudeur de première pour rouler sur certaines pistes de l’ile mais en plus il est inégalable pour nous parler d’archéologie, de flore et de faune…
Notre tour commence bien évidemment à la Pointe Arei avec les falaises dite de Maketa, survolées par de nombreux pailles en queue (blanche ou rouge). Après Moarai et son port la côte est bordée par de nombreuses grottes en corail qui étaient auparavant sous la mer avant que le récif soit émergé…





La grotte Mitterand




D’abord la grotte Ana Taneupoto avec ses fossiles marins constituant la décoration des cavités mais surtout la grotte Ana Ae’O ou grotte François Mitterand !!!…
Notre ancien Président a, non seulement été le premier Président de la République Française à visiter Israel , mais a aussi été le premier Président à se rendre aux Australes et de plus à visiter Rurutu pour officialiser le financement du lancement de la route traversière qui sera construite par la légion étrangère. Ce grand évènement historique eut lieu en 1990 en présence de la quasi-totalité des habitants de Ruturu ainsi que de 300 officiels et militaires…
Un immense spectacle traditionnel avec chants et danses fut donné dans la grotte Ana Ae’O en son honneur et les chefs lui remettront l’original du Code des Lois de Rurutu, ce qui signifie que les lois françaises seront désormais appliquées ici !!!…
L’endroit est très impressionnant avec ses stalactites et stalagmites géants chargés d’intensité par les cérémonies qui s’y déroulaient…




En poursuivant notre tour sur la petite route nous voyons des maisons et des murets construits avec de la chaux de corail…



Rurutu ,comme les autres Australes possèdent de nombreux marae, dont celui royal, celui des guerriers et, celui où accouchaient les femmes princières ou royales avec des pierres « certifiées » être les autels où étaient coupés le cordon ombilical…
En attendant le cadre est magnifique, plein de mystères et somptueux face à la mer et à la superbe plage des Popa’a ….La route longe la falaise jusqu’à la baie d’Avera , avec sa magnifique tarodière en terrasse, et où les bateaux peuvent relâcher et pénétrer ensuite avec une annexe par une passe pas très facile…



Le trou du Souffleur



La nature nous gratifie également pour notre plus grande joie de geysers au lieu dit du Trou du Souffleur près de Narui et des terres du légendaire portugais Alvès, pêcheur aux Açores ayant fondé sa famille ici avec une femme locale à côté de la grottes des pleurs où était, parait il (!!!) , dissimulé sa vraie femme chilienne , qui elle se lamentait pendant que son mari…….


Il parait que cette pierre du Marae est bénéfique!


Puis vers Naaiaroa, nous trouverons des plages de rêve entre l’ancien récif coralien créant des petits lagons dont celui de Toataratara…




Nous reviendrons par les routes de l’intérieur bordées de plantations de toutes sortes ( café, bananes, taro, oranges, coco, vanille, piments, manioc, uru, coprah,…. ); c’est tout simple ici : tout pousse !!!…mais personne ne ramasse…Le cout de la main d’œuvre est un des plus chers du Pacifique( effets des aides métropolitaines …) et il est souvent plus rentable d’importer des citrons , fruits …. des pays étrangers, alors que tout existe en suffisance ici !!!….sortir de cette spirale économique est bien difficile en particulier pour le Ministre de l’Agriculture du Territoire qui est par ailleurs le Maire de Rurutu , qui connait donc bien le dossier avec une ile pourtant si riche ….
Et que dire de cette magnifique éolienne qui était censée faire des économies de gazole et donner une certaine autonomie énergétique aux habitants de l’ile et qui est constamment en panne!!!…


Heureusement les diverses religions prient pour que se poursuive le bien être de l’ile !!!…Les catholiques, un peu, les protestants beaucoup, adventistes, pentecôtistes, Témoins de Jéhova et même des nouveaux avec la secte du Tabernacle du Poteau qui prêche elle aussi la paix sur terre !!!…
Avec tout cela on ne peut être que bien à Rurutu !!!…
Yves continue à nous passionner sur son ile en décelant la présence de divers oiseaux migrateurs ou de Ruturu : coucou , Pluvier Fauve de Sibérie , Aigrettes blanche ou grises , frégate, et toujours nombreuses: les pailles en queue…
Enfin sa connaissance en flore ravie la skippette: le capitaine est, lui, un peu débordé d’informations sur ce domaine !!!…
Rurutu est donc une ile passionnante avec un guide comme Yves …



