11 septembre 2009

Pérou : « Quand lama fâché, lama crache !!! … »

Ceci est un petit guide nautique à l’usage des Marins qui se rendraient au Pérou…

Nous laissons quelques temps Lazarina à Carthagène ; c'est plus facile pour survoler les Andes de prendre l'avion !!!...Mais en réalité nous continuerons de naviguer...




Comme vous le savez, nous vivons dans un monde où tout dérive…même les continents !!!





Ainsi, en l’an 65 millions avant Jésus Christ, l’Amérique du Sud s’est détachée de l’Afrique, puis après une lente dérive a rencontré petit à petit la faille de Nazca. Ce lent phénomène géologique a crée la cordillère des Andes…Une partie de la mer s’est trouvée enfermée par les montagnes naissantes des Andes. C’est pourquoi certaines lagunes se sont transformées en Lac comme celui de Titicaca qui se retrouve à près de 4000 mètres d’altitude…Il a eu plus de chance que d’autres mers ou lacs qui se sont asséchés et qui ont créent des immenses déserts de sel …on s’instruit beaucoup sur ce blog ! …

En plus, comme tout marin qui se respecte, nous ne pouvons méconnaître l’histoire du Kon Tiki qui nous rapproche là des Tuamotu et du Pacifique en général…
Les Incas « primitifs » descendants du dieu soleil et de Mango Capac sont nés sur une île du Lac Titicaca (île du Soleil bien sûr…)…Certains d’entre eux, préférant le large à la haute montagne , se sont décidés à construire des immenses pirogues et sont partis colonisés le Pacifique en apportant également leurs cultures (on a ainsi retrouvé des traces de Pisco Sour sur Raroia un atoll des Tuamotu ,en 1947 lors de la tentative partiellement réussie de Thor Heyerdal !!!…)….







Enfin, nous ne pouvons ignorer, que notre Maître à tous, le Grand et Illustre Commandant Cousteau a passé plusieurs mois sans succès, au fond du Lac Titicaca à rechercher une partie du trésor de l’Inca Atahualpa, à l’aide de son célèbre sous-marin ( la Calypso, elle-même…)…






Dans ces conditions, tout comme notre vénéré Capitaine Haddock, nous ne pouvions éviter le Pérou. Il en est de même pour la Skipette qui a obtenu de son skipper ce voyage maritime en altitude…


C’est ainsi que nous avons eu de grands frissons au Lac Titicaca…
D’abord, nous quittons Puno en Lancha, pour nous diriger vers les îles Uros…Des gentils indiens vivent sur ces îles mobiles et flottantes fabriquées en roseau…En fait nous sommes loin des « bons sauvages » ou des Waraos ( pour ceux qui suivent ! …). Après nous avoir vendu tout leur artisanat et s’être assurés de notre départ, ils s’empressent d’utiliser leur téléphone portable alimenté par panneau solaire !!! …un mode de vie millénaire très Hi-Tech…























Puis le voyage sur Titicaca se poursuit jusqu’à l’île d’Amantani où nous serons hébergés dans une casa hospedaje écologica chez une famille, à partager leur repas (soupe aux patates en entrée et patates et riz en plat de résistance !!!) puis à dormir dans une chambre sympa avec des sanitaires irréprochables par leur absence ( !!!) après avoir dansé avec nos nouveaux amis ...




(chez la famille nous accueillant dans leur cuisine...)







(les femmes se préparent pour la grande soirée péruvienne...)











...et sur l’île de Taquilé pour faire une petite ballade à plus de 4000 mètres qui n’avait rien à voir avec la montée de la veille à 4200 pour voir un magnifique coucher de soleil au milieu d’un temple pré inca ( en ruine !!!) et où le capitaine a du cesser toute consommation de cigarettes 3 heures avant et pendant les marches ( !!!)… .







« Quand Stéphane fâché, Stéphane crache » …proverbe inca rapporté par Hergé…




Superbe navigation sur le Lac Sacré, juste de quoi admirer les montagnes boliviennes enneigées et de s’intéresser aux quelques pêcheurs de truite en voilier ou aux opérations de secours d’un bateau transportant d’autres touristes et dont le moteur en explosant a crée un incendie qui se voyait très bien sur le fond bleu du ciel et du lac. Il n’y pas qu’en haute mer que ces histoires arrivent !!!


Nous avons quitté Titicaca pour retrouver le Capitaine Haddock et la skipette au milieu des lamas, alpagas, et vigognes…Ce sont tous des Camélidés mais, eux, sont sans bosse !!! …Ou sinon elle est bien cachée sous leur laine..














Nous avons alors délaissé nos cirés pour mettre nos anoraks et polaires pour affronter l’hiver des Altiplanos et les cols à près de 5000 mètres...




Heureusement, les bars de Puno ( Positive, Kamisaraky), de Cuzco (km0) et d’Arequipa (Farren’s)nous permettent de nous réchauffer en buvant soit du maté de coca (infusion de coca), de la Cristal ou de la cusquena (la cerveza du coin) et bien sur toujours du Pisco Sour .Traditionnellement, le Pisco, qui est du marc de raisin, sert à confectionner l’apéro national, le Pisco Sour c'est : 3 mesures de Pisco, une de jus de citron vert, une de sirop de sucre, un demi-blanc d’œuf, et un peu de glace pilée, le tout passé au mixer en y ajoutant soit un peu de cannelle soit une goutte d’amargo d’ angostura. Un délice pour les Happy Hour à Cuzco dans le très beau quartier des San Blas avec ses ruelles et escaliers…







Après ça, nous sommes d’attaque pour affronter le Macchu Picchu ; cette nouvelle merveille du monde est magnifique et nous y sommes arrivés après avoir voyagé avec Perurail, la ligne de train la plus chic et chère du monde…



























Après notre retour à Cuzco, la capitale archéologique des Amériques, avec ses ruelles aux murs incas et aux pierres à 12 angles pour mieux tenir face aux séismes...







(Lazarina devoile aux lecteurs du blog le secret des constructions incas sans mortier)




...nous n’avons pas manqué d’aller voir la Cathédrale ...




...et le Couvent de la Merced, avec ici également un magnifique ostensoir...




...le temple du soleil de Qoricancha ...










...et le site de Sacsahuaman et ses murs cyclopéens...





Puis nous avons pris la route de la Vallée Sacrée par Pisac avec ses ruines et son célèbre marché







(procession au marché de Pisac)










....Ollantaytambo et ses colossales murailles où la résistance inca a fait fuir lors d’une bataille les conquistadors de Pizarro...,







...Chinchero et sa jolie église sur des terrasses incas ...




... sans oublier Moray avec son temple et laboratoire agricole pour expérimenter la culture des pommes de terre (il y en a 3000 espèces …)...




...et l’étrange lagune de sel de Las Salinas…







...Que du très beau…

C’est en bus, avec les Péruviens, que nous irons à Arequipa visiter une nouvelle fois un Couvent, celui de Santa Catalina, où les femmes d’origine noble étaient admises avec leurs servantes et esclaves etc.…une ville dans la ville…










Arequipa est aussi le point de départ pour le Canyon de Colca par des routes de montagne à travers des cols et l'Altiplano de la Cordillère des Andes.

(attention ,Lama,les routes sont dangereuses...)






(l'Altiplano)




(en route pour le Canyon à 4910 metres d'altitude)




C’est d’ici, à 8 heures du matin que les condors prennent leur envol…







C’est aussi l’occasion de rencontrer de nombreux routards, Prune et Jeanne,Magali et Guillaume, Caroline et Arnaud, Joëlle et Julien…





Et bien sur Lima, pas toujours dans la grisaille, avec son centre colonial bien sympathique, ses petits restaurants à moins de 2 euro, et son superbe marché central où l’on déguste un excellent ceviché (poisson cru) ou un lomo saltado (plat national de bœuf) ou encore le Cuy ( cochon d’Inde que nous avons refusé de manger ) accompagné d’un refresco …




Après tous ces efforts , nous nous sommes délectés d’un magnifique coucher de soleil à Barronco près de Miraflorès (les quartiers chics de Lima): d’une manière très visible, le soleil s’est couché à l’ouest (si, si.) nous indiquant à coup sûr la route des Galapagos.
Et oui, ici, c’est déjà le Pacifico…

Mais d'ici là, il faut reprendre la route vers la Bretagne, via Miami, puis repartir en Novembre à Carthagène vers les San Blas et Panama avec Lazarina ...C'est simple la vie...Ce sera bien sur une autre histoire...





(le pont des soupirs comme à Venise...)







10 septembre 2009

Carthagène Again : Aout 2009

Départ pour Carthagène via Miami, vol sans problème malgré quelques turbulences qui font toujours aussi peur au capitaine. Avant de rejoindre Carthagène il nous faudra nous soumettre aux formalités policières américaines : passeport, imprimés d’autorisation d’entrée, le bleu, le vert, la déclaration de bonne santé (H1N1 !) les empreintes des 4 doigts de la main droite, celle du pouce puis l’autre main et enfin et sans les lunettes, la photo de notre visage…..
Nous retrouverons avec plaisir la Casa Relax, sans Michel parti en France voir sa famille, pleine à craquer de familles avec enfants.
Dès le lendemain matin nous retrouverons notre Lazarina pleine de poussière et, plus bizarre, il semble qu’une réaction chimique se soit produite sur l’antifouling : la coque n’a pratiquement plus de peinture !






Nous passerons nos matinées à suer sang et eau, Stef essayant en vain de réparer la pompe de cale qui va le pomper et finalement il s’en remettra au mécano du chantier moyennant une somme exorbitante (pour ce pays !)
La skipette se chargera de dresser les inventaires des médicaments (pour la plupart périmés), des coffres et de leurs nettoyages….Elle confiera à un artisan le soin de refaire les housses de la cabine arrière à un prix hyper intéressant mais le travail sera à la hauteur du prix !



Nous nous accorderons quelques moments de détente, visitant ainsi le couvent « le popa » qui a une vue imprenable sur Carthagène,







, et en dégustant un rafraichissement au superbe hôtel Santa Clara




Enfin nous apprécierons toujours autant la Casa Relax et l’ambiance familiale qui règne autour de la cuisine d’été mise à la disposition des clients. C’est ainsi l’occasion d’apéro fort sympathiques autour d’un verre de pastis ou de cuba libre avec Bastien, Laetitia, Christophe et Arnaud du Lot, de Gérard, Isabelle et leurs charmants garçons et d’une soirée « barbecue », et là, Laurent a été génial sur la cuisson des langoustes et de la préparation de la sauce chien aidé de Mathilde et de Véronique ; et enfin c’est l’occasion de soirées à se raconter nos voyages respectifs ou ceux à venir…..







23 mai 2009

Bogota (Mai 2009) : Bienvenue à El Dorado...



Après un vol sans problème de Carthagène, nous atterrissons à El Dorado Airport de Bogota.
Ici, porter les valises relève d’un pur exploit sportif : nous sommes à 2600 mètres d’altitude. C’est du haut !!!…Nous nous retrouvons à la Casa Platybus dans le quartier colonial de la Candelaria avec ses vieilles maisons dont celle de notre hôtel récemment rénové-en plein quartier étudiant avec ses facs et ses bars à boire de l’Aguila (la bière locale) et de l’Aguardiente (eau de vie à base de canne à sucre parfumée à l’anis)-ambiance…
Certes Bogota n’est pas aussi belle que Carthagène mais la ville coloniale est vaste et nous avons largement de quoi satisfaire nos 3 jours…


Avant d'attaquer les merveilles de Bogota, rien n’égale de monter par le téléférique au Pic de Montserrate à 3100mètres d’altitude et de voir d’en haut Bogota et ses 9 millions d’habitants (100.000 habitants au début du XX ème siècle) L’air y est plus pur mais beaucoup plus rare…Surtout à la sortie du restaurant quand il faut gravir quelques marches du chemin de croix !…








Rien n’échappe à notre vigilance de touristes affamés: Eglises dont celles de San Ignacio, de San Francisco et bien d’autres dont celle de Santa Clara bien chargée, proche du Palacio Nariho, Palais Présidentiel de Senor Présidente Uribe (l’Elysée de Sarko, quoi !!!…), du Musée de l’Or, inévitable pour approcher la culture pré-colombienne (c’est la classe, ce blog !!!…)....








(cette statuette précolombienne est aussi au Musée de l'Or....)

...et enfin la Fondation Botero, avec ses deux salles de peinture « françaises » (de l’impressionnisme à l’art moderne) et bien sur les peintures et les sculptures du Maestro qui nous permettent sereinement de stopper tous nos régimes (pour ceux qui les ont commencés !!!)




(il faut manger des fruits.....)




(Botero et son modèle.....)







(Mona Lisa et le Skipper....)









...Et puis, il serait regrettable de ne pas aller au Musée de l’Arte Religioso, juste à côté de la Fondation et du Musée de la Monnaie, pour tomber raide d’admiration devant un pur chef d’œuvre de l 'orfèvre Joseph Galaz : un exceptionnel Ostensoir (bravo Jacques , ce n'est pas un candélabre !!!...), la lechuga («la salade verte») avec ses 1485 émeraudes à profusion et ses autres pierres précieuses (13 rubis, 1 saphir, 62 perles baroques, et 168 améthystes , excusez du peu...) , qui justifie à lui seul le voyage !!!…Un pur bonheur …











Après toutes ses émotions, nous sommes allés faire du shopping à San Inquisito, temple de la consommation, avec des centaines de boutiques vendant uniquement des produits de contrefaçons sans être inquiétées par la Police…
Enfin, nous n’échapperons pas à une soirée musicale au Quiebracanto, en dégustant une petite bouteille de rhum local …Le retour à 2 heures du matin au quartier colonial sera aussi sûr que dans le quartier de la Zona Rossa, à plusieurs kilomètres du centre ville de la Candelaria, où nous n’y avons pas mis les pieds, et où est concentré l’ensemble des hôtels modernes de Bogota et la zone pour touristes le soir…



















Comme d’habitude le retour est moins drôle: la caisse de bord doit sérieusement être remplie après notre halte à Curaçao (c’est le banquier qui est content de compter les agios que nous lui versons !!!….) et nous devons quitter Eddy et Jacqueline, les veinards de retraités, qui, eux, continuent sur le Pérou….
Heureusement nous pouvons rêver que nous n’avons jamais été aussi proches de Panama et du Pacifique…

Ah !!!…Au fait….je vous entends poser secrètement la question de la sécurité ?... Et bien après le Venezuela et ses pirates, la Colombie et ses narcotrafiquants, c’est, en France, et à Rennes précisément, que le micro ordinateur du skipper (avec toutes ses applications" bateaux"…) a été dérobé…Conclusions ?!!!….










Carthagène des Indes (Mai 2009)



(Calamari, ou, Carthagène avant l'arrivée des Conquistadors!!!)






(le Club de Pesca et Carthagène moderne)


( Carthagène vue du Club Nautico)
Comment ne pas succomber au charme de cette ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, difficile de ne pas tomber amoureux de ces ruelles, de ces maisons colorées et fleuries, de ces placettes ombragées où il fait bon se restaurer. Comment ne pas avoir envie de danser dans ces bars animés et joyeux, contempler ces danseurs superbes qui s’exhibent dans les rues. …





Torre o la Puerta del Reloj (olé)










(façade fleurie)
























Ici,la bière se dit Aguila...








Une beauté colombienne...













deux autres beautés...










Eddy et son nouveau Panama

Et puis garder en mémoire ces rencontres de couples colombiens adorables (grâce à Jacqueline) avec qui nous avons passé un grand moment dans leur appartement nous recevant en amis de longues dates autour d’un apéritif copieux.













(Chez Olga , Sonia , Henrique et Julio...)

















(un patio..).
Nous promenez dans cette ville entourée de remparts fut un réel bonheur...












(les remparts)




Et retrouver le soir la très accueillante « Casa Relax » tenu par le sympathique Michel, boire un pastis très frais avec nos nouvelles copines Olivia et Emma et finir la soirée en musique au Havana Café.
















(la Casa Relax)



















Moins drôle fut la visite de la maison des horreurs, siège de l’inquisition espagnole avec toutes ses machines à torturer et à tuer et pendant plus de 200 ans ; ça fait froid dans le dos…mais il est bien précisé que les inquisiteurs ne pratiquaient pas les interrogatoires et supplices avec ces instruments à Carthagène (LOL).




















Enfin nous garderons un excellent souvenir de la journée organisée par Michel dans les iles Rosario au l’eau est transparente, poissonneuse, chaude et où il est même permis de manger sa langouste les fesses dans l’eau ! La preuve en images !!! Bien sur il y aura de la musique dansante et du « Cuba Libre »….




































la plage de l'Ile Rosario ... grand moment !!!

15 mai 2009

Curacao -Carthagène :Mai 2009


Agrandir le plan

(Curacao-Carthagène par le Cabo de la Vela ,le Cap Horn des Caraibes !!!...)


Enfin mardi matin 8 heures c’est le départ pour rejoindre Carthagène en direct (pas d’arrêt possible à Aruba ou dans des petits mouillages, nous sommes trop en retard et Jacqueline va nous attendre). La météo s’annonce bonne : 15 à 20 nœuds et peu de houle…Dans le chenal panique à bord, le moteur cale….le skipper trouve tout de suite à quoi servait le fil qui pendouillait ! Le moteur repart et nous sortons dignement de Willemstad et de Curaçao…ouf….l’aventure peut continuer…et quelle aventure !
Car dès la sortie du canal nous nous trouvons avec un vent de 20 à 25 nœuds et une houle qui lève le mal de mer des moussaillons (merci Tifenn et Denise pour Stugeron ; c’est la solution !). Seul le capitaine pourra rapidement récupérer à l’intérieur de quoi faire un sandwich et le soir ses fameux raviolis.














(c'est cool pour l'instant...)


















(si,si!!! Notez la bouteille d'eau à coté du capitaine...)

















(le stugeron est efficace...)