 




Les feuilles de pandanus sèchent avant d'être tressées

Les panneaux de signalisation de l'île

Nous poursuivrons notre découverte de l’ile en rencontrant de nouveau notre mamie Paré en compagnie de Lydia, sa fille, et d’Annie, une amie qui fut institutrice pendant 35 ans sur l’ile…ces femmes connaissent tout sur l’ile !!! De quoi écrire d’autres livres….et Annie si gentille en nous offrant son hospitalité…

Beaucoup de bonheur et de rêves sur ces 4 iles Australes, sauvegardées du tourisme de masse et qui ont su maintenir les traditions des iles polynésiennes d’antan…



Plage de rêve!!!!


 
 

Les australes- Raiavavae

Raiavavae

Chargés de colliers d’amitié offerts par Gisèle et Liliane nous nous dirigeons vers Raivavae.
Cette ile est à 100 miles à l’est de Tubuaï; donc souvent avec le vent dans le nez…
Comme Tubuai, le lagon de Raivavae est accessible par de grandes passes permettant au cargo Tuhaa Pae de ravitailler l’ile de près de 1000 habitants. Comme les autres iles, Raivavae comptait plus de 3000 habitants avant l’arrivée des européens et ont été décimés par les maladies importées par les marins de passage …
Avec l’aérodrome qui a ouvert en 2002, l’ile reçoit 400 touristes par an. On ne s’y bouscule pas et il n’y a pas de bar dans toute l’ile !!! …Et encore , l’ile s’ouvre au monde , car il y a moins de 20 ans , le maire qui était proche d’un des pasteurs faisait arrêter les groupes électrogènes de l’ile le dimanche matin pour que toute la population sans exception fréquente l’église et ne regarde pas la télévision !!!…Une vraie république laïque et indivisible….




Comme d’habitude dans la Polynésie authentique, nous sommes accueillis avec des couronnes de fleurs remises par Linda qui tient une pension de famille depuis 2002 et nous sommes tout de suite dans une ambiance bien relaxante.
Notre faré est très joliment décoré dans un très beau jardin. Et assurément Linda est une cuisinière experte en plats locaux: dont son curry de bénitiers!!!…Pas étonnant que Philippe Poupon et Fleur Australe se soient arrêtés là quelques jours avant nous…


 



















Nous faisons le tour de l’ile en vélo ou avec la voiture de Linda. Lors d’un grain passager , nous nous abritons sous le toit de la poste; c’est l’occasion de rencontrer Dietrich , un léonard d’adoption (!!!…) qui vit avec Leila une tahitienne.
Son gwen -ah -du flotte devant sa maison à Raivavae !!!…ils sont partout ces bretons …c’est l’occasion de gouter aux spécialités de Leila.






Nous profitons de ces journées tranquilles pour faire quelques marches dont la célèbre traversière que nous recommandons à tous les cyclistes candidats à la visite du dispensaire local ou mieux à se faire évasaner ( mot local voulant dire: faire une évacuation sanitaire) vers Papeete. En effet malgré les multiples conseils et avertissements sur la déclinaison de la route et sa chaussée parfois glissante les tentatives en vélo se terminent toujours ainsi. Peut être l’âge (?), l’absence de courage (?) etc etc mais nous avons préféré faire la Traversière à pied et la marche fut superbe. La flore est luxuriante; une foison d’arbres aux essences rares dont l’acajou, les fruitiers et les caféiers dont les graines seront récoltées, débarrassées de leur première coque, puis séchées au soleil, débarrassées (avec l’aide du vent!!!) de la dernière coque, enfin grillées pour être prêtes à moudre….


Le caféier


Ici aussi les marae sont présents et Linda nous fait découvrir les principaux sites répertoriés.
De nombreux tikis ont été volés sur l’ile et portés à différents musées ou collectionneurs. Mais malheur à ces voleurs…des sortilèges maléfiques ont frappés ceux qui les ont mis hors de l’ile : mort violente , leucémie !!!…
On se contente aujourd’hui de les contempler ; ainsi le magnifique tiki à Raiura représentant une femme au collier avec son oreille cassée…protectrice de la mer et symbole de l’île où les femmes dominaient.



Nous visitons l’ impressionnant marae Pua Pua Tiare (Ranemahéa) très bien conservé. Là aussi , les femmes y venaient accoucher .Les nouveaux nés males étaient placés dans sept feuilles de Auti .
Quand ils réclamaient à manger et qu’ils déchiraient alors au moins quatre des feuilles, les femmes savaient que leur nourrisson serait un fort guerrier !!!….
C’est aussi sur ce site que nous pouvons entendre la Pierre sonnante qui résonne quand on la frappe…et voir les pierres où étaient effectuées les tatouages…là encore nous faisons un voyage initiatique plein de mystère…
Mais pour être un grand guerrier digne d’être le chef du clan il ne suffisait pas d’être grand, fort, tatoué mais surtout avoir subi sans faillir le tatouage du….sexe….aie, aie, aie, avis aux amateurs!!!!





Nous ne quitterons pas Raivavae sans aller sur le lagon au prestigieux motu Vaiamanu ou Piscine .
Alors là c’est grandiose avec des fonds magnifiques et des déclinaisons incroyables de bleus et de verts…
Nous sommes avec Daniel qui est un pilote expert au milieu des quelques patates…
Connaissant l’endroit parfaitement , il nous emmène à la pêche aux bénitiers.
Muni d’un pieu relativement long ; nous l’enfonçons dans le bénitier avant qu’il ne se referme complètement puis nous faisons levier avec le pieu pour qu’il se détache du plâtrier…
Il ne reste qu’à couper le nerf/pied, à vider le bénitier et l’affaire est dans le seau…
On le mange cru , avec citron et coco, en soupe ou encore grillés ou préparés en sauce curry…
Après la pêche, pendant que le capitaine s’amuse sur l’un des kayaks, Linda prépare un succulent repas que nous dégusterons sur le motu : bien sur, les bénitiers et du thon cru, mais aussi du poisson grillé du lagon avec du riz et du pain coco…un régal …Tamaa Maitai…Bon appétit…avec un paysage de rêve….une journée au paradis…


Linda nettoie les bénitiers

Daniel prépare le feu de bois où grilleront les poissons



Le motu piscine!






La vie s’écoule donc tranquillement ici aussi devant le majestueux Mont Hiro.
Les femmes ramassent les petits coquillages escargots (les Pupu sont l’or de Raivavae) pour faire les célèbres colliers de l’ile…no stress ici…


Nous quittons Raivavae pour rejoindre Rurutu; mais avant d’embarquer, juste en face de l’aéroport, un dernier site d’archéologie nous attend, le marae Pou Muavau: une allée de pierre nous mène à la Grande Pierre qui permettait d’évaluer la grandeur et donc la force des guerriers avant d’aller se battre ….Le capitaine n’ose même pas se faire toiser, mais la skippette est, elle, très courageuse !!!…Pas de doute la dessus les polynésiens étaient des durs ….


15 février 2011

Les Australes- TubaÏ

Tubuaï




Une nouvelle ile ….un autre paradis….
L’approche de Tubuaï est fort différente car une grande passe permet d’accéder au lagon magnifique de la capitale administrative des Australes…



Là encore l’arrivée est folklorique à l’aéroport où un groupe de missionnaires est accueilli avec grand renfort de percussions et de couronnes de fleurs.