Les quarts s’organisent très bien pour la skipette, les gars resteront à veiller dans le cokpit ; la nuit sera longue, la houle ayant décidé de s’agiter dans tous les sens, mais on avance bien vers les Monges et le Cabo de la Vela (Cap Horn des Caraïbes).
La deuxième journée sera plus calme ; E ddy met la traine de pèche sans succès et un leurre en moins-on va trop vite. Lazarina se permettra de surfer sur les vagues qui la poussent et pulvériser son record par des pointes à 9 nœuds !
La troisième nuit, au large des 5 baies et de Santa Marta, sera difficile avec un renforcement du vent et de la houle et une frayeur quand un OFNI (objet flottant non identifié) heurtera Lazarina, sans dommage heureusement.
Enfin, devant Barranquilla le vent se calme, le moteur ronronne dans une mer boueuse charriant des troncs d’arbre qu’il faut éviter.















(Eddy ,diplomé super équipier )


Et à 21 heures nous nous présentons devant Carthagène : arrivée de nuit magique, par Boca Grande, avec une seule bouée allumée-la rouge- nous verrons la verte éteinte au dernier moment ; et quand on sait qu’il y a un mur construit dessous à seulement 1 mètre de profondeur (mur construit par les conquistadors espagnols pour empêcher les bateaux d’entrer dans leur ville ). C’est sur, on a serré les fesses .ouf on est passé ! Séquence émotion encore, quand on se retrouve entre 2 énormes cargos (l’un entrant, l’autre sortant)
Bref, on s’installe au Club de Pesca, marina très chic, et voilà notre Lazarina qui foule de ses 32 pieds le sol colombien. Et skipper, skipette et le mousse qui a gagné ses galons de super équipier, peuvent enfin aller faire la fête avec Jacqueline qui nous attendait impatiemment depuis 2 jours.

















(Lazarina en Colombie...)



Mais la première chose à faire c’est être en règle avec les autorités colombiennes, David Roméro s’en chargera moyennant 200 $ US (Lazarina restant plus d’un mois en Colombie).
Il faut également trouver un bon lit douillet pour quelques mois de repos que Lazarina a bien mérité. Le club de Pesca est bien sympathique et bien sécurisé mais à 500 $US le mois c’est trop cher ; nous y passerons néanmoins 3 nuits, car très bien situé pour visiter la ville. Le club Nautico, à coté, est bien plus raisonnable en prix mais les bateaux ont une fâcheuse tendance à mater entre eux même par petite houle et notre bateau se serait bien ennuyé sur des pontons bien déglingués et totalement insécurisés. Finalement, grâce aux conseils de Christian de STW, de Michel de la Casa Relax, c’est au club de Manzanillo que Lazarina nous attendra au chantier bien sécurisé, à un prix correct, loin de la ville coloniale, proche d’un bario, chouchoutée par Pierre et Mauricio Lemaitre ainsi que par Raphael. Un moment délicat : c’est quand il a fallu enlever les étais de génois et de trinquette pour la lever. Une bonne bière nous récompensera de nos exploits!!!...
















(Lazarina attendra là ,au chantier de Manzanillo)

Curacao et la vie de chantier (Avril 2009)















Pour être chargés, nous étions chargés : l’annexe (neuve !), les conserves, le matériel électronique…le coffre de la voiture louée à l’arrivée n’était pas suffisant. Puis il a fallu monter tout ça dans le bateau toujours au chantier et faire le rangement. Fatigués, ça attendra demain matin.
Et le lendemain matin les surprises nous attendent : la quille n’est pas à poste et stef la découvre dans le même état que nous l’avions laissée : rien n’a été fait !....sauf un trou dans la coque qui servira à positionner un axe de rotation pour la future dérive selon les plans de construction envoyés par mail…..(anciennement il n’y en avait pas !!!). Compte tenu du nombre de couches à stratifier sur l’ancienne dérive il y en a pour au moins 4jours de travail. Pedro et Conrad confirment la situation….joie à bord !















(la surprise : à la limite de la crise cardiaque...)



















(après la surprise ,on s'énerve: mais où sont les plans et la vis qui est bloquée sur la dérive?)



















(prêt pour le bricolage )



Plus tard une fuite d’eau : re-panique : le trou est proche des réservoirs ? Grosses discussions à bord, des suppositions, des schémas….finalement l’origine de la fuite est repéré : c’est un bout de tuyau malin qui s’est fait la belle avec la dérive…et qu’Eddy retrouvera coincé dans le puits de dérive…
La bonne surprise , il y en a , c'est gràce à la Fée verte , qui nous a trouvé du Gaz : nous sommes redevables d'une fête avec eux à Carthagène ou aux San Blas ...Merci à JC et à Monique...
Pour le presse étoupe c’est fait, pour le moteur on ne sait pas il faudra attendre la remise à l’eau….
Restons cool, allons diner à Willemstad. Eddy nous invite : super repas à la terrasse d’un restaurant le long du canal et profitons de la plage du Mango . Dégustation d’un excellent cocktail à base de Curaçao (of course !) mais il faut que la skipette veille sur ces messieurs émoustillés par toutes ces jeunes beautés hollandaises ….





















Dés lundi la dérive reprend forme mais il faut attendre et attendre encore que les couches de stratification sèches, que les essais soient concluants. Nous nous organisons à vivre à la hauteur et entre 2 bricolages c’est sieste à la plage, tourisme aux parcs superbes, et rencontres amicales avec Jacques et Anne Marie de Lulibeline et de Nadim d’Alice (merci pour les fruits secs : dans les conditions de mer rencontrées c’est super bon !)




















(la côte au vent et son pont naturel )















(on se prépare pour la Colombie !!! )



















(sieste avant l'effort ? !!! ...)





Enfin après 5 jours d’attente la dérive est posée et à quelques petits centimètres prés tout est OK, il faut encore la repeindre et le capitaine et son copain s’en amusent beaucoup ! C’est le week -end donc pas de remise à l’eau avant lundi. La plage du Mango s’impose une nouvelle fois avec son Happy hour, ses jolies filles (la skipette veille toujours, les gars sont surs qu’elle a été missionnée par Jacqueline !), les pates « al diabolo », et le vin blanc chilien bien frais….






















(les copines d'EDDY...)


Le capitaine se demande comment se passera la mise à l’eau et si le départ pourra se faire dès lundi après midi (la météo n’est pourtant pas encore très favorable).En fait, surprise, ça ne rigole pas au chantier : les factures pleuvent avant même la remise à l’eau et les essais du moteur. Et même si Pedro et Conrad sont « raisonnables » le capitaine constate que l’arnaque n’est pas loin quand le paiement doit intervenir avant même la fin des travaux. Il devient furieux lorsque le patron lui interdit de faire les retouches dl’antifouling, ne voulant pas salir les patins qui retenaient le bateau ! Lazarina attendra Carthagène pour avoir son ventre parfaitement repeint !


















(les essais...)

















(on peint ou on s'amuse?... )




















(Lazarina , bientôt à l'eau )

Quant au moteur, si la puissance est revenue, le pré filtre n’a pas été remonté, et surtout le mécanicien n’a vu ni la fuite provenant d’une durite usagée et à changer (Eddy et Stef s’en chargeront) ni le fil de masse qui traine et qui provoquera un incident le lendemain….
Donc coup de gueule du capitaine qui conseille à nos amis navigateurs de TOUT contrôler à Curacao Marine car le travail est bâclé, les délais ne sont pas respectés : si vous avez des travaux à faire dans ce chantier il vaut mieux être présent et vigilant !
Alors courage, il arrive un jour où l’on peut repartir et où l’on croit en une météo enfin favorable !!!!!


















(bye. bye!!! Curacao...)

05 mars 2009

Curacao (février 2009)







(bye bye Roques , bye bye Chavez..)

Nous avons quitté définitivement le Venezuela le jour où Chavez, par référendum, a l’autorisation d’être élu à vie.
Dès l’arrivée à Curacao nous constaterons que les radios locales diffusent de la bonne musique antillaise et sud-américaine contrairement au pays de Chavez avec ses radios nationales diffusant des heures durant ses discours fleuves qui ne résolvent en aucun cas les profondes inégalités qui malheureusement augmentent...

On change donc de monde...On arrive dans les Iles A.B.C.(Aruba-Bonnaire-Curacao)


Comme toute princesse, Lazarina fera son entrée de Willemstad à Curaçao à un nœud et demi (3km/H…pour les néophites) dans le chenal sous l’œil des locaux et malgré les crises de nerf des autorités qui étaient pressées de voir notre tour d’honneur se finir : il parait que nous bloquions totalement le trafic des ferrys et des cargos ainsi que la passerelle du pont basculant (Emma Bridge) pour les piétons !!!
















Enfin comme prévu nous sommes donc tous bien arrivés à Curaçao et surtout à CuraçaoMarine où en plus du chantier (attention à laisser la bouée blanche à tribord…), il ya un ponton tout neuf avec électricité et surtout de l’eau (le bonheur.)…Il sera temps demain de voir les travaux à faire…En attendant, bières, apéro, et dodo…

En anglais nous nous débrouillons assez bien, en espagnol nous baragouinons quelques mots, mais en papiamento!!!……Non, ce n’est pas une nouvelle épice, ni un nouveau cocktail, c’est la langue parlée dans cette ile charmante(mélange d’espagnol, d’anglais, de hollandais, de portugais et parait il de français).Nous ne retiendrons que les mots qui sont essentiels et avec le sourire ça passe bien……
Bon Dia c’est bonjour ; Bon Tardi c’est bonsoir ; Kuanti : combien ? Danki : merci ; et Bon Bini, ça veut dire Bienvenue en Papiamento, mais bière se dit Amstel , comme en hollandais !!!...

La ville principale de Curaçao, Willemstad, est surprenante-un décor digne de Walt Disney- des canaux, des maisons colorés, des ruelles propres et les vélos ! Les hollandais ont ainsi créé dès la colonisation de l’ile un petit Amsterdam. Les locaux sont excessivement gentils, il y a beaucoup de touristes (principalement hollandais et américains) qui viennent, en bateau de croisière, dépenser leurs dollars (ici l’euro n’a pas cours) ; et pendant ce temps la Martinique et la Guadeloupe sont en grève !!! Malheureusement la vie est bien plus chère qu’au Venezuela mais néanmoins encore moins chère qu’en France.

La ville est divisée en deux quartiers-Punda et Otrobunda-par le pont flottant et tournant de la Reine Emma



(Punda)




(Otrabunda)



(Emma Bridge)

C’est à Curaçao Marine que nous soignerons les petites blessures de Lazarina et que nous lui ferons une beauté.


Tachons de résumer la situation : si l’on excepte la réparation de la dérive (stratification à prévoir) et du presse étoupe, le problème se concentre sur le moteur. Si la bière Polar ne fait pas grand-mal à nos artères, il n’en est pas de même du gaz- oïl vénézuélien qui bouche et encrasse les durites !!!...Ceci est bien entendu validé par le corps médical…Donc une purge complète est à prévoir pour redonner des couleurs au moteur…Ce qui est le plus rageant, c’est que la skipette dès le départ avait pronostiqué la bonne panne. On se demande encore qui a suivi le stage mécanique chez STW ?... !!!...


La marina est située à un quart d’heure du centre et un service de mini bus de deux grandes surfaces(très bien fournies, y compris en fromage et yaourt) vient nous chercher et nous permet pendant une heure de faire le plein de courses avant de nous raccompagner à la marina. Le linge sale est déposé au bureau et récupéré propre deux jours plus tard moyennant un paiement très correct.


En fait le problème principal, va se concentrer sur la possibilité de remplir nos bouteilles de gaz françaises…Ici nous rentrons dans une zone américaine avec leurs normes et leurs dollars. Il faudra bien parvenir à les remplir sinon c’est le régime assuré (ou on mangera froid !!!).




(Curacaomarine et son site bucolique...)

En attendant le grutage de la belle, nous louerons une voiture pour le reste du séjour (il faut noter que les taxis sont chers et pas toujours agréables).Ainsi nous irons faire un snorkelling à Caracas Bay proche des supertankers en quarantaine (oui,oui c’est vrai) qui sera superbe !...




... et voir le mouillage de Spanish Water avec beaucoup de bateaux sur ancre mais qui est devenu triste : le bar où se retrouvaient les marins est en ruine, le chantier abandonné. Par contre la construction d’immeubles de location et d’une marina présage d’un réaménagement organisé et payant de cet endroit qui a du être fort beau.



(Spanish Water avec ses nouvelles marinas en construction)


La visite de la distillerie de la liqueur de Curaçao sera tout aussi décevante.



L’ile n’est pas très grande ,65 km de long et 3à 9km de large et une altitude maximale de 400m, le Christofellberg dans le parc du même nom : sauvage avec des cactus immenses et des massifs d’orchidées, non fleuries hélas à cette période de l’année, des oiseaux par milliers, des points de vue superbes sur la mer agitée.



(Parc National Christtoffenberg)





Nous trouverons des plages désertes et sauvages ...







...et d’autres bondées de touristes, de bars et restaurants à frites et de boutiques luxueuses où la musique est à un volume maximum.



(Mambo Beach)

Et bien sur LE Carnaval. Sous un soleil de plomb nous attendrons pendant 2 heures les chars, les danseurs et danseuses….




(les 2 Monique)

Notre attente fut récompensée : les costumes sont absolument merveilleux, les danseuses souriantes bien que fatiguées en fin de parcours, se prêtant volontiers à des poses photographiques, la musique lancinantes à tue-tête, l’ambiance dans la rue et les spectateurs qui s’amusent et se lâchent, l’alcool aidant …. Mais ce carnaval est malgré tout bien sage et prude, pas de splendides fesses dénudées déplorera le capitaine….pourtant les déhanchés étaient suggestifs.












(une idée du futur...)










Et puis, les bonnes habitudes (!!!) se poursuivent dans les cockpits de La fée Verte, magnifique plan américain de 55 pieds appartenant à Monique et Jean Claude (son «bobichon ») et de Zino , avec Monique Vincent Fourrier auteur d’un excellent « Guide de Grande Croisière " (loisirs nautiques), truffé de trucs, astuces et conseils utiles et Christian toujours prêt à rendre service. Que des soirées sympa à refaire le monde en s’ouvrant aux équipages brésiliens de Matajusi (Silvio et Liliane)partis pour un Tour du Monde express et de Scapatella , avec Janet et Louis ,californiens d’origine lointaine française et italienne , partis pour un long voyage de noces…




(bye bye Lazarina et les amis...)

21 février 2009

Los Roques ou quand un em….en cache un autre !


le phare d'entrée des Bouches de Sébastopol


Après avoir quitté Tortuga et nos amis du Lotus Bleu nous naviguons 90 miles sans problème. A la fin de l’après midi dans une houle de 2 à 3 mètres les dauphins viendront nous saluer ; puis plus tard, entre chien et loup, l’aileron d’un requin viendra tourner autour du bateau et s’éloignera. Au matin nous atteindrons les bouches de Sébastopol, l’entrée Sud Est de l’archipel des Roques.


par où on passe?



au fond Gran Roque


Nous ne nous fions pas bien entendu aux cartes électroniques pas suffisamment précises ; notre chemin dans les dédales des Cayes se fait sans problème jusqu’à l’ilot Espanqui et malgré les indications du guide Doyle nous ne voyons plus la voie : on hésite, on force on touche ; Aie Aie Aie ; honte sur le capitaine qui est bon pour payer l’apéro ! Heureusement plus de peur que de mal, un bateau nous sort du piège moyennant une bouteille de Bordeaux supérieur, et nous conduit à l’embranchement que nous n’avions pas vu (ni sur les cartes d’ailleurs).
La prochaine fois, c’est promis nous passerons par la passe Nord Ouest de l’ile principale qui est sans danger.




Arrivés à Puerto Del Gran Roque et en visitant le magnifique village nous irons voir les coast guard, les guardia, puis les autorités de l’ile et enfin les gardes du parc nous allégeant ainsi de 137 bolo pour les 32 pieds du bateau et de 180 bolo pour les 4 personnes et ainsi nous sommes en règle pour 15 jours.

Après ce parcours du combattant nous finirons sur la petite place dans une pizzeria (c’et local !) où Denis et Claude nous offrirons un bon repas accompagné de vin et de bières rafraichissantes avant de nous écrouler de sommeil jusqu’au lendemain matin.


une halte bien méritée

Le départ pour le mouillage de Francisqui tournera aussi mal : la marche avant du moteur de s’enclenche plus et le moteur cale systématiquement. Ouille, Ouille, Ouille. Il faut trouver un meccano, un pécheur nous parle de Toni que l’on attendra toute la journée puis on nous signale un certain Miguel. Enfin il arrive et diagnostique l’inverseur( ?) sans oublier que le presse étoupe se met à fuir également (la totale !!!!!) Enfin l’espoir renait quand il promet de revenir le lendemain….on l’attend encore…..Et malgré tout ça, l’ambiance à bord est au beau fixe ; il nous reste la solution « Oscar shop » qui consiste à appeler sur le canal 16 un « taxi boat » qui avec ses 40 chevaux nous propulsera jusqu’aux mouillages sublimes de Francisqui et Marisqui et leur merveilleux snorkelling (la skipette progresse vite et le capitaine teste sa réserve de flottabilité !!!!)


Francisquis et sa piscine



le capitaine n'a rien oublié...



repas frugal à Francisqui



Madrisqui




Madrisqui et Caya Pirata


Nous resterons coincés aux Roques par un vent de force 6 pendant plusieurs jours et il n’est pas question de partir vendredi 13 ! On a eu notre dose d’emme….
Le vent souffle fort et le lagon est agité rendant la vie à bord difficile : il faut chercher l’équilibre constamment. Le soir il fait frais pour ne pas dire froid et dès la tombée de la nuit nous nous interrogeons : manger en terrasse ou à l’intérieur ? Nous résistons et mettons des manches longues ! La nuit nous nous couvrirons d’une couverture légère. Mais où sont les tropiques ?


Devant Gran Roque nous avons tout loisir de regarder évoluer les pélicans voraces, les jolies frégates et les « lanchas » et leurs touristes, les bateaux de pèche (ceux là même que nous avions vu à Chacachacare) qui sont livrés en poisson par les pécheurs locaux et qui repartent à plein vers Caracas( ?) ou Margarita( ?). Nous les retrouverons à Curaçao au marché flottant vendant leurs poissons à un prix bien plus intéressant qu’au Venezuela.

Comme prévu l’ile est sèche et l’eau une denrée rare ; les habitants utiliseraient des désalinisateurs. Néanmoins avec gentillesse les propriétaires des bars où nous prenons un rafraichissement remplissent d’eau notre bidon de 5l prolongeant ainsi notre réserve.

Le village est très mignon avec ses rues de sable, ses « posada »aux couleurs vives richement décorés, ses bars sur la place ou sur la plage, ses petites boutiques de souvenirs, ses épiceries et son salon de coiffure !



les enfants jouent avec l'annexe









Ces iles sont une destination touristique vénézuélienne très courues et comme la seule façon d’y accéder est la voie aérienne le petit aéroport de Gran Roque est très actif. C’est ainsi que nos amis trouveront un petit avion qui les conduira jusqu’à Caracas rejoindre leur vol pour la France.





Roques-Curaçao
Alors là, on s’aperçoit que notre Lazarina va mieux …Est-ce parce que nous sommes le jour de la Saint Valentin ?...En attendant sous les félicitations d’un skipper de touristes nous faisons un magnifique départ à la voile de notre mouillage, puis une heure après notre départ la marche avant se remet à fonctionner !!!...C’est surement le fait que Lazarina soit contente de quitter les Roques et le Venezuela et de filer vers l’Ouest…Ah ! Ah ! Ah ! c’ est une sacrée coquine !!! …

Tortuga et Caya Herradura (février 2009)


(retrouvailles avec le Lotus Bleu)

Après une nuit de quart partagé avec Denis, on aperçoit le phare d’atterrissage de Tortuga ; si si il fonctionne celui là….le capitaine s’étonne du prés …pas terrible….surement la dérive qui n’est pas suffisamment basse….et bien non, la dérive est très basse, elle est retenue par miracle par un bout : deux rivets ont lâché…mais elle est encore là ; on l’attache comme on peut, on verra à l’arrivée au mouillage.

Nous contournons largement la Pointe Delgado pour mouiller face aux cabanes des pécheurs de la Playa Caldera où nous attendent Jean Louis et Denise du Lotus Bleu- très sympathiques retrouvailles-

Après avoir attaché sérieusement la dérive et nettoyer les cales remplis d’eau de mer (merci Denis) il nous importe de nous informer du prix des langoustes ! 11euro le Kilo ! Et oui tout augmente ; en un mois l’inflation a augmentée de 10% (le bolo se changeait en décembre à 5.8 en janvier à 6.3 !)Dur, dur pour les gens qui ne peuvent compenser par leur travail de telles augmentations…….et que fait Chavez !
Les langoustes cuites et dégustées sur le Lotus Bleu accompagnées d’une bouteille de Gato Negro furent excellentes !!!!!De quoi attendre que la petite dépression passe sur Tortuga. Cela ne nous a pas empêché de faire de superbes ballades à terre et le long de la piste de sable d’atterrissage des avions privés de riches vénézuéliens venus passer la journée sur cette plage de sable fin et blanc…..




(le capitaine et ses copines)





(tous les poissons ne sont pas dans l'eau)




le village des pêcheurs

Comme prévu dans les guides le mouillage sera très rouleur. De la playa Caldera à la Caya Herradura (le fer à cheval) il y a deux petites heures de navigation. Sur cet ilot il n’y a pas de piste d’atterrissage, le joli phare ne fonctionne pas ; seulement quelques cabanes de pécheurs et nos deux bateaux au mouillage !...



(Playa de Caya Herradura)




(les maisons de pêcheurs)



(le phare)


(l'ilôt en formation non mentionné par les guides )





Nous faisons la joie des pécheurs esseulés sur l’ile qui nous accueillent en nous offrant des poissons ; ils nous accostent pour une bière (c’est son anniversaire !!) pour une cigarette (toujours intrigué par le capitaine qui roule sa cigarette : on rassure, c’est du tabac !) pour des médicaments (du doliprane 1000 pour un méchant mal de dents –un bel abcès qui nécessite une visite chez le dentiste !).
Nous les observons vivre, travailler, pécher sur cette ile sereine….Ils seront fiers de nous montrer leurs prises (entre autre une énorme raie), de nous montrer comment ils salent le poisson pour le conserver et comment ils nourrissent les langoustes dans leur casier pour qu’elles ne maigrissent pas avant leur vente qui ne se fera que lorsque la saison de pèche sera finie soit dans plusieurs semaines….
Que dire de cette extraordinaire plage et cette eau transparente qui prend des couleurs vertes, bleues selon le fond….Si un détail à ajouter c’est là que la skipette s’est essayée au snorkelling grâce aux conseils avisés de Denis….
les poissons n’ont plus qu’à bien se tenir !!!!




le retour de pêche








(salaison du poisson)

20 février 2009

De Bretagne-Puerto la Cruz-Borracha (Retour chez Chavez : Janvier 2009




Pendant que Béa prépare soigneusement l’itinéraire en traduisant l’excellent guide nautique anglais du Venezuela de Chris Doyle (pas si excellent que ça, on verra plus tard pourquoi!)et que le skipper, comme à l’accoutumée, essaie de convaincre la famille et les copains qu’il travaille toujours (!!!), nous sommes déjà dans l' ambiance vénézuélienne grâce à notre banquier qui nous annonce que notre numéro de carte bancaire est utilisé sans vergogne ; quelques 5000 euro ont été débités de notre compte ils nous seront bien sur remboursés après enquêtes, plaintes et paperasseries diverses et variées grâce à notre assurance……

Le stress monte d’un cran quand le jour de notre départ la grève générale risque de perturber notre vol. En fait, l’avion sera quasi vide et décollera à l’heure exacte….quelle chance ! On retrouvera ainsi à l’heure nos amis Denis et Claude à Caracas partis avec la compagnie Iberia.

Yves, notre taxi nous conduira jusqu’à Bahia Redonda pour 100 euro. Séquence émotion garantie !!! Les Ayrton Senna sont de sortie….surtout pour rattraper deux heures de bouchons dans Caracas !!!! nous rallierons Puerto La Cruz en prés de 7 heures !!!!!Enfin, nous y sommes et une bonne nuit de sommeil nous attend sur Lazarina…..

En route pour Tortuga

Pendant que Claude et Béa font le plein de nourriture et de boissons à Unicasa de Plazza Mayor, Denis et Stef s occupent de faire les papiers de sortie avec l’aide de Keigla, quelques bricolages de rigueur et nous larguons les amarres pour Tortuga aidés des sympathiques hommes de la marina.

Nous ferons une halte à l’ile Borracha (la femme ivre !) où nous serons heureux de prendre notre premier bain dans le mouillage principal de l ile ; ce mouillage est fort joli mais pour la journée uniquement ; la parano est toujours vive ici depuis qu’un américain s’est fait tuer par des pirates (un des agresseurs a été également tué).Il n’est pas question de dormir ici et avant la tombée de la nuit nous lèverons l’ancre pour Tortuga




(tu vois jean Yves,on trouve même du Hénaff au Vénéz.!!!)

(le mouillage tristement célèbre de la Borracha)

09 janvier 2009

Spécial :"Aventuriers de l'Eldorado"..(Déc. 2008)


(avec le départ de nombreux voiliers vers des contrées plus sures, la marina de Bahia Redonda est à moitié remplie...)



Béatrice, la skippette , Chloé de retour d’Australie, Aline , ma «cunada » préférée, et JJ l’Amore ont à peine le temps de se remettre de leur voyage en avion devant la piscine de Bahia Redonda . Il faut déjà se préparer pour la grande aventure...












Nous partons le lendemain avec Matthias Sauter , notre guide allemand ,que Keigla nous a présenté.Nous les recommandons tous les deux à Puerto La Cruz pour leurs bons conseils...
Sortis de Puerto La Cruz , nous prenons la route vers Maturin…Sympa ,mais après une toute petite seconde d’inattention, nous sommes victimes d’un carambolage en série. Ambiance garantie …mais rien de grave…
Nous sommes bons pour attendre la police pendant 3 heures, seule autorité à être habilitée à rédiger le constat qui n’est généralement pas à l’amiable d’autant que les compagnies d’assurance jouent peu et que les conducteurs-assurés semblent être des spécimens rares…Après quelques palabres, nous repartons avec un pare choc cassé, un feu arrière éclaté, un pot d’échappement déglingué et tordu tenant avec une corde et qui frotte sur l’arbre de transmission, le liquide de frein qui s’évapore (!!!) Et la climatisation en panne !!!...Mais nous arriverons quand même au Delta de l’Orénoque, à San Jose de Bucar pour prendre notre pirogue…Quelques indiens Waraos se sont établis en lisière du village proche de la civilisation…



(stock-car au Vénézuela:le quotidien du voyage..)





(les 1ers waraos à San Jose de Bucar)






Nous embarquons sur le Canao de San José de Bucar (un des affluents du Rio Manano) et déjà nous apercevons les premiers singes hurleurs dans la forêt. L’arrivée au campement de Tino sur le Canao Narinina est magique sans parler de nos cases pour dormir avec des moustiquaires et le tout sur pilotis et sans lumière. …Bien entendu et dans ces conditions, Aline en profitera pour prendre un délicieux bain de minuit dans l’Orénoque !!!...Il est évident que malgré les lotions anti moustiques à gogo, la curée a commencé… Ce qui ne nous empêche pas de manger avec appétit nos spaghettis à la sauce bolognaise accompagnés de délicieux mosquitos !!!...


(Matthias et notre guide Warao)































Tout est en fait exceptionnel et cela dès le réveil avec le ressac du à la marée, avec les singes hurleurs, les oiseaux (Hoazim, perroquets…), les tortues et même des dauphins de rivière…

(navigation au lever du jour , en silence , en pirogue ,uniquement à la rame ...)
















(Ara)



(singes hurleurs )














(Hoazim)








On pêchera des piranhas (le pauvre) et on mangera des vers (guanos) issus du Moriche, l’arbre de vie. C’est comme une limace… On se croirait dans les « bronzés font du ski » accueillis par les montagnards pour partager leur gnole…Ambiance garantie avec ce nouveau met gastronomique : seul votre vaillant capitaine et Matthias arriveront à ingurgiter une partie de la bête…Enfin ,comment ne pas évoquer les Waraos où la pauvreté est totale dans un milieu très beau mais totalement hostile à la plupart des occidentaux…Un monde sans téléphone et sans internet…Seul l’immense delta avec sa jungle marécageuse…Impressionnant…Magique…

( Un peu de pub en vous laissant le lien du campement de Tino :
http://www.orinoco-eco-camp.com/ et l'adresse mail de Matthias Sauter : casamaderapuipui@gmail.com)




(ça mord cette sale bête...)


















(dégustation de ver , *** dans le guide Michelin...)






























Mais l’aventure continue , et après une nuit à la Posada San Andres au milieu d’un petit zoo tropical , nous arrivons à Ciudad Bolivar, pour apprécier une des plus belles villes coloniales du Venezuela , avec sa jolie place Bolivar et son grandiose Paseo Orenocco , afin de faire les derniers cadeaux de Noel et acheter quelques jolies pépites découvertes dans les mines proches de la Guyane…Nous dormons dans la charmante Posada San Carlos ,ancienne maison seigneuriale, proche de la Place Bolivar.


(le nouveau Pont sur l'Orenoque à Ciudad Guyana)
















(la coloniale Ciudad Bolivar ,anciennement Angoustera)


































Nous quitterons tôt le matin la Posada pour prendre un avion vers Canaima. Et alors là, c’est force 10 au niveau de mon petit cœur : imaginez un coucou de 6 places, tout déglingué et vieux à l’intérieur ; la voiture de Matthias était une Rolls Royce en comparaison. Et le pire, c’est autorisé à voler !!!...Le commandant est heureusement Zen ce qui malgré cela n’est pas pour me rassurer…


(la copilote et le pilote : j'ai peuuuuuuuuuuuuuuuur !!!...)










Enfin nous survolons la Grande Sabana avec ces tepuis (montagnes plates et isolées) pour arriver au dessus des chutes de Canaima et à son Lagon .le Petit Futé précise que ce lagon est l’une des plus belles plages du monde : rien à dire…On comprend pourquoi tant de films furent tournés ici (Un Indien Dans La Ville, le Jaguar, Mission…) aidés des indiens Pémons.
En plus de la beauté du site il nous reste à conclure la journée en passant sous l’énorme Chute Sapo avec Ernesto Flores comme guide…Séquence émotion garantie !!!...



(aéroport "J.F.K."(?) de Canaima )




(comment "gacher"une photo avec un si beau paysage???...)


















(voici la bonne du Lagon)









(en route pour la chute Sapo et ses émotions fortes...)





















Le lendemain, après avoir dormi à Wey Tepui , nous partons vers le Auyan Tepui où se trouve le fameux Saut de l’Ange (Salto Angel pour les initiés…qui est en fait considéré avec ses 983 metres de hauteur comme la plus haute chute du Monde) .Pendant près de 4 heures nous remontons en pirogue sur les rivières Carrao, Churun et Kerepakupai Meru. Nous apercevrons avec beaucoup de chance la totalité du Salto Angel , en général dissimulé derrière quelques nuages et pluies torrentielles.
Il nous restera à monter à pied pendant une heure à travers les marécages et la forêt pour nous rendre au Belvédère et voir cette chute d’eau monstrueuse de force , surtout en Automne et au début de l’Hiver quand le débit de l’eau est maximum (en avril ,la chute est un peu moins spectaculaire). Compte tenu de l’âge de l’équipage , notre arrivée sera saluée par des vivats du groupe , composé il est vrai que de jeunes aventuriers qui grimpaient comme des singes . Enorme spectacle aquatique d’où nous sommes revenus complètement mouillés, jusqu’au pied de la chute pour prendre place dans notre campement.


























Après avoir mangé des poulets cuits à la broche sur un bon feu de bois , nous dormirons dans des hamacs. Pour bien y dormir , il faut s’y placer en diagonale comme le font les spécialistes. J.J. l’Amore a expérimenté une nouvelle technique en dormant à même le sol après qu’une couture ait lâchée malicieusement…A moins que ce fût une manière de se rapprocher de sa bien aimée ???...En tout cas , heureusement que cela ne m’est pas arrivé, car j’aurai entendu tout le voyage des propos insistants sur la nécessité d’engager sans tarder un régime sec!!!…
























(le Salto Angel du Campement...)















Après cette nuit délicieuse ( !) , y compris pour nos amis mosquitos , nous reviendrons à Puerto la Cruz après avoir fait en sens inverse , la descente des rapides en pirogue (sans oublier de se baigner une nouvelle fois sous une chute d’eau , mais cela devient d’un banal !!!...) et de reprendre un petit Cessna jusqu’à Ciudad Bolivar où nous avons retrouvé Matthias Sauter avec son Landcruiser presque réparé …



(dernière chute et vues aériennes du Lagon de Canaima...)











Après ces quelques jours d’aventure , la piscine de Bahia Redonda nous permet de nous reposer ; on en profite un peu …Mais il faut préparer Noel et donc faire quelques courses à Unicasa ,supermarché occidental au Moro vers la Place Mayor ,où nous trouvons presque tout et que nous complèterons par les achats effectués au centre ville de Puerto La Cruz , proche du Paséo Colon où se trouve d’ailleurs le marché aux poissons…

Le voyage dans les taxis déglingués est à lui seul déjà une aventure !!!...
Comme d’habitude, Noel a une saveur particulière sous les tropiques et les palmiers , et les vénézueliens mettent l’ambiance avec des tirs de pétards incessants…On vit bien ici, aussi…



( visite de Puerto La Cruz en taxi déglingué )






















(Les "3 P" : Pêcheurs, Poissons, et Pélicans ...)















(Contrairement à la France,ici,le Camembert Président se met en boite!!!...)




(et oui ,super traineau...)






En revanche ,comme vous l’avez constaté , nous n’avons pas navigué ; un vent constant de plus de force 6 à 7 nous a sagement fait rester au port tout en appréciant la Polar light bien fraiche…c’est la semaine où , au large du Vénézuela et de Trinidad, il a été retrouvé une famille dérivant dans leur survie après que leur Catamaran ait coulé suite à la mer qui était vraiment très forte…Ils nous avaient semblés plus sage d’aller avec Yves sur l’Ile d’Arapo en launcha au départ de la Playa Arapito près de Santa Fé et du Parc de Mochima…Paysages et fonds sublimes que nous apprécions avant de repartir vers Paris puis la Bretagne ou Nice…Et ici , on ne pense qu’à y repartir car le retour fut glacial à Paris et au Cosquer par -5° alors que nous étions continuellement au-delà de 30°.C’est pourquoi nos bagages sont déjà prêts , après ce bref retour pour remplir la caisse de bord , pour de nouvelles aventures nautiques fin janvier : Et là, Cap à l’Ouest…


(les iles Arapo et Arapito vers Santa Fé et Moshima)







(rares touristes sur la plage...)














(bye bye Lazarina, encore endormie à 6 heures du mat')




(en route vers l'aéroport,via Caracas et ses barios)

11 décembre 2008

Bienvenue chez les Pirates !!! ...

(heureusement les miradors protègent les "Gentils Gringos" des "Indigènes"!!!...)














Et bien, il n’est pas contestable que les pirates ont gagné la guerre maritime.
Mais à quel prix ?...Et cela au grand désarroi de la population si gentille qui voit les touristes s’en aller vers des cieux plus cléments que le Vénézuela.

De retour à Puerto De La Cruz, quel étonnement : le port de Bahia Redonda, jadis si fréquenté, est déserté par les américains et par de nombreux français qui sont partis en flottille pour de multiples raisons de sécurité. Proches de leurs anciennes colonies (Iles A.B.C., Surinam), les hollandais sont encore nombreux proportionnellement.

Bahia Redonda ne connait plus la fièvre des mois précédents et le BBQ du lundi attire peu de monde ; les bateaux avec des enfants sont tous partis à quelques exceptions. La parano est complète suite aux meurtres d’un marin français en Septembre vers Caraballeda et d’un américain en Novembre sur l’ile de la Borracha à 5 miles de Puerto La Cruz.

L’ambiance est donc un peu plombée, même si les traditions des rencontres se perpétuent avec des polars à 0.40 Euro. A ce prix là, personne ne s’en prive !!!...Donc des soirées avec quelques voyageurs, comme Benoit de Marisa, et Didier et Yvonne du bateau Nailweb, que nous avions, avec Claude et Denis, rencontré à Santa Cruz de Ténériffe, en Mai 2006.



(Didier retient le mât)















Et puis le Vénézuela ne se résume pas à la fréquentation des marinas qui sont dans des zones sécurisées avec des murs nous emprisonnant en partie sous l’œil vigilant des gardes sur leur mirador armés avec des pistolets dignes de Manix. Un pays aux si fortes inégalités ne peut qu’engendrer la violence : mais que fait Chavez ?...

Et là, en dehors de ces drôles d’endroit , s’ouvre un autre monde , avec ses barios agités, une musique latino qui pète à tue tête avec des trompettes délirantes sur des rythmes endiablées avec des crooners à la voie langoureuses et charmeuses. C’est dans ces quartiers qu’il faut manger comme chez Hernan Raphael Suarez qui tient la 4ème baraque à la sortie du port. Cantine authentique, où pour 24 bolos, on a le droit à la grande assiette de poulet avec salade et frites et 2 polars soit un peu plus de 4 euros !!!...
En plus de l’ambiance , des vidéo musicales sont passées en boucle dans le plus pur style kitch vénézuelien , c'est-à-dire des superbes filles en string ayant des corps de futures Miss Univers (je me calme !!!...)dansant sur des musiques à faire oublier sans problème Cabrel, Luce, Jonas et autres Thomas Dutronc…J’ai déjà oublié les autres…

Et enfin, il semble que le jeu ici, soit de battre le record de Polar à boire avec comme décor la mer un peu agitée par les alizés qui fait à peine bouger les pétroliers qui attendent sagement leur tour devant le gigantesque port de commerce…

Et oui on vit bien au Venezuela et pour pas cher, de quoi attendre sereinement la skippette et la Co-skippette de retour de chez les Aussies…

Surtout que le programme de bricolage est varié et ne manquera pas de prendre la semaine. Enfin, je crois qu’étant définitivement dans la caste de ceux ne sachant pas bien bricoler, il faudra trouver des bons ouvriers ce qui est un challenge intéressant dans ce pays !!!...Je crois parfois que je suis capable de travailler aussi mal …Tout est à contrôler et encore quand le travail n’est pas à refaire, et encore soyons satisfait qu’ils passent avec quelques heures ou jours de retard…

Ainsi va le Venezuela…




(vue sur Chimina Grande)




(petite cabane de pêcheurs)

27 septembre 2008

Et pour quelques bolos de plus !!! ...

Le Vénézuéla :

C’est surtout une navigation éprouvante !!!...




c’est apprendre à gérer la chaleur, c'est-à-dire, ne RIEN FAIRE de 11H30 à 16h30 sauf à attraper les bouteilles très fraiches et s’arroser très souvent…

Ce sont les discours fleuves de Chavez sur TOUTES les radios chaque samedi de 12H à…..on ne sait pas, on a arrêté la radio !




Ce sont les prix délirants du gas oil : 0,10 bolivar le litre d’essence et sachant que 5 bolivars égalent 1 euro, quel est le prix du litre d’essence en euro ? Nous n’avons pas fait la division, il fait trop chaud (voir plus haut)




C’est l’augmentation de 60% des prix depuis le début de l’année ; pour exemple le prix
Des tomates : 3 bolivars le KG
Des pèches : 10 bolivars le KG (un luxe)
Du steak : 8 bolivars le KG
Du poulet : 7 bolivars le KG
De la Polar au bar : 3 bolivars

C’était combien avant ?????


C’est la rencontre avec des êtres et animaux sympathiques :




Le Vénézuéla ce sont des gens charmants, souriants, curieux de nous rencontrer, heureux de nous entendre prononcer quelques mots d’espagnol et toujours prêt à rendre service.

Beaucoup sont très très pauvres, quelques uns très très riches……

Le Vénézuéla est, pour l’instant, l’étape politiquement la plus intéressante ; mais que de questions dans nos têtes !

16 septembre 2008

Viva Ibéria :septembre 2008

Et Viva Ibéria :un voyage parmi tant d'autres !!!...




Comme chaque fois que nous quittons Lazarina, un cérémonial particulier est organisé consistant à la fois à la faire belle, bien proprette, et bien sur sécurisée à l’aide d’incantations permettant aux gentils esprits de la maintenir en paix jusqu’à notre retour…
Ensuite les sacs sont descendus et vient une petite pincée au cœur comme avant chaque séparation…


Ensuite le taxi ,à 5 heures 30 nous amène à l’Aéroport de Barcelona, près de Puerto La Cruz pour un décollage vers Caracas à 7 H30…Aucun problème particulier sauf le changement à la dernière minute de la porte d’embarquement et quelques minutes de retard …On y est habitué ,tout est normal et nous avons même prévu une attente de 8 heures à l’Aéroport Simon Bolivar de Caracas de quoi prévenir tout retard quelconque…


Les enregistrements des billets effectués nous attendons patiemment notre embarquement.
On nous annonce un petit retard de deux heures, ce n’est pas grave ; à 18H30 l’avion décide de décoller .Et oui, il y a aussi des miracles au Vénézuela. !!! …
En fait on n’ira pas très loin, mais alors pas loin du tout, puisque notre avion décide de rentrer sur le tarmac immédiatement, au point de départ sous une salve d’applaudissements (si, si …)...

Après encore deux heures d’attente c’est le grand départ : un nouveau miracle !!!…
En fait ce coup ci la maestria du commandant de bord a fait que nous avons enfin décollé…En fait on n’ira pas très loin…Les yeux effarés des hôtesses ne peuvent cacher les bruits sourds et étranges des moteurs, du dysfonctionnement du train d’atterrissage qui ne rentre pas ,d’une consommation excessive de kérosène etc etc etc…

Le commandant nous explique qu’il doit faire un atterrissage d’urgence à Caracas et que cela sera fait quand il aura relâché ses dizaines de tonnes de kérosène dans l’atmosphère afin d’éviter un risque supplémentaire .Faisant de la voile, nous avons une pensée pour les écologistes en contribuant à la dégradation de la couche d’ozone : mais comme on ne vit qu’une seule fois cette mesure me semble sage !!!…
Nous avons vécu un troisième miracle en atterrissant de nouveau à Caracas sous les vivats des passagers mais aussi après quelques crises de nerf bien compréhensives de certains…

Le personnel Ibéria a tout de suite été à la hauteur de la situation en séparant les classes « business » et « économiques »…
Les premiers ont eu droit à toutes les considérations en étant pris en charge immédiatement vers un hôtel…Quant au bas peuple, une dure lutte va commencer plus de 24 heures avec bébés, enfants, handicapés, personnes âgées ,touristes ne comprenant rien à l’espagnol des deux hôtesses ne parlant que la langue de Cervantès ,qui seront toutefois assez gentille pour trouver des hôtels pour ceux qui le désirent…

A 2 heures du matin nous serons enfin livrés de quelques tartes et gâteaux ainsi que des boissons chaudes ou fraîches et des couvertures pour ceux souhaitant dormir à l’aéroport…On y dort très bien !!!...

Le matin ,l’avion n’est toujours pas réparé…mais c’est promis en début d’après midi nous décollerons…Et arrive enfin ,le 4 ème miracle avec le départ de l’avion avec seulement 27 heures de retard ;pour le plaisir , les douaniers ont décidé de vérifier toutes les bagages une nouvelle fois…Les vénézueliens chantent et crient dans l’avion …L’avion va décoller quand par trois fois des dizaines de litres d’eau tombent sur les passagers : il paraît que c’est normal avec la climatisation à fond aussi longuement !!! …

Et puis , alors que personne n’y croyait plus , on ne sait toujours pas comment , mais l ‘Airbus a enfin pris la direction de Madrid .…C ‘est manifestement une série miraculeuse…Notre arrivée à Madrid est un peu particulière puisque nous devons trouver un bureau Ibéria qui veut bien nous changer notre billet pour Nantes que nous avons bien sur loupé…Connaissant notre parcours un peu chaotique depuis Caracas une charmante hôtesse nous délivre un précieux sésame pour Nantes et nous donne une chambre dans un bon hôtel pour nous reposer l’après midi en attendant l’avion …C’est avec huit minutes d’avance sur l’horaire que nous décollerons de Madrid vers Nantes : on ne compte plus les miracles !!!…

Toutefois, il n’y aura pas de miracle à l’aéroport de Nantes puisque l’un de nos sac de voyage a été perdu dans la pagaille …Enfin si, il y aura en fait un réel miracle puisqu’Ibéria nous appelle à minuit pour nous signaler que le sac est retrouvé à Madrid !!!!…

Voilà tout va bien après ces trois jours de voyage et nous attendons avec impatience de repartir avec Iberia rejoindre Lazarina…Ils sont fous ces Gaulois !!!…

(encore un peu de pub pour Ibéria et Laurent pour sa photo...)



03 septembre 2008

Puerto La Cruz :Septembre 2008

Puerto La Cruz : le choc !
Pétrolier s’entend, en effet, Puerto La Cruz est le 5° port pétrolier du monde ! Et l’arrivée en bateau est très impressionnante : une quinzaine de supertanker en attente d’approvisionnement aux abords du port…..
Mais avant cette arrivée nous ferons un superbe mouillage à Bahia Manare, plage de sable fin où l’eau émeraude est limpide et poissonneuse. Nous sommes le seul bateau dans cette crique et nous intriguons les locaux qui viennent nager autour du bateau en nous saluant. ..






Le choc aussi en entrant dans la marina ; en fait il y a plusieurs marinas plus ou moins bien gardées, plus ou moins luxueuses, le pompon revenant à la marina BAHIA REDONDA, immense et saturée de magnifiques voiliers, complètement fermée par d’immenses murs et de barrières électriques et gardée par des hommes de sécurité armé de gros pistolet (néanmoins nous n’avons pas vu de mirador avec des hommes armés jusqu’aux dents , comme c’était décrit dans des guides !) ; des immeubles avec appartements de luxe et superbe piscine aux formes originales composent l’ensemble ; c’est un autre Vénézuéla que nous abordons là et ce n’est pas forcément le plus exotique...

Il y a également à proximité des parkings à bateau à moteur et c’est drôle de voir le dimanche soir les bateaux moteurs se faire parquer après une journée passée sur une plage d’une ile voisine. Leur propriétaires laissent ainsi leur petit jouet en toute sécurité, reprennent leur gros 4x4 et reviendront le weekend end prochain pour une nouvelle journée sur une ile…..
Il faut bien sur accepter, pour jouir de sympathiques moments de vacances , la coexistence de tant d’inégalités entre ceux vivant à imiter les vacanciers à St Tropez avec leurs grandes cigarettes et les barrios où personne ne peut y pénétrer( y compris les vénézueliens )sous peine de se retrouver au mieux en slip ou en string….Et cela à quelques mêtres du miroir aux alouettes…





Grace à Keigla, vénézuélienne mariée à Pierre, parlant parfaitement le français, nous aurons le droit après maintes difficultés néanmoins, le droit d’accoster cette Marina digne des plus belles marinas méditerranéennes ; ainsi nous nous trouverons à coté d’un catamaran de 46 pieds et d’un énorme bateau à moteur. Nous aurons droit aux excuses de l’employé du port qui nous avait viré n’ayant pas reçu les instructions du capitaine !!!! Deux employés nous « aideront » (en fait on avait plus rien à faire !) à nous amarrer. C’est beau d’avoir des sous !!!!!!!!!
























Bref Lazarina mérite bien toutes ces considérations, après tout ! Elle restera 5 mois ici avec des copains et copines essentiellement américains !!!!! Lazarina, au milieu des gringos, au pays de la Révolution Bolivarienne Vénézuélienne du Président Chavez….


Cumana et Mochima :Aout 2008

Le départ de Chacachacare se fera dès 8 heures aidé des pêcheurs locaux. Nous oublierons que malgré les conseils avisés de Juan nous n’avons pas fait nos papiers de sortie de Margarita !!!... Navigation au moteur, nous occuperons notre journée en jouant à la belote et à observer Madame Tortue qui nous salue au passage…..Enfin arrivée magique à Cumana escortés par des dizaines (je ne dis pas une centaine, vous penseriez que j’exagère) de dauphins qui ont joué avec le bateau (qui va le plus vite ?), avec nous, nous éclaboussant au passage, soufflant et sautant autour de nous. Quelques minutes plus tard Lazarina touche pour la première fois les pontons du continent sud américain.






Cumana : c’est un port pas très grand, quelques places pour les gens du voyage, un prix élevé pour le Venezuela (46 bolivars soit 10 euros) mais eau, électricité, des commerces, des restaurants climatisés où nous dépenserons nos bolivars pour y trouver de la fraicheur.
Cumana est une ville très animée avec un immense marché coloré où nous trouverons des fraises, des framboises, des pêches, des abricots,une brosse à dent, les fruits et les légumes tropicaux et tous les légumes dont nous avons l’habitude, des étals de viande bien fournis, des vendeurs souriants ,une excellente ambiance, une sécurité que nous n’avions pas trouvé dans les rues de Caracas. Nous déambulerons dans les ruelles coloniales jusqu’à la cathédrale, dans les parcs ombragés, nous gouterons au jus de canne à sucre fraichement pressée. Bref nous avons beaucoup aimé cette ville.
Nous passerons la soirée avec Jolly notre voisine vénézuélienne qui ne parle pas un mot de français et qui nous a raconté sa vie de charter, les mouillages de rêve à ne pas manquer, l’intérieur de Vénézuéla…. Nous améliorons considérablement notre espagnol !!!!


































Le Parc National de Mochima : à ne pas louper !
C’est un immense fjord absolument superbe, un petit village au fond de la baie, des criques bien abritées, des plages magnifiques. Notre arrivée sera accompagnée par une nuée de petites barques qui accompagnent les vacanciers sur les plages inaccessibles par la route. Nous mettrons l’ancre devant une petite plage bordée de cocotiers proche de Santa Ana, le Podzel Islend Restaurant, la mangrove descendant dans l’eau couleur émeraude et nous nous laisserons allés à regarder les collines boisées environnantes ; à écouter les oiseaux chanter et à nous rafraichir dans cette crique tranquille (nous ne serons que deux voiliers au mouillage: égalité avec la perfide Albion !).





Margarita : Aout 2008

En attendant la mise à l’eau de Lazarina dans trois jours nous prenons la sage décision d’aller dormir, nous reposer et récupérer la fatigue du voyage (en tout 26h du aux retards à Madrid et Caracas) dans une superbe posada, le Rio Grande , à une dizaine de km du chantier, tenue par Bernard et Micheline : véritable havre de paix dans un magnifique jardin tropical avec vue sur la mer et piscine… et l’excellente cuisine de Micheline, qui nous a réservé un accueil très chaleureux avec des soirées à papoter, entre autre de Nice , accompagnés de Luc le voisin du magnifique ranch….et l’inoubliable repas à la bougie( l’électricité ne sera rétablie que dans la nuit !)…..Bref une adresse à recommander.










Margarita est une ile aux abords peu engageant : en effet Porlamar n’offre rien de bien sympathique. Toutefois, au hasard de nos promenades, nous découvrirons des ruelles, autour de la cathédrale, sympathiques et animées et un paseo en bordure de mer qui pourrait être très joli s’il était nettoyé, et des restaurants tropicalement décorés offrant des plats de poissons fort bons.







Mais il faut découvrir l’intérieur de l’ile : La Asuncion, vieille ville coloniale, Santa Ana, les villages colorés et la route de bord de mer et ses plages de sable fin dont la jolie petite baie de Manzanilla.




















Stef sera déçu à El Yaque: pas de vent, pas de surfeur, pas de kitesurfeur à la Mecque des sports de glisse !un petit tour à El Agua où Stef cherche les belles vénézuéliennes : il ne verra que les grosses fesses dénudées des mamas en string !! Pas étonnant les familles au complet mangent et boivent tout au long de la journée.















Chacachacare c’est un immense chantier de voiliers de voyage et de bateaux de pêche. C’est beaucoup de poussière rouge, c’est beaucoup de chaleur, c’est du bruit dès 6h du matin, ce sont les cris des enfants qui plongent même la nuit à partir de la digue toute proche, ce sont les aboiements des chiens, les ouvriers qui s’interpellent de bateau à bateau. Chacachacare c’est une ruelle avec 2 épiceries mal approvisionnées en produits frais (nous avions fait notre marché à Porlamar dans l’immense centre commercial Sombril chez Sigo où on trouve tout y compris l’excellent beurre danois en boite de conserve, conservation 1 an et même du super pâté de foie Hénaff fabriqué à Pouldreuzic dans le Finistère !!!...)

Mais Chacachacare c’est aussi la gentillesse, la disponibilité de Martine et de son équipe la compétence de José qui fabriquera et remontera les pièces défectueuses (corrosion de la pompe à eau) en un temps record ne nous retardant que d’une petite journée. Et c’est aussi les rencontres, les dernières informations, les plans sympathiques à ne pas louper, les idées à glaner sur les autres bateaux et….une pensée pour Alexis et Pascale de Lumacotta qui restent encore quelques jours au chantier ( anti fouling oblige) avant de continuer leur périple caribéen. Bon vent à eux.


11 août 2008

Bientôt de retour au Venezuela



Pour tous les marins du monde , le bateau est notre moyen de locomotion préféré pour vivre nos rêves de voyage...
Pourtant il est rare que grace à celui-ci ,la caisse de bord se remplisse...Le phénomène inverse se constate souvent!!!...
Alors avec courage ,tous les matins à 5 heures 45 ,nous nous levons avec entrain (!)pour aller à Rennes au travail en T.G.V. et remplir ,bien sur ,la dite caisse...C'est dans le T.G.V.que nous poursuivons aussi le voyage en pensant aux prochaines iles à visiter et à tous les amis qui se dorlotent au soleil dans des lagons toujours plus bleus...Cela motive...C'est aussi dans le T.G.V.que se préparent nos nouvelles routes de croisière avec livres ,guides et logiciels nautiques...C'est du travail et ça ne rigole pas !!!...
Nous analysons également les cartes météo et en profitons pour faire le routage de Maoro dans le Pacifique . Voilà de la saine activité !!!...

Après ces deux mois de travail intensif ,nous sommes donc préts à délaisser maintenant notre train-train quotidien pour rejoindre Lazarina à Margarita .
Le 22 aout approche ,à bientôt à tous.

20 juin 2008

MARGARITA (PORLAMAR ET CHACACHACARE) JUIN 2008

Objectifs de la journée :
1. faire les formalités d’entrée : il y a Juan pour ça et s’occupe de tout, super !
2. confirmer par un coup de téléphone la réservation à Chacachacare : « il a plu les lignes sont coupées », bienvenue à Margarita !
3. prendre notre billet d’avion Porlamar- Caracas, en choisissant L’Agence de voyages qui acceptera notre carte Visa.

Simple, mais c’est oublié que nous sommes au Venezuela et que nous devons avoir de la patience, beaucoup de patience :
Nous irons à Chacachacare en taxi pour apprendre que Martine nous attend comme prévu le mardi 18 juin ; un tour pour rien ! Enfin , nous savons où Lazarina dormira pendant deux mois au sec…

Nous n’aurons pas comme prévu le papier « sésame » pour les autorités ; lundi annonce Juan « aujourd’hui c’est vendredi 13 ; pas de chance ! » Et nous serons bloqués pendant 3 jours……

Nous profitons de ce petit arrêt obligatoire pour apprendre la langue locale : ici la « bière » ne se dit pas Lorraine , ni Hairoun , ni Caribe , mais POLAR…C’est facile à prononcer et c’est très bon !!!!....





Nous profitons aussi de ce temps mort pour se faire livrer le gazole à bord : le skipper a frôlé la correctionnelle car la panne était proche ...ouf…le plein de 93 litres nous coutera 10 euros soit à peu près 10 centimes d’euros le litre !!!...Question pour les érudits lecteurs : qui prend la différence ?



(rue proche de la place Bolivar)













Après une ballade en ville ,proche de la place Bolivar avec ses rues commerçantes ,surpeuplées et sans grand intérêt sauf le délicieux jus de fruits frais dégusté chez Vivaldi ,nous rejoignons la plage familiale à quelques coups de rame de Lazarina , avec des enfants jouant dans l’eau pendant des heures sans chapeau , lunettes et protection solaire pendant que le reste de la famille boit bière sur bière (polar sur polar pour ceux qui ont suivi…) à 50 centimes la canette tout en dévorant des douzaines d’huitres de palétuviers .Il nous faudra essayer : mais oserons nous ?...Et bien oui ,nous avons osé : elles étaient très sablées et Béa préfère celles de la rivière d’Etel…Le skipper se laisse faire d’autant que la Polar remplace le petit Muscadet …et cela attablé avec quelques francophones solitaires et affables :Gérald ,le canadien aux histoires grivoises et André le Marseillais .




(plage et cabane où se dégustent les huitres )






Privés de 220V nos portables se déchargent : « allo, le monde ?.... » ; Le skipper ne parviendra pas à les refaire marcher car son groupe électrogène lui fait des misères…Un stage complémentaire de mécanique s'impose...

Heureusement la glacière refroidie par les panneaux solaires des copains permet de boire les apéritifs frais … Cela permet d’attendre les fameux papiers et visa : 5 jours seront ainsi nécessaires (on passe sur les histoires des formalités et des taxes locales , nationales et internationales pour ne pas trop vous ennuyer…mais cela fut épique et mérite une rubrique spéciale…A coté l’administration française est un modèle …Quel plaisir d’aller le constater sous d’autres cieux…




(Chacachacare)

Nous partirons pour Chacachacare à l’aube pour mettre Lazarina au chantier : le port de pêche est sympa (bien longer la digue et rester à babord pour ne pas s’ensabler…) et déjà le retour à préparer ; enfin , ce ne sera pas trop long puisque nous y retournons en Aout… Et oui, comme disent les copains, nous sommes toujours en Vacances !!! …

VERS LE VENEZUELA :JUIN 2008



(mouillage de Prickly Bay)

Départ à 7h30 de Hog Island , après un copieux petit déjeuner , pour Prickly Bay afin d’effectuer les formalités de sortie. Elles prendront 20 mn, 10 feuilles à remplir, plusieurs coups de tampon et la scannérisation de nos passeports.

Et à 10h nous quittons Grenade, bien jolie étape de notre long voyage, pour une navigation d’une trentaine d’heures.

Pour les bateaux rencontrés en mer, qui actionnent leur radar le Mer Veille est merveilleux et nous avertit du danger possible. Mais pour les autres (ceux qui ne mettent pas en route leur radar) nous utilisons indifféremment le Stef Veille ou le Béa Veille !Voici les preuves...






(le skipper et la skippette veillent...)

Navigation sans problème jusqu’à la nuit où un énorme grain s’abat sur nous au large des Testigos , et où , seul le GPS sait où nous sommes...






Nous arriverons à 14h à Pampatar (la marina du Hilton est presque finie dans un immense terrain vague…), accueillis par un orage, et, comble du comble, il nous faudra sortir les cirés pour effectuer la manœuvre au mouillage de Porlamar, mouillage très rouleur mais plus sympathique que Pampatar.

Après une bière bien fraiche et plus tard un pastis bien frais et enfin un bon repas nous tombons dans un profond sommeil incapables d’aller faire nos formalités d’entrée -le drapeau jaune est hissé- on verra demain !

GRENADE : JUIN 2008

Nous avons quitté Caracas au petit matin (c’est joli les lumières de cette ville la nuit !) pour rejoindre Grenade dans l’après midi (les horaires de départ des avions sont donnés à titre indicatif !), après nous être allégés des bolivars changés au meilleur taux…..pour payer les taxes de sortie de territoires (Caracas, Margarita), d’aéroport( ?), de compagnie d’aviation( ?).

Il nous faudra également expliquer à l’agent de la compagnie d’aviation pourquoi nous n’avons pas de billet retour et lui fournir la preuve que nous possédons bien un voilier (barca a vela) à Grenade….heureusement il parle un peu l’anglais !

Dès notre arrivée à Grenade nous ressentons le changement de climat (politique s’entend).Tout est beaucoup plus cool et comme notre anglais est bien meilleur que notre espagnol( !) nous nous sentons tout de suite beaucoup mieux …. Et l’accueil de Barbara et Cris est des plus chaleureux (gâteau à la cannelle accompagné de glace vanille et chocolat à notre arrivée).

Exceptée la capitale St Georges, qui lors de notre précédent voyage nous avait paru pauvre bien que très active, cette ile est, en fait, très jolie avec de superbes maisons colorées et nous avons trouvé à Grande Anse un centre commercial climatisé et un supermarché très bien approvisionné. Stef a même pu suivre sur grand écran le match France-Roumanie de la coupe d’Europe !…..Compte tenu de leur prestation il nous semble plus intéressant de poursuivre sur notre voyage…





(HOG ISLAND :UN DEBUT DE PARADIS...)

Nous quittons Clarke’s Court Bay pour rejoindre le Lotus Bleu (Jean Louis ,le frère de Pierrot ,et Denise)mouillé derrière Hog Island : superbe mouillage sauvage devant l’ilot. Il faut se dépêcher de profiter de cet endroit idyllique avant qu’un projet immobilier ne vienne le défigurer par la construction de villas super luxes et la liaison par un pont entre la terre et l’ilot. Hélas on n’arrête pas le progrès !





(LE ROGER'S BAR)

On espère néanmoins que Roger arrivera à préserver la quiétude de son bar rustique où son rhum coca est particulièrement délicieux.



(JEAN LOUIS ET DENISE DU LOTUS BLEU)








Le bain du soir ne nous a même pas rafraichis ; l’eau étant plus chaude que l’air (et au moins à 30° !)


Soirée sur le Lotus Bleu avec un excellent poulet au curry de Denise ; puis à 20h, comme à la maison, nous sommes stockés devant l’écran (du PC) pour la météo, c’est beau la technologie !. Nous aurons droit à une leçon de météo par Jean Louis et Denise (surtout Denise qui est très forte en lecture de carte météo) nous expliquant qu’un « tropical waves » ou onde tropicale (on note au passage que l’on ne dit plus dépression, c’est trop triste, on ne déprime plus en mer !!!!) traversera notre route laissant derrière elle pour plusieurs jours du vent frais et surtout une belle houle.

Donc la décision est prise, il faut partir dès le lendemain et tirer direct sur Margarita en laissant (hélas) les Testigos….soit 140 miles ;

09 juin 2008

VENEZUELA :JUIN 2008

Premier pas en Amérique du Sud ou lorsqu’un homme averti en vaut deux…


Tous les guides, les avis bien intentionnés nous avaient averti : ne suivre personne, ne pas prendre un « taxi non officiel », ne pas changer d’argent autrement qu’officiellement…C’était sans compter sur les hommes de la sécurité ( !) de l’aéroport sapés comme des douaniers, transformés en rabatteurs qui se sont jetés sur nous , proies faciles fatiguées par le voyage…Nous avons ainsi changé mal, mais « sans commission » ,et notre « taxi » nous a conduit sans problème , après nous avoir allégé de 150 Bolivares , à l’Hôtel Hilton rebaptisé Alba Hôtel depuis la révolution en marche d’Hugo Chavez…






La nuit fut réparatrice et elle nous a permis d’attaquer la visite de Caracas…
Pour être honnête , Caracas ne remportera pas le titre de capitale de rêve pour passer des vacances ; si on se laisse aller à se balader autour de la place Bolivar à voir les quelques et trop rares maisons coloniales ,on se retrouve souvent entre des tours en état douteux …L’ambiance est particulièrement bonne malgré la parano locale…En fait il ne nous est rien arrivé dans les rues très commerçantes ainsi que dans le métro…Caracas est une capitale comme les autres : une sécurité correcte le jour et des tensions certaines dès la nuit tombée…En plus la police et l’armée du Présidente Chavez sont omniprésentes sur l’axe central de la ville . Dans ces conditions, nous n’avons même pas à jouer à Indiana Jones pour visiter Caracas…




(le Caracas moderne mais en mauvais état et les barrios au fond)



(un des rares monuments de la "vieille ville coloniale " )



(les joueurs d'échecs sur Sabana Grande)










(les vendeuses de glaces près du centre commercial Sombril)








Nous avons souhaité améliorer vos connaissances de Caracas et votre espagnol pour vous y déplacer :
1ère question : comment s’appellent les habitants de Caracas ?
Réponse :
a.Caracraignos ?
b.caracasserolès ?
c .caracassés ?
d .caraquénos ?
2ème question : quelle est la différence entre le métro de Paris et celui de Caracas aux heures de pointe ?
A.les Vénézuéliens étant petits, on en met plus… ?
B. »serrer comme dans une boite de sardines » se dit « serros come des sardinos » en espagnol ?
C.il est climatisé ?
D.C’est pareil ?


3ème question : après avoir lu et dit le texte suivant, qu’elle en est la traduction ?
« Poquito a poquito Paquito empaca poquitas copitas en pocos paquetes ». ?
Les réponses seront peut être communiquées au prochain message…

Voilà pour cette première approche de Caracas…Nous y reviendrons certainement puisque Lazarina sera au Venezuela pendant plusieurs mois …Mais pour cela il faut aller à Grenade la chercher…Nous y allons de ce pas …A bientôt…

02 mai 2008

CARRIACOU ET GRENADE: AVRIL 2008


(Sandy Island sur la route de Carriacou et Tyrell Bay)














Nous sommes obligés de nous arrêter à Hillsborough pour les formalités (50 EC)en mouillant devant une superbe plage à l’eau pure et avec du sable blanc très fin .
En apparence moins belle que celle de Hillsborough Bay, la capitale de Carriacou , Tyrell Bay a d’avantage le goût du voyage : repos , nonchalance , rum punch, bonne musique ,petites superettes… Tyrell Bay est un paradis pour se reposer !!! On en a besoin…
Nous avons appris que Carriacou reste un havre pour les contrebandiers en alcool : en effet le Pastis se négocie à 8 euros. Il n’y a aucune honte à ne pas s’en priver à ce prix là…
Diner à terre invités par Maoro ; retour un peu rodéo pour revenir de la plage, annexe dégonflée et prenant de l’eau …comme d’habitude …il faudra régler ces problèmes …on n’en a même aux Antilles de ces petits tracas …mais on imagine les vôtres… de loin…On pense fort à vous !!!!....




(happy hour à flot...)




(Fort de St Georges)

C’est à St Georges que nous ferons notre arrivée à Grenade dans le lagon du Yacht Club de Grenade ; bientôt une grosse marina y sera totalement construite..
La ville est très animée avec son port actif, mais elle reste encore meurtrie du passage du Cyclone Ivan et cela se voit encore trop (toitures non refaites près de 4 ans après)
C’est de St Georges que repartira Béa et c’est surement la dernière soirée à 4 avec Maoro avant quelques temps
Il reste à convoyer Lazarina à Clarks Court Bay après avoir mouillé à Morne Rouge Bay, puis à True Blue Bay (le mouillage sympa mais un peu rouleur est au bout de la piste de l’aéroport : réveil assuré par la LIAT , compagnie locale aérienne !!! ).



(Clarks court Bay)

Chris et Barbara m’accueillent avec beaucoup de gentillesse ; ils sont les gestionnaires de la brasserie et travaillent pour le compte de la marina.
Ils m’expliquent tout sur un ton très serviable : laverie, car de ramassage le vendredi pour aller faire les courses .


Beaucoup d’américains et quasi aucun français : seuls Maoro et Lazarina. Mais où est la plaisance française ? Le soir, après l’happy Hour, burger night pas cher et convivial (uniquement le mercredi).

Les dernières journées sont consacrées au grand nettoyage de Printemps (coffres , moteur…) ainsi qu’aux dernières histoires de traversée vers Panama de Maoro. Et oui, ils ont décidé de prendre de l’avance sur Lazarina. Et ils ont bien raison !!! Mais qui sait quand nous nous reverrons ?
Gros bisous à Chantal et Yves et Bon vent à Maoro

Il ne reste plus qu’à fermer le bateau en sachant que nous reviendrons dans deux mois : en attendant j’ai fait dans la simplicité relative au retour pour économiser quelques $$$$$$$ !!!:

De Grenade au Cosquer c’est simple : prendre l’avion à Grenade, puis arrivée à Barbados, prendre un hotel, puis un autre avion pour Ste Lucie, puis le vol continue pour Fort de France ; après une attente de huit heures en Martinique, normalement le vol part enfin pour Orly , où de là je rejoindrai Montparnasse puis le TGV jusqu’à Auray. Et oui c’est le voyage et j’aime ça !!!...Et tout cela pour vous revoir!!!...

MAYERO ET TOBAGO CAYES: AVRIL 2008


La vie de milliardaires a des limites et nous la quittons pour Mayerau avec sa belle plage de Salt Wistle Bay qui nous ravit toujours autant avec une magnifique raie qui tourne autour de nous .Mais pour en arriver là il a fallu batailler pour montrer au largue les qualités de Lazarina et ne pas se faire larguer par Maoro. La skippette n’apprécie pas toujours les régates !!!...
La visite chez Roberts au village s’impose par la petite route montante qui passe aussi devant l’église surplombant le lagon des Tobago Cayes…Un autre Hurricane David pour fêter l’événement…




(CHEZ ROBERTS )


Et surtout une livraison magnifique de langoustes dans le cockpit par notre boat boy Birdy : c’est finalement une vie de milliardaires…




(C'EST BON...)









Arrivés par la Passe Nord des Tobago Cayes, mais toujours du vent, du vent, et du bruit, même si heureusement il y a un peu moins de bateau qu’avant.
Malgré ou à cause de la beauté du lieu, cela reste uniquement une piscine trop fréquentée, où on se fait arnaquer et considérer comme des milliardaires
Objectivement et heureusement les langoustes furent bonnes








On repartira après 24 heures par la Passe Sud vers Carriacou sous Génois pour une belle traversée…

BEQUIA ET MOUSTIQUE : AVRIL 2008




Après que la skippette ait montré à son capitaine le confort gagné avec la dérive basse, nous avons repris un mouillage tranquille à Bequia .
Après une bonne nuit à Port Elisabeth , nous voyons arriver à 7 heures la belle silhouette jaune de Maoro. Retrouvailles à quatre et sur nos deux Trismus pour une petite visite des Grenadines.
C’est l’occasion de se raconter plein d’histoires cachés sous le taud de soleil qui sert en l’occurrence ce jour là à dissimuler les nuages gris chargés de pluie
Après un bon jus de fruit frais, cap vers Moustique, l’Ile des Milliardaires ; ce n’est pas une sinécure d’être riche, car le voyage au près entre Béquia et Nevis est difficile avec le vent de face mais relativement praticable, mais attention au gros temps et au fort courant vous obligeant alors à passer par le sud de l’île Quatre.
Accueil correct du Harbour Master (ici il n’ya a pas de boat boys…) pour une nuit à 50$EC mais les deux suivantes sont gratuites
Le fameux Basil’s Bar est ouvert et le Skipper peut constater les dégâts causés par deux Hurricane David !!!...








(le Basil's Bar côté pile et coté face...)




(prête pour le snorkelling...)

Après une visite à pied d’une partie de l’île, nous allons dans la mangrove où se nichent des colonies d’oiseaux de voyage puis faisons un petit Snorkelling ou P.M.T. (palmes, masque, tuba) pour ceux et celles qui savent respirer dans un tuba…
C’est aussi l’occasion de ne pas couper les ponts avec la Bretagne et de soutenir Carquefou face au PSG ; on a cru être dans le stade grâce aux excellents commentaires de Claudine !!! ...














(le plus petit c'est Lazarina et le jaune ,c'est Maoro...)

SAINTE LUCIE ET SAINT VINCENT: AVRIL 2008

Un petit au revoir à Marigot Bay, après une superbe navigation tranquille dans le chenal ; peu de monde dans le mouillage, ce qui n’empêche pas de payer la bouée pour la nuit un peu chèrement.
Les tarifs sont en général les suivants pour une nuit : 30 $ EC ou 10 US $ ou 7,6 euros (les boat boys acceptent uniquement les billets !!!...).
C’ est aussi l’occasion de se boire une bière fraiche grâce à la contribution des copains qui avec les panneaux solaires offerts et une éolienne alimentent en permanence la glacière.Le grand luxe...




(DEPART DE MARIGOT BAY A 5H45 !!!)


Lever à 5 heures et Départ à 5 heures 45, nous sommes pourtant en vacances !!! . Nous avons adopté en fait le rythme de Porh Kerio, pour une longue navigation qui doit nous conduire à Young Island au Sud de Saint Vincent.
La mer est forte dans le chenal et le skipper doit barrer pour compenser Sarko, le pilote, à la barre qui fait vraiment n’importe quoi…On dévale St Vincent avec l’objectif d’arriver avant la nuit …
Cette ile est vraiment jolie, avec des collines vertes, arborées, cocoteraies et petits villages colorés, nichés dans le creux de petites baies.
Notre superbe mouillage nous rappelle que, malheureusement, il n’en est pas de même partout à St Vincent, et que les bruits de vols, agression, piratage, circulent sur les pontons et n’incitent guère à s’arrêter. Dommage que rares sont les bateaux à y mouiller comme nous…
Saoulés par le vent (et oui c’est possible !!! ),les embruns et aussi par des pastis mérités ,les marins s’endormiront vers 20Heures…Un exploit encore digne de nos amis Claude et Denis…
Pour cause d’over time et de conseils éclairés par Charlie Tango 68, nous ne ferons que 48heures après notre arrivée les formalités d’entrée, d’immigration, et de douane à Béquia…(10 EC par jour)


(un régime s'impose : mais la contregite en est facilitée !!!...)





(Young Island /Paradis des Honeymooners)

30 avril 2008

L'AVENTURE DOIT CONTINUER :AVRIL 2008




Il fallait bien un jour partir, continuer le voyage, et c’est toujours difficile de quitter les rencontres amicales : ces soirées, toutes ces amitiés et ….le ponton 6 qui progressivement perd son appellation de Camping des Flots Bleus (allez J.C. il faut recruter des nouveaux !!!...) . Bien sur, on se donne rendez vous : pour certains au Venezuela, d’autres en Polynésie, ou plus simplement en Bretagne ?...
Enormes bises à tous « soyez heureux aujourd’hui, demain il sera trop tard … » ; c’est encore l’occasion de faire une dernière fête avec les amis : Sépia, Maoro, Annou Ale, Jean Louis et Chantal , Emmanuel .
Le départ se fera comme prévu le Jeudi 10 avril : Bye-bye Le Marin et Philippot (1ère et dernière personne rencontrée en Martinique : penses à aller bien  !!! ) ...




(MERCI A PHILIPPO ET A BIENTOT )

07 avril 2008

C'EST LE PRINTEMPS EN BRETAGNE


Comme vous le constatez il fait chaud pour un 06 Avril.C'est certain ,aujourd'hui ,nous travaillons encore , mais la caisse de bord étant suffisament pleine ,nous partons demain voir Lazarina...
Destination ,les Grenadines et Grenade...Au placard ,les manteaux ,pull ,et moon boots : vive les Tongs et les Palmes ...Bye Bye Bretagne,on reviendra quand il fera meilleur....

26 mars 2008

AIE ! ... AIE ! ...AIE ! ...

Délaissant encore quelques jours la Martinique, les deux skippettes sont allées faire quelques "courses" au Spi Ouest France à la Trinité.
Le trimaran IDEC de Francis Joyon était inabordable...




En revanche,leur choix s'est porté sur le tout dernier 60 pieds du Team Gitana Rotschild



Les cartes bancaires vont chauffer sérieusement...

20 mars 2008

Martinique : mission quasi- impossible (mars 2008)

Cette fois , Lazarina me verra en solo : la mission , que j’ai acceptée , consiste à la remettre en parfait état , tout en la dopant de 5 batteries neuves et en la boostant avec 2 panneaux solaires (165W),une éolienne et un hydro-générateur , le tout fixé sur le beau portique avec bossoirs intégrés de Charles et avec la maestria de Franck l’électricien.Ouf!!!...
Sur ce point ,la mission est accomplie...






Yves de Maoro m’a pourtant fait comprendre une nouvelle fois que dans le monde des terriens , il y a les bricoleurs et les autres , et qu’il me range dans la 2ème catégorie ; Béatrice lui donne bien sûr raison ...Ma dextérité à réparer les toilettes est la preuve manifeste de cette injustice génétique!!!…

Heureusement Jean Claude de Sépia a concocté une super ballade en cata jusqu'à l'Ile Cabrits avec Hans et Olivier;le retour à 14.5 noeuds fut sympa mais le plaisir fut écourté car le skipper a souhaité alors réduire son génois : ils sont peureux les léonards!!!...


Il est bien sur un autre point où je m’en sors toujours honorablement : c’est les fêtes quotidiennes avec les voisins de ponton ou de mouillage. La tradition a été respectée tant avec Sépia, Maoro , Annou Ale , Le Lotus Bleu ,Kerdonis, et sur le Yacht de Jean Louis et Chantal : Loi Evin oblige , je ne citerai pas les marques…


Les jours passant, les travaux avançant, il faut bien se résoudre à rentrer quelques jours en métropole , avant de repartir en avril vers Grenade avec la skippette : the trip must go on…En attendant de revenir je me console de l’absence de cyclone et d’ondées tropicales en observant les dégats de la tempête qui vient de frapper la Bretagne :

A quand une solidarité des TOM-DOM vers la Bretagne qui a subi un ouragan de force 2 à 3 ?...LOL...LOL...LOL...

29 décembre 2007

1 er Rassemblement International des Trismus (RIT)


Le 19 décembre 2007 s’est tenu le 1er Rassemblement International des Trismus (R.I.T.) dans la grande anse d’Arlet en Martinique.

Au mouillage étaient ainsi présents quatre des plus beaux Trismus naviguant actuellement aux Caraibes : Obione ,Trismus 37 en Alu de Michel et Cathy ,Tinquiète Trismus 37 , Maoro ,Trismus 37 belge, de Chantal et Yves , arrivant depuis quelques jours de leur transat , et la magnifique Lazarina ,Trismus 32 de Béa et Stef , bien connue de tous les lecteurs assidus du site …
Après avoir beaucoup parlé de dérives ( !) , du site des Trismus ( merci à Jacques …) , et de nos futurs voyages , la Lorraine a coulé à flot sur Lazarina pour fêter ce 1er R.I.T.

Nous formulons que les prochaines années nous serons encore plus nombreux à nous retrouver ! …





Les photos des Trismus : Maoro,Obione,Tinquiète et lazarina

Les 50 èmes rugissants : l'anniversaire du skipper






Il fut décidé en juillet que l’anniversaire du capitaine se ferait sous les paillotes de l’Arbre à Pain à Grande Anse d’Arlet.Ce fut une très bonne idée…
Dès le coucher de soleil, la muscadine a coulé à flot :6 bouteilles de vin blanc, 1 litre de rhum blanc, 2 litres de jus d’orange, des citrons verts , du sucre de canne et glaçons composent ce petit breuvage bien rafraîchissant…
A l’exception de Maoro, retenu en mer pendant sa transat à petite vitesse, et de Claude et Josiane repartis le même jour pour retrouver les joies du travail et du froid, presque tous les amis de métropole et d’ailleurs sont là pour la fête… : c’est le plus beau des cadeaux…


La soirée a, bien entendu, commencé par des chants et, à tout seigneur tout honneur, c’est la Petite Lulu qui a été entonnée par au moins treize Lulu complètement délurées : le capitaine et la skippette en sont restés complètement baba (au rhum….) d’émotions…

Puis vint le temps des cadeaux préparés par des initiés (où sont- ils aller chercher toutes ces idées ? !!!) et remis au récipiendaire (où sont -ils aller le trouver ?!!!) : sac, tong , tutu, verre, porte- chéquiers, photo du Capitaine avec Sarko (prise à Malte sans Carla ni Cécilia…)…) et couronne de fleurs tahitiennes( !) préparée en grand secret avec l’aide de la voisine.
Les réponses sur l’utilité de cet énigmatique et apparent bric à brac ne sont connues que par ces initiés fort sibyllins …Une enquête est en cours !!! …




Les autres cadeaux , dont un magnifique panneau solaire (pour maintenir l’eau du pastis et la bière fraîche au mouillage ) arriveront plus tard …

Et encore, encore , encore que du plaisir…et toujours autant d’émotions …





Ti punch, accras , langoustes , bananes flambées nous accompagneront pendant la soirée qui fut agrémentée de musique , d’histoires romantiques (ga'luc…) et de chants ….






Soirée inoubliable sur la plage d’Arlet à jamais gravée dans nos mémoires…

mais qui sont ces petites LULU si délurées ?








Les bretons envahissent la Martinique




Deux semaines c’est à peine suffisant pour aller à la découverte de l’intérieur de l’île, de profiter des plages magnifiques et de se détendre au bord de la piscine de la superbe villa que nous avions loué dans le village de pêcheurs de Petite Anse .





En vrac et dans le désordre nous avons découvert un magnifique sentier reliant « petite Anse » à « Grande Anse » où notre marche se termine dans l’eau bienfaitrice pour nos pieds et nos muscles …... ; nous avons exploré (pour les plus courageux ou les plus téméraires, au choix) les gorges de la Falaise près du village d’Agoupa Bouillon :sensations fortes assurées .







Nous nous devions bien sur de visiter la superbe habitation Clément et son parc magnifique, suivre le guide nous expliquer l’histoire du château Dubuc, parcourir l’ile vers le nord pour découvrir au pied de la Montagne Pelée une végétation luxuriante et s’extasier sur les fougères arborescentes et autres arbres et fleurs étonnantes ; imaginer devant les ruines du village de Saint Pierre la tragédie causée par le volcan tout proche, déambuler dans le marché de Fort de France au son des « chanter Noel »et esquisser quelques pas de danse avec une sympathique doudou….



et puis évidemment passer des heures dans l’eau et sur les plages(Saint Anne, Les Salines, Caritan, Trabaud, Cap Chevalier ……)
Bref un séjour bien rempli et inoubliable.






Maoro ,Papaie,et autres...


Yves, Chantal et Sylvain de Maoro nous ont fait l’honneur d’arriver juste avant le départ des amis locoalo-mendonnais de Papaie…


Magnifique retrouvaille après une traversée sans problème de La Trinité sur mer au Marin : ti punch et champagne ont été dignement servis comme il se doit
Après quelques jours bloqués au port par Olga, devenu petit ouragan, nous sommes partis aux anses d’Arlet pour manger quelques langoustes et apprécier les douceurs des Caraïbes
Nous faisons de sympathiques repas avec Hubert, Carole, et la magnifique Alizée de P’titgus
Les anses d’Arlet ne se quittent pas sans manger une nouvelle fois une langouste avec Maoro chez P'tiBateau (qui a d’ailleurs une borne wifi gratuite…)

Le retour au Marin ne fut pas de tout repos et le choix du bord au Diamant vers Ste Anne ne fut pas le bon malgré les souhaits de la skippette d’aller à terre : le capitaine s’en est allé au large et la sanction n’a pas tardé : houle plus forte et gros courant entre les iles nous font tirer des bords carrés…
Elle est forte la skippette…Et en plus elle a toujours raison !!!…
Le retour fut heureusement bien fêté : il fallait au moins cela car le lendemain, la journée fut quasi organisée autour du démontage des toilettes ; ce fut l’un des plaisirs de la journée.

L’autre plaisir fut de voir Charles Delcour nous installer le gabarit du portique pour mettre le panneau solaire offert par les amis : la seule question est de savoir où installer l’éolienne pour ne pas faire de l’ombre au panneau : à gauche comme aux ANTILLES ou à droite selon la course du soleil en hémisphère sud ? Concrètement le soleil dans sa course quotidienne passe t’il par le nord sous ces latitudes ?...C’est le nord d’après Maoro et Sepia

Il faut aussi ranger Lazarina, dire au revoir aux amis du ponton 6. Nos retours en métropole sont toujours aussi durs mais on commence à en avoir l’habitude et puis nous retournons voir Chloé, la famille et les amis, alors tout va bien…Et en plus nous avions quitté la métropole avec une grève longue de la SNCF et nous revenons avec une grève d’Air France avec plusieurs heures de retard…Tout va bien…



Anniversaire de jean Claude


Le décor : l’Anse Caritan, les bateaux au mouillage, la plage, un feu de camp, les saucisses, les cotes qui grillent sur le feu de bois, les cubits de vin ou de rhum, les jus de fruit tropicaux…. les salades, les tartes et autres cakes confectionnés par les invités, température de l’air 26°, de l’eau 28° et tous les invités de Jean Claude ….
Nous retrouvons avec grand plaisir Christophe, Marion, LiLou et Titouan et l’adorable Manech , Sandrine et Erwan : leur départ pour le Canada approche (ne pas oublier de nous donner votre adresse là bas :nous irons vous voir), Guillaume et Tifenn, Jean Louis et Chantal; on fait la connaissance d’Hubert et de Carol et de la jolie Alizé, de Jean Luc le nouveau venu et de son épouse……
La fête se déroulera de façon parfaite et en Martinique comme en Bretagne le repas se terminera, comme dans Astérix, par des chansons. Tout le monde dansera au son de l’accordéon de Jean Claude.
Encore merci et bravo pour cette soirée si chaleureuse !


fêtes pour Josiane et Claude chez Bidjoul

Lorsque le capitaine avait lancé quelques mois plus tôt qu’il fêterait son anniversaire en Martinique les amis présents ne l’avaient pas vraiment pris au sérieux……et pourtant tous furent là et les retrouvailles sur le ponton des Anses d’Arlet furent très émouvantes. Claude et Josiane devaient avoir « leur » soirée inoubliable également et c’est chez Bidjoul autour d’une succulente langouste grillée qu’elle se déroula.
Plus tard la musique décidait Josiane à apprendre le souk avec un très gentil garçon qui d’ailleurs se fit un plaisir à faire danser toutes les filles…..Patou ne fut pas en reste non plus avec la très jolie serveuse !









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17 août 2007

LE CYCLONE DEAN (17 AOUT 2007)

VOICI L'ARRIVEE DU MONSTRE :il n' est vraiment pas beau et pas gentil du tout !!!...




Enfin gràce à Erwan et à Sandrine de Millepertuis nous avons des nouvelles très rassurantes des amis et des bateaux .Jean Claude nous confirme la perte considérable des drapeaux breton et corse.Nous nous ferons un honneur d'hisser leurs couleurs lors de notre prochain retour...
Merci à tous ces amis pour ces excellentes nouvelles que nous avons fêtées comme il se doit avec un bon rhum vieux !!!...

21 juillet 2007

DES MARTINIQUAIS EN BRETAGNE JUILLET 2007

20 juillet 2007

MARTINIQUE :JUIN 2007


(en remerciements à Sandrine et Erwan)

Alors quelques généralités sur la vie oisive sur un bateau au quai ou au mouillage.


on n’y résiste pas ,bien sur, et dès mon arrivée pour mon anniversaire un repas royal préparé (mais oui !) par Stef, une bande de copains, les langoustes les fleurs, le champagne….



...suivi le lendemain par la fête en l’honneur de Béa ou d’Emmy, Charlie et sa famille antillaise nous invite avec une partie des copains du ponton 6. Et là quelle fête ! Le rhum coule à flot (bizarrement je serai chargée de conduire la voiture de Jean Claude le soir) le repas antillais préparé par la sœur de Charlie est excellent, les ballotins de « thym » bien fournis…..la fiesta se terminera quand tout sera bu !!!!!!

(Charly,Lokoko,Eddy,leurs copains,et le chien fou à la sono...)



Jean Claude et Lokoko testent le rhum en professionel






la partie de dominos...













Charlie, Béa et Emmy :lui, le rasta pécheur qui nous livre les langoustes, toujours pieds nus, toujours prêt à faire la fête et à chanter ; elle, nouvelle maman de sa petite crevette Emmy qui a décidé d’emmener son compagnon et son bébé dans sa famille à …Mulhouse pendant les mois d’été……une pensée émue pour Charlie !!!!!!





Guillaume et Tifenn sur Kerdonis : nous ne verrons pas Tifenn pendant ce séjour ; elle passera sa licence de lettres modernes en France, l’esprit ailleurs et impatiente de retrouver son Guillaume qui lui travaille dur dans le bâtiment.
Jean Claude,le Président du Ponton 6 ou le Camping Des Flots Bleus, sur Sepia un beau catamaran qui est son domicile depuis qu’il a décidé d’exercer son métier dans l’enseignement en Martinique en attendant…..la retraite !
Christophe, Marion et leurs enfants Lilou, Titouan et le futur bébé. Christophe était moniteur de voile en Bretagne et décide d’acheter un bateau « annou ale » (on y va en créole) et de traverser avec sa famille en passant par le Maroc et le Cap Vert. Leur projet : quelques mois en Martinique ; le temps pour Marion d’accoucher sur son bateau ; le temps pour Christophe de remplir la caisse de bord (il a trouvé très vite un travail) et ils mettront le cap vers la Polynésie puis la Novelle Calédonie…..
Erwann et Sandrine (même pas 45ans à eux deux) sur Millepertuis, qui ont traversé l’année dernière et quinze jours après leur arrivée ont tous les deux trouver un travail (skipper à la journée pour lui, dans une agence de voyage pour elle).ils ont un excellent site avec beaucoup de photos. Leur projet : arriver au Canada où ils souhaitent s’installer et faire de la location de chiens de traineaux.
Allan l’anglais de l’ile de Wight qui a longtemps bourlingué sur les pétroliers puis rencontré Annia l’allemande instructrice de parachutisme, ils ont acheté un superbe bateau en acier en Afrique du Sud et navigué dans des conditions climatiques pas toujours clémentes (80 nœuds plus des courants contraires, des vagues de 10mètres,….) pour faire halte en Martinique ; le temps pour Annia d’accoucher de la jolie Asha et pour Allan de remplir la caisse de bord
Jean Louis et Chantal et leur fils Camille de 14 ans qui vivent là depuis suffisamment de temps pour estimer être devenus inadaptés à la métropole…. Chantal est artiste peintre et elle fait de très belles choses ; Jean Louis est artisan et restaure leur bateau de 14 mètres après avoir vendu leur Trismus 32 « Jef » devenu trop petit pour eux 3.
Gilbert et Jenny et leur petit Raphael de 2 ans et demi, ostéopathes tous les deux et qui vendent tout (cabinets, maison) achètent un bateau, traversent en même temps que Christophe et Marion, avec pour objectif, aller où le vent les poussent pendant 2 à 4 ans pour s’installer dans un endroit sympa. Quinze jours après leur arrivée ils achèteront un cabinet, un terrain et sont hyper heureux…..

La vie sur les pontons :
On y fait les fêtes bien sur ; on prend sa douche (bien plus pratique que nos toilettes réduites), la vaisselle, la lessive, on y fait des rencontres ; on y prend des rendez vous, c’est là que se font les invitations ; on y bricole beaucoup, on répare, on prépare le départ pour le voyage ou avant d’abandonner son bateau…….et puis on y entend toutes les nouvelles du ponton…..
Et……
………Le sujet principal de discussion sur le ponton ou au mouillage est en cette saison : LES CYCLONES
Effectivement la tension monte ; les signes avant coureurs sont là. Les bateaux de location migrent vers le trou à mangrove ; le port change les bouées d’amarrage ; au chantier, certains bateaux sont sanglés ; et surtout toutes les discussions portent sur l’éventuel cyclone. Au chantier l’eau remonterait et les bateaux flotteraient provoquant un drôle de ballet. Les analyses de la température de l’eau et de la direction et de la force des vents seraient rassurantes, par contre les statistiques des cyclones majeurs le seraient moins….Alors ? Faut-il rester au port ? De quel coté du ponton ? Car il parait qu’une partie du ponton résisterait, l’autre ce n’est pas sur ! Proche ou pas de la mangrove ? Si tu pars du ponton où vas-tu ? Dans la mangrove, je fais un trou avec une tronçonneuse et j’attends là (Guillaume).Car la mangrove existante pourtant bien abritée (trou à cyclone) peut devenir dangereuse si d’autres bateaux mal amarrés s’y mettent à l’abri ! Les départs vers le Venezuela sont nombreux ; à condition de partir à plusieurs bateaux pour certains, pour d’autres d’avoir reçu le déssalinisateur( !) d’avoir reçu son passeport( !) eh oui certains marins sont partis pour longtemps sans papier d’identité…..
Pour notre part, Lazarina attendra tranquillement au ponton 6, du même coté que Sepia (qui aurait pourtant une petite préférence pour le trou à cyclone du Lamentin (Port COHE) ),toutes les amarres doublées, dégrée, et surveillée par les copains en faisant confiance une fois de plus en notre bonne étoile !......
(tout nu,tout bronzé!!!...)


































(on ne fait pas que boire du rhum à la Martinique,même si celui de chez J.M. à Macoumba est excellent,on y mange également très bien comme chez Tante Arlette à Grand Rivière,où sur la plage des salines...)

Entre quelques mouillages(Anse d'Arlet,Caritan) nous continuons les fêtes sur le ponton. La dernière sera de réunir tous les copains pour saluer dignement à coup de ti punch notre retour en Bretagne où pluie et froid nous attendront sans pouvoir nous faire oublier la chaleur des tropiques ,les amis, et rêver aux prochaines navigations…













(encore une fête!!!...)












LA PAGE "FILLE" (!!!)




A ce stade du voyage je pense avoir quelques expériences que je veux faire partager dans cette « page fille »


Sur l’alimentation :

Sous ces latitudes il fait chaud (nous sommes aux Antilles) ; vous mangerez forcément moins et essentiellement des légumes et des fruits. Personnellement j’adore les cristophines (chayottes à Nice), les tomates, concombre….Pour les fruits locaux vous trouverez en abondance les pomelos, l’ananas, les bananes et les mangues en saison.
J’achète de la viande le jour des courses (soit 1 à 2 fois par semaine), du poisson frais mais pas toujours facile d’en trouver dans les supermarchés, on en trouve au mouillage vendu par les locaux à votre arrivée et au port au retour des pêcheurs.
Je n’achète pas de fromage (ça s’abîme vite et ça parfume désagréablement votre réfrigérateur ou glacière) sauf râpé pour les pâtes et les gratins.
J’ai toujours dans mes coffres des œufs, du thon en boite, des sardines et des maquereaux en conserve, des moules et des crevettes et des calamars préparés (délicieux à l’apéritif !).
Donc, et à condition de ne pas boire des boissons sucrés et de consommer les ti punch avec modération on maigrit !.......Mais Stef est une grosse exception !


Mes conseils beauté :

J’ai constaté que les femmes qui naviguent ont, soit les cheveux très courts, qui pour les coupes mensuelles sont aidées par leur compagnon aux compétences capillaires ou tentent les coiffeurs locaux ; mais, pour la plupart ont opté pour les cheveux longs : pas de brushing à bord, le vent s’en charge; par contre le sel et le soleil les abîment et il faut penser à les protéger avant et après shampoing.
Oubliez la trousse de maquillage : quand il fait chaud on transpire, le maquillage coule ; la peau sera halée naturellement, les yeux cachés derrière les lunettes de soleil et les lèvres seront protégées par un stick solaire….Par contre la peau du visage sera protégée du soleil et nourrit le soir .
Pas besoin de gymnastique : elle se fera naturellement au mouillage ;nager avec palmes sur le ventre muscle les fesses et nager sur le dos muscle le ventre et les cuisses ; et au port vous ferez des km à pied ;ce qui est excellent pour le forme !.....
Ma trousse de toilette :
Gel douche, savon spécial eau de mer (pour les mouillages : c’est rigolo et le capitaine est content car la consommation d’eau douce est réduite), dentifrice, crème solaire (indice 20 est un minimum), une crème solaire spéciale visage, un après solaire corps (gel apaisant),une crème visage très hydratante pour le soir ,un stick solaire pour les lèvres,un shampoing et après shampoing (masque ou crème), des chouchous et des barrettes pour attacher les cheveux enfin un parfum léger pour les grands soirs ( !)


Sur les vêtements :

J’ai constaté que lors de mes séjours je prends de moins en moins de vêtements et c’est encore trop : on peut faire avec 2 à 3 maillots (dont un d’une pièce pour les arrivées au port ou au mouillage), 2 shorts ou jupes pour aller faire les courses ou les promenades, 3 tee shirt petites manches (quand on a suffisamment pris le soleil sur les épaules !), 1 ou 2 paréo. Enfin pour naviguer, j’ai opté pour des pantalons en coton larges serrés à la taille par un élastique et un grand tee shirt avec manches et j’ai prévu pour les soirées restaurant (ça arrive) une robe légère .


Bien sur c’est la théorie !!!!!! En pratique...

02 avril 2007

RETOUR VERS LA MARTINIQUE :MARS 2007


(MAYDAY...MAYDAY...MAYDAY... Le BW ULAN ne repecte pas les règles de priorité...)



A chaque bord suffit son angoisse !
Hier le moteur, au jourd’hui le cargo BW ULAN entre Ste LUCIE et La Martinique: par mer formée, 2m50 à 3 m de houle au prés serré(2 ris et foc) nous croisons un énorme tanker qui ne bougera pas d’un cm sa barre. Conclusion :si vous l’apercevez sachez que ce cargo ne connaît absolument pas les règles de priorité et faites comme nous, deviez votre route-et s’il a voulu jouer à nous faire peur il a gagné- Finalement aprés quelques coups de téléphone avec la compagnie et la direction il apparait que ceux sont des gens corrects et sympas ;l'affaire est donc définitivement close...
Il n’y a pas que les cargos qui ne connaissent pas les règles de priorité en mer : une superbe voilier italien, un beau capitaine heureux et fier devant sa grosse barre à roue, un grand salut à notre passage…. nous l’avons surnommé « quequettalair » devinez pourquoi ?

Stef a enfin compris pourquoi malgré de très gros efforts et surtout de magnifiques leurres il ne pêchait aucun poisson : Les hameçons étaient protégés par du plastique qu’il avait oublié d’ôter…. si si c’est vrai….. Lorsque enfin, après avoir enlevé les protections des hameçons, il a une touche et un ENORME poisson à remonter ; fou de joie et impatient il engage une lutte terrible avec ce monstre qui hélas sortira vainqueur de ce combat, emportant avec lui le leurre et l’hameçon, ce traître ! Le capitaine vexé ne pêchera plus !

Plus tard peu avant l’arrivée au Marin nouvelle angoisse : la pompe à eau pompe l’air du capitaine qui plonge à nouveau et le miracle se reproduit. Alleluia ! Il pense avoir trouvé le pourquoi de cette chose désagréable qui ne tourne pas rond : la courroie…. donc à suivre

Arrivée au Marin vers 17h30,la skippette tente une manœuvre de port difficile et s’en sort pas trop mal Youpi ! et nous retrouvons une nouvelle fois avec plaisir nos copains du « Camping des flots bleus » pour une soirée Langoustes fournies par Charlie et son amie Béatrice et les bananes flambées promises. Que du bonheur ! Rendez vous est pris en juin pour manger quelques langoustes…









(la vie n'est pas rose pour les langoustes aux Caraibes...)








En cette période électorale,faites comme le Capitaine et pensez au développement durable:
"SAVE WATER - DRINK BEER"

STE LUCIE :MARS 2007


(pendant la traversée , sous un grain , le capitaine a encore plus froid qu'en Bretagne...)




(heureusement la skippette assure...)



(la Mangrove de Marigot Bay)


C’est le printemps, le temps est maussade : gris et grains une bonne partie de la matinée ; 15 à 20 nœuds d’EST et toujours 6 à 8 feet de houle annoncée : 25,30 nœuds dans les rafales et 8 feet de houle sûrement, sans oublier le courant qui nous éloigne de la civilisation ! Moment étrange dans la journée : la pompe à eau de refroidissement du moteur dit stop-alarme…. le capitaine et la skippette restent murés dans leurs réflexions de longues minutes : Marigot Bay ou le Marin ? et de toute façon une nuit en mer et un remorquage en perspective ! C’est mal connaître le capitaine, qui tel MacGyver, aidé de palmes, d’un masque, d’un bout et de sa spatule magique viendra à bout de la m…. qui obstruait l’arrivée d’eau située sous le bateau. Nouvelle tentative et oh miracle l’eau jaillit ! …… Donc mouillage à Marigot : ELLE EST PAS BELLE LA VIE ?
Arrivée classique à Marigot : le comité d’accueil est à la hauteur mais les discussions du prix s’organisent autour d’échanges et du prix officiel de 65 dollars caraïbes nous arrivons à descendre le prix à 40 plus une bouteille de Baileys(merci Joseph) dont nous voulions nous débarrasser. Nous n’échapperons pas aux bananes à prix négocié : la skippette promet des bananes flambées pour plus tard. Nous sommes mouillés sur bouée au fond de la mangrove à gauche, devant un très joli petit restaurant sur pilotis avec un gros lézard sur la façade: n’y aller qu’en tout début de mois et à condition d’avoir un événement très très important à fêter. Nous remplissons la deuxième condition... Ce fut très classe...















( elle peut le faire ...)

ST VINCENT :MARS 2007







(Walliboula Bay )











(c'est le plus petit!!!...)


L’arrivée sur Saint Vincent et l’entrée dans Wallilabou Bay sont étonnantes.
L’entrée n' est pas très étroite, l’endroit est très étrange surtout avec le reste des décors du film Pirate des Caraïbes qui nous font penser à un repaire de flibustiers !

Le paysage est superbe : montagneux avec une végétation luxuriante qui dégueule dans un dégradé de verts dans la mer bleu marine.

L’accueil sera comme à l’habitude, excellent ; les locaux organisent le mouillage : une bouée à l’avant, un bout à terre autour du tronc d’un cocotier ou autour d’un pieu et les places sont limitées…. Le prix sera comme d’habitude négocié : 20 dollars caraïbes pour l’amarrage, 20 pour l’aide apportée, du shampoing contre un bracelet ; mais le même que celui de Johnny Deep ! quelques pièces pour nous débarrasser de nos poubelles, quelques fruits contre la paire de sandales du capitaine(ouf enfin de l’air pur !!!) et enfin avec un grand sourire, le capitaine, qui s’évite la plongée matinale pour enlever le bout à terre, négociera la manœuvre de départ contre une boite de haricots blancs.

C’est là que le capitaine fera les formalités de sortie et il aura la surprise de repayer une taxe….







(le Pirate des Caraibes)







(Hairoun ,la très bonne bière de St Vincent)

CANOUAN :MARS 2007



(tout va bene pour la skippette)



Entre les Tobago et Saint Vincent nous ferons une halte à Canouan, superbe baie »Moorings », très bien protégée avec un hôtel de luxe sur la plage (les cocktails y sont excellents) ; mais finalement le mouillage s’avérera très rouleur et la halte sans grand intérêt.






















(Tamarind Yacht Club, base Moorings)

TOBAGO CAYS :MARS 2007



(ilot Jamesby)











TOBAGO CAYS : enfin !
Elles sont en vue malgré une mer houleuse et des grains soutenus.
L’arrivée par le sud est spectaculaire : le passage est étroit mais que l’eau est belle; nous décidons de nous approcher au plus près du récif de corail devant l’océan vers l'ilet Baradal.
Et nous voilà dans une immense et superbe piscine où la couleur de l’eau passe par le vert, le bleu clair, le bleu plus foncé, le sable est blanc…..
A peine avions nous mis l’ancre qu’un énorme grain s’abat sur nous, d’une violence incroyable, des rideaux de grosses pluies nous bouchent la vue…. mais le mouillage tient malgré les très fortes rafales et nous attendons patiemment la fin du grain pour enfin nous mettre dans l’eau (de mer cette fois) et nager avec poissons, tortues….
Le soleil revenu voit arriver des dizaines de bateaux entrant à la queue le leu dans la piscine déjà surchargée. Et bien sur eux passent et repassent devant notre ancre qui trouve la plaisanterie pas banale et qui en profite pour refuser le travail demandé : on dérape !!!!Exit les Tobago : c’est promis, juré on reviendra dans ce petit paradis quand il y aura moins de monde…peut être en juin…. et on mouillera après l’entrée nord devant un petit îlot plein de charme où seuls 3 ou 4 bateaux peuvent s’approcher de la plage en évitant le courant qui peut se faire sentir dans l’entrée(entre les iles Petit Rameau et Petit Bateau) ou encore devant l'ilôt Jamesby.








(Pour les amoureux du crachin breton ,voici quelques instantanés d'un déluge d'anthologie dans les Tobago Cays)

UNION :MARS 2007



















(Anchorage Yacht Club et la baie d'Union)









Dés 7H30 ce matin là le programme est annoncé:les TOBAGO'CAYS!
Malheureusement le vent de force 5 à 6,la mer agitée, de fortes rafales et le fort courant, contraignent le capitaine, à contre coeur,à faire demi tour.
Direction UNION :une bouée et la promesse de langoustes servies à bord pour le soir et l'équipage est heureux .
La déception sera terrible,les langoustes ne sont jamais arrivées dans notre assiette.
Et bien que ce village très coloré est absolument ravissant avec des galeries de peinture naive(fermées ce dimanche) et des échopes de fruits et légumes bien fournies nous avons un petit apriori négatif pour cette halte.Peut être à revenir...





(le recif face à l'aéroport d'Union)

MAYREAU :MARS 2007







(Salt whistle Bay : la grande classe )








(la skippette sur la plage de Salt Whistle Bay)




(chez Robert)






(langoustes royales et soirées arrosées au clair de lune )







Comme dit le proverbe ,qui veut naviguer loin ménage sa voilure…
Par force 4 à 5 au près ,génois déroulé ,tranquille et un brin de moteur pour rafraîchir l’eau du pastis placée dans le frigo, nous sommes en route pour Mayreau où nous arriverons au mouillage de Salt Whistle Bay.
Très belle plage sous le vent et une autre au vent séparées par une mince bande de terre et sur l’isthme une cocoteraie …Sable blanc et mer turquoise…
Au mouillage les boat boys nous proposent dans un anglais impeccable du « fresh fish ,lobsters , bred , ice et plus… ».
No man we have all we need …but do you want some cigarettes ?et nous Sommes copains!…
Take it easy…
Black Man, Birty pour les intimes, nous propose deux langoustes grillées, livrées sur le bateau à 19heures pétantes plus la surprise du chef pour 80 biwi et un paquet de cigarettes.
Un délice et une super soirée.
Le lendemain nous allons dans l’autre mouillage au pied du village (Saline Bay).Il faut impérativement monter en haut du village ,soit le sommet de l’Ile ,jusqu’à la Chapelle édifiée par le Père Divonne ,et observer la vue des Tobago Cays , puis aller boire un verre chez Robert en redescendant.








(lever de soleil sur Salt Whistle Bay)

BEQUIA :MARS 2007










(quelques photos de la rade de Port Elisabeth)







Le départ du Marin est effectif à 9 heures.Après avoir fait le plein de fuel le capitaine prend la direction du sud .Jusqu’où ?… St Vincent ,Bequia ,Union ?…
Nous naviguerons 23 heures. Le vent d’Est –Sud Est de 15 à 20 nœuds et une houle de 1,50 mètres nous poussent:excellentes conditions de navigation…Sous prétexte de s’amariner la skippette se laisse chouchouter par le capitaine et a droit aux fameux raviolis en boite du skippeur. Elle ne le fâchera pas en lui avouant qu’elle préfère les frais mais lui montre qu’elle apprécie en sauçant son assiette…donc tout va bien…
Superbe nuit étoilée où nous découvrons la grande ourse…à l’envers !!! …
Au large de Béquia ,la skippette a vu au loin bébé et maman baleine reconnaissables à la hauteur du jet d’eau de leur respiration.
Nous serons à Béquia ( prononcez Biquoué) à 8 heures et aidé d’un local nous nous amarrons à une bouée contre 10 euro (30 Biwi) .Le capitaine va dormir et la skippettte profite d’une mer turquoise et d’un paysage superbe entourée d’une centaine de bateaux.
Dans l’après midi la clearance est effectuée nous allégeant de 95 biwi …Port Elisabeth est un joli village ,tranquille ,aux rues fleuries et décorées…C’est une halte agréable.Par vent supérieur à 15 nœuds il est préférable d’aller mouiller devant la plage à droite en entrant dans la baie bien protégée de la houle ou prendre un corps mort le plus proche du village.
L’apéritif se prend à bord bercé par la voix du prêcheur rasta …







(l'annexe coule,il est temps de la changer)

MARTINIQUE :LE RETOUR (MARS 2007)

La caisse de bord bien remplie ,nous quittons la Bretagne où l’hiver n’a pas encore pris fin pour retrouver sous la chaleur notre Lazarina .
Nous retrouvons aussi les amis :
Guillaume et Tiffen ont trouvé Kerdonis et Jean Claude nous régale de Ti punch en nous racontant les dernières nouvelles du ponton 6 dénommé le Ponton du Camping des Flots Bleus ,compte tenu de l’ambiance chaleureuse qui y règne.
Nous en profitons pour boire également une bouteille de Haut Médoc qui ,ma foi ,a fort bien vieilli pendant la traversée.
L’occasion également de rencontrer Vincent et Cécile en partance pour le Venezuela puis Panama et Nicolas et Magali qui se dirigeaient vers le Lac Michigan et Chicago.

Laisser le bateau plusieurs semaines réserve quelques surprises: de nouveaux habitants ont pris possession des lieux .De toutes petites bêtes rampantes…Blattes…Blattes…Blattes…
La guerre va être déclenchée dès le premier soir; bien que fatigués par le voyage et nos semaines de travail harassant nous déclenchons les hostilités en installant des pièges dans des endroits stratégiques .Efficace mais insuffisant…Le lendemain:attaque en règle avec une bombe destructrice: l’ennemi malgré des pertes considérables ne se rend pas…Les informations du ponton s’avèrent fort utile : appel à BLATMAN (ça ne s’invente pas…) qui avec Goliath devraient donner le coup final ( à moins que notre ennemi ne s’appelle David…)
Armé d’une seringue ,Blatman surgit dans tous les coins et recoins du bateau .Comme toute guerre ,l’opération est chère (90 euro) mais l’ennemi est anéanti pour six mois au moins et nous sommes entièrement satisfaits.
Très vite ,nous sommes dans l’obligation d’adopter rapidement le rythme antillais grâce à notre mécanicien qui se charge après 24 heures de retard de notre pompe à eau et d’une petite révision bien méritée après notre transat …No stress man !…Et oui ,oubliée la vie stressante de la métropole et ça , ça fait du bien.







(il manque Goliath et Blatman...)

01 janvier 2007

SAINTE LUCIE: DECEMBRE 2006

(au mouillage à Marigot Bay et chez J.J.)

(anse des 2 Pitons)


C’est en 5 heures que nous rallierons Marigot Bay de Ste Anne.Une navigation sans problème dans le chenal.
L’arrivée sur Marigot est magnifique et après avoir été dans la baie intérieure, nous décidons de mouiller à l’extérieur avec une eau bien plus limpide.Nous sommes accueillis par Jean Jacques.No problemo…Mouillage gratuit sur ancre.
Puis un vendeur sympa de fruits, puis un autre vendeur sympa de colliers et divers cadeaux artisanaux puis un autre vendeur de pain et de glace pour le petit déjeuner, et à près cela nous étions amis avec tous et pouvions tranquillement nous baigner et aller à terre sans risque.
Il serait inconvenant d’oublier d’aller faire sa clearance avant 16h 30 (5$ et 20$ supplémentaires pour le Parc National des 2 Pitons que nous envisageons de faire)
Et surtout de ne pas aller prendre son happy hour et son repas chez J.J. malgré le prix un peu cher et les mosquitos venant de la mangrove.Grand Plaisir…
En moins de 3 heures vous êtes ensuite de Marigot à l’anse des 2 pitons.Cette fois, grâce à l’aide de Daniel nous prenons un corps mort (10 plus 20 $ caraïbes soit en tout 10 euro à payer le soir aux Marines Rangers) Mais quelle tranquillité car le mouillage est très rouleur et les rafales descendent fortement des montagnes ; Le cérémonial des vendeurs se poursuit ; nous jouons le jeu et nous ne le regretterons pas une nouvelle fois…
La plage proche de l’hôtel Jalousie est superbe.Magnifique coucher de soleil sur les 2 pitons
Le lendemain nous retournerons au Marin ,il faut bien penser au retour…Nous dériverons légèrement à cause du courant entre le chenal de Ste Lucie et la Martinique mais malgré le nombre considérable de bateau au mouillage nous arriverons sans problème au Marin de nuit .

Souhaitant rester pour le lecteur sur une note agréable des îles avec les cocotiers je ne m’attarderai pas sur la dernière journée en Martinique afin de ne pas trop insister sur le fait que nous allons encore une fois laisser Lazarina, et que nous quitterons Le Marin par 33 ° et que notre arrivée à Nantes se fera sous la grisaille avec 1° …(en réalité je craque...)...
Heureusement Lazarina a beaucoup plus de chance que nous ; elle reste en vacances au Marin et profite de l’eau à 28° pour se reposer de la traversée…A bientôt…


MARTINIQUE :NOEL 2006


(L'Habitation Clémént)










(attention aux conséquences d'abus...)
(ça c'est vrai...y compris en naviguant !!!....)
(marché de Fort de France)









(les plages de Surf vers Tartane)









(grande Anse d'Arlet)












(le rocher du Diamant)

(tous les trois à Mango Bay )
Béatrice et Chloé arrivant ce jour de la métropole, Sylvain et moi rangeons, nettoyons, lessivons à fond Lazarina avant la grande inspection de la direction générale.Après avoir été les chercher au Lamentin, nos grandes retrouvailles se font autour d’un happy hour au Mango Bay avec quelques Ti Punch.Tout va bene et c’est du grand plaisir.
Les jours suivants seront bien plus calmes.
D’abord direction plage de Ste Anne pour boire un excellent champagne avec Balanec pour fêter nos traversées respectives et puis visites de la côte Sud et Est de l’Ile sans oublier d’aller repérer les plages de Surf vers la pointe de la Caravelle (Tartane vers le château Dubuc) sans omettre surtout de s’arrêter à l’Habitation Clément vers Lefrançois pour acheter quelques réserves d’eau distillée locale (en fait plusieurs dizaines de litres pour les amis…).
Nous n’échapperons pas à Fort de France et à son marché très sympa, aux plages de l’Anse d’Arlet ,et à la magnifique vue du Rocher du Diamant ,et enfin à l’incontournable et magnifique plage des Salines avec les cocotiers comme sur les cartes postales et le vrai Père Noël sur la plage.Les amis des bateaux se réuniront sur celui de Jean Claude (Sépia) : Guillaume et Tifenn, Jean Yves et Peyo(Menestrel),Laurent,un couple de Belges (Alexandra et Charles de Côte à Côte),pour fêter dignement Noël avec quelques planteurs ; quant à nous,nous nous sommes occupés personnellement de nous procurer quelques langoustes qui ont fait le bonheur de tous…
Joyeux Noël de la Martinique.

(le vrai Père Noel aux Salines et Noel à bord de Sépia avec les amis )



31 décembre 2006

LA TRAVERSEE 20 NOVEMBRE / 13 DECEMBRE

(lever de soleil sur L'Atlantique,Lazarina,Sylvain et Stéphane)
( Sylvano à la barre )
( sieste intensive avant les quarts)
( Sylvano pèche une daurade et une bonite )













( le jambon cru )
( fixation du rail de tangon et envoi du spi )

(le spi est recollé au néoprène ( ! ) puis recousu par des experts )


(le spi réparé est renvoyé)
(l'arrivée le 13 decembre à la Martinique )


LE VRAI DEPART :LA TRAVERSEE 20 NOVEMBRE /13 DECEMBRE 2006


C’est précisément Lundi 20 Novembre 2006 à 21 Heures TU que Lazarina toujours aussi fringante quitte enfin Ténérife avec un équipage de choc composé de vraies têtes brûlées
Sylvano roi de l’UNO
Stéphane dit Pépé Bolington marin aventurier
Et à terre Béatrice la routeuse météo


NAVIGATION ET METEO

Grâce à la magie de la technologie Iridium et surtout avec les analyses fines de Béatrice nous avions chaque jour les prévisions météo pour les trois jours
Nous les attendions avec impatience seul lien avec la terre durant cette traversée
Comme nous avons été particulièrement bons en tactique nous avons ainsi optimisé la route nord directe laissant les petits copains aller vers le sud chercher des alizés qui n’étaient pas plus fort qu’au nord mais qui étaient accompagnés d’une forte houle et surtout qui rallongeaient considérablement la route.
Le vent était taillé sur mesure ENE 3 à 5 quelquefois 6 et très rarement 7 dans des rafales ou grains très passagers : toujours au portant, le rêve …


LES QUARTS

Pas question de dormir sauf pour les inconscients ou les solitaires : 12 voiliers rencontrés, 3 cargos et un pêcheur, et nous, en route de collision ou légèrement parallèle
Bien sur peu avait leur radar en marche alors notre détecteur merveille a été peu sollicité et la veille était obligatoire alternativement pendant 2 Heures toutes les nuits
Le capitaine en a profité pour lire le dernier Harry Potter (le prince de sang mêlé) tellement fort qu’il en a oublié de réveiller Sylvano
Vivement le dernier tome car je suis encore sous le choc de la fin du livre
Sinon nos quarts de nuit se sont déroulés sans histoire avec la belle Lazarina portée par une brise soutenue sous le regard de la lune et de la voûte étoilée (avec ou sans lunette de soleil) et le ronronnement continuel du pilote automatique (le petit a remplacé le gros qui avait trop travaillé) et de quelques grains qui ont seulement rafraîchi nos idées et permis (à peine ) de nous laver car depuis que la boite d’haricots, posée négligemment, sur l’évier avait ouvert, à cause du roulis rythmique, les robinets d’eau vidant la totalité des réserves d’eau soit plus de 300 litres heureusement dans l’évier ( si si c’est vrai !!!…) il ne nous restait que nos 120 litres d’eau des bidons…

Enfin tout a été géré parfaitement, malgré ce gag bien involontaire, le rhum, le coca, la bière et le vin pouvant éventuellement compenser l’eau partie en «fumée »…


LES JOURNEES

Sylvano était venu avec des rapalas tueurs
Il a assassiné pour la bonne cause une bonite qui sera mangée crue en filet dans une bonne huile d’olive et une belle daurade royale au four.
En plus des cours de sextant et de gonio que j’ai professé au jeune marin, nous avons bien sur bricolé mais tellement peu que tout se résumait à améliorer ce qui était trop léger (poulies bouts …)
Seul l’un des 2 pilotes n’a pu être remis en état :Paix à son âme …
Enfin après avoir trouvé une solution au rail de tangon dont la fixation par vis était trop déficiente, nous avons eu le plaisir d’envoyer le spi acheté 120 euro
Nous en avons eu pour notre argent…
Après une rafale un peu trop soutenue, il a magnifiquement explosé, obligeant l’équipage pendant 4 jours et 4 nuits (j’exagère un peu…) à refaire toutes les coutures en s'aidant de colle néoprène et de fil et nous aurons eu ensuite l’incroyable plaisir de revoir notre spi hissé sans problème
Nous sommes vraiment très bons : LE REVE

J’oubliais bien sur qu’un bonne croisière ne se termine pas en bricolage sans une intervention sur les toilettes du bord ; nous n’échapperons pas à ce plaisir de démonter les toilettes pour remettre un écrou qui a eu l’impertinence de se dévisser au mauvais moment (je passe sur les détails de l’intervention !!! )…


L’UNO
Sylvano le roi de l’UNO remettait son titre en jeu ;
Après 64 parties le résultat est une égalité parfaite de 32 parties gagnées chacun ;mais il conservera son titre avec 106 points d’avance seulement…

Je sais que certains pourraient imaginer que le skipper soit un mauvais joueur mais son mousse n’a pas arrêté de changer les règles, d’en inventer jusqu’au dernier jour ,de choisir ses cartes dans les différentes pioches , de perdre des cartes ou d’en distribuer plus ou moins….La bataille psychologique a fait donc rage pendant les 64 parties. Force est de constater qu’il a conservé son titre.Mais la vérité ( !!!!) m’oblige aussi à dire que je me devais de le laisser gagner !!!…Sinon il n’aurait plus accepter de monter au mat par 2 fois par force 5 ou 6 pour aller ramasser la têtière du spi en haut du mat ou assurer ses quarts de nuit.
Et après cela on dira que le skipper est mauvais perdant !!!…

LES NOURRITURES TERRESTRES

Nous avons bien entendu respecter à la lettre l’ensemble de l’avitaillement que nous avait prescrit Béatrice
Dans la réalité l’équilibre alimentaire a été moins suivi
Sans rentrer dans le détail complet des repas que je tiens à la disposition de ceux qui le souhaitent, nous avons mangé en 22 jours soit 44 repas :
*pâtes 9 fois
*raviolis 6 fois
*riz 4 fois
*purée ou pommes de terre 7 fois
*omelette aux lardons ou œufs 7 fois
*viande 3 fois
*poissons 2 fois
*pâté 6 fois
*1jambon cru
Cette nourriture très équilibrée ( ! ) fut complétée par des boites et quelques fruits…

Nous avons aussi fêté, bien entendu, à partir de la mi parcours chaque centaine de miles parcourus par une chaleureuse rasade de rhum pour habituer nos organismes aux ti punch futurs.

Enfin pour clore ce chapitre Pépé Bolington n’oublie pas que Sylvano lui a préparé un gâteau d’anniversaire avec des madeleines et des allumettes en guise de bougies accompagné d’un délicieux mousseux espagnol !…


L’ARRIVEE

Dès mon quart de 21Heure locale le mardi nous apercevons un halo lumineux sur la Martinique Il nous reste une bonne cinquantaine de miles à faire et l’ambiance est excellente.
Le Mercredi 13 Décembre après avoir viré l’ îlot Cabris (6H 45 locale) tel Christophe Colomb découvrant l’Amérique (on fait dans la modestie !!!…) nous mouillons devant la plage de Ste Anne et plongeons dans une eau limpide à 28°.
Après ne pas avoir oublié que les bouées rouges se laissent à tribord (et les vertes à bâbord ) nous nous engageons dans le chenal qui mène au Marin en saluant nos amis de Balanec.
Nous nous amarrons enfin au quai grâce à l’aide Philippo.

Bravo Lazarina tu as mérité d’arriver dans ce lieu si extraordinaire.

Merci à tous nos amis qui nous ont accompagnés par leurs messages , ou en venant naviguer avec nous ou tout simplement en nous permettant de continuer l’aventure …

Le nettoyage et le rangement attendront demain !!! …
Pour aujourd’hui ti punch à gogo et dodo…


(premier mouillage à l'arrivée devant la plage de Ste Anne)

(arrivée dans le chenal du Marin :attention aux couleurs des bouées)



















(la preuve:Lazarina est au Marin...)

LES PREPARATIFS ET LE FAUX DEPART

(lazarina est prête pour le départ)













LES PREPARATIFS ET LE FAUX DEPART : 17 AU 20 NOVEMBRE


Après des adieux forcément émouvants avec Béatrice à la gare de Rennes je retrouve par hasard Joseph en tension maximum après avoir raté son avion ;
En conséquence il voyage avec moi vers Santa Cruz de Tenérife via Madrid où nous avons dormi sur les bancs de l’aéroport.
On retrouve comme prévu Sylvain à l’aéroport.
Avant de faire les provisions de produits frais au Carrefour du bout du port nous nous devons de boire un petit rhum pour fêter nos retrouvailles et surtout de revoir Lazarina en pleine forme

Trois caddies suffisent à compléter l’avitaillement déjà commencé en Aout.
Le but est de ne rien manquer et que tout rentre partout dans les coffres.
La préparation du bateau se poursuit avec un check up complet du gréement, de la visserie ,du vit de mulet le plein de gaz oil ;et d’essence pour le groupe ;
Le carénage est effectué par un plongeur du port (150 Euro)
Il ne reste qu’à boire un bon coup pour fêter la préparation intensive de la belle Lazarina
Sangria paella et liqueur permettent à l’équipage de se préparer au grand départ

Lundi 20 Novembre à 7 H Lazarina quitte fièrement Santa Cruz prête à découvrir de nouveaux horizons lointains
Manifestement la forme de Lazarina n’est pas partagée par l’ensemble de l’équipage

Une houle croisée sans vent nous accueille d’entrée et le capitaine glisse et passe à travers les filières ;heureusement il ne lâchera pas prise, agrippé fortement aux filières il remontera seul par l’échelle de bains ;pas très fier quand même …
L’estomac de Sylvain est quant à lui un peu barbouillé (un peu beaucoup…)

Enfin Joseph devant la valeur de ce équipage ( !!!) préfère renoncer à la traversée avec nous (no comment !!!…) et finalement embarquera