Nous arrivons à la pension Vaite Nui tenue depuis quelques mois par Gisèle et son mari Wilson…Philippe Poupon , en famille sur son bateau Fleur Australe, y était une semaine avant nous…
Après avoir mangé chez Mèré nous avons cherché vainement les traces du célèbre Bounty…
C’est en effet à Tubuaï en 1789 que Fletcher Christian et son équipage de mutins de la Bounty se sont d’abord cachés en construisant le Fort Georges avant de se réfugier sur l’ile de Pitcairn.
Mais ce fut surtout l’occasion de rencontrer Gérard ,un professeur marié à Camélia , une Tuhaa Pae…
Celui- ci nous a montré un obus de la Bounty en fonte de première fusion(si si)…

C’est aussi avec lui que nous verrons les nombreux dégâts causés par Oli, le cyclone qui a ravagé Tubuaï en Février 2010.La reconstruction est en cours avec les insolubles problèmes de remboursement d’assurances, et des subventions qui sont toujours attendues….(les petits points représentent les dizaines de millions cfp dixit l’intéressé); Plus que le vent de 180 km/h (pointes selon certains à 280 km/h), les dégâts d’Oli sont les conséquences des monstrueuses vagues de 9 mètres qui ont submergées le récif et ont fait déborder le lagon créant des gigantesques inondations à l’intérieur des terres détruisant les bases des maisons ou farés peu préparés à ce cataclysme
La reconstruction est donc lente mais malgré le confort relatif pour certain, c’est encore un petit coin de paradis où il fait bon se délasser…


Ici le maitre des cérémonies ( au sens propre comme au figuré !!!) c’est Wilson …un numéro d’anthologie à lui tout seul , cultivant son sens de l’humour à tout va et son respect de la culture et de l’histoire polynésiennes…
C’est avec lui, sa femme Gisèle et sa belle-sœur Liliane, sans oublier leur chiot Gandhi que nous irons visiter le lagon sur WIPA son moteur -yacht…Cap vers la Baie de la Tranquillité…et sur son motu de rêve…




L’eau y est sublime (mais ce jour là très peu poissonneuse) avec Tubuaï en fond d’écran…La cabane-faré détruite après Oli a été reconstruite. Elle nous permet de manger les poissons crus ou grillés à l’abri du soleil !!!….
La vie s’y écoule ainsi tranquillement et nous sommes envahis par le fiu…






Giséle et sa soeur Liliane

Le lendemain , malgré les soucis du capitaine à mettre un pied devant l’autre à cause de son entorse, nous faisons l’ascension du mon Taitaa. Nous rassurons le lecteur que le dénivelé du mont est sensiblement inférieur à l’Everest (448m!) mais la vue de la haut y est surement aussi sublime…
Lâchés par Wilson à l’embranchement du relais TV nous poursuivrons la montée vaillamment
avant d’entreprendre la terrible descente…Cà c’est pour faire croire que nous sommes des super- héros!!!…
Nous arriverons toutefois un peu fatigués; à temps pour voir la finale de handball…


Mais oui, nous irons jusqu'au sommet....

Les orchidées sauvages















Enfin une visite de Tubuaï ne peut se faire sans aller avec Wilson aux maraes, lieux sacrés des Polynésiens. Avec lui, nous voyons l’Invisible, les temples sacrés , dont le maere Raitoro , où accouchaient les femmes d’origine royale de la Polynésie y compris des Tonga Samoa et Fidji (32 naissances ont été d’ores et déjà répertoriées ), le marae Haunarai avec sa pierre de deux mètres de haut avec des formes acérées permettant de couper le cordon ombilical ,et d’autres marae où se réunissaient les Anciens pour prendre les grandes décisions engageant toute la communauté.



Derrière Wilson la pierre acérée pour couper le cordon ombélical des nouveaux nés

Wilson fait un travail énorme pour mettre en valeur le patrimoine archéologique de l’ile et faire connaitre aux popa’as que nous sommes la place qu’occupaient ces hommes dans l’univers avant l’arrivée des missionnaires qui ont presque balayé toutes ces traditions ancestrales….Promeneur de la nuit (haere po), qui récite la généalogie et le nom des ancêtres pour préserver leur mémoire orale , membre de l’Elite (détenteur de connaissances en suivant les formations de son Maitre) ,Wilson est un impressionnant bonhomme fondateur du mouvement WIPA, à rencontrer sans tarder….


Et pourtant nous devons continuer notre voyage vers d’autres iles mais Tubuaï est bien un endroit où il ferait bon revenir avec notre belle Lazarina. Et pourquoi pas lors d’un Festival WIPA que compte organiser Wilson en Octobre. A suivre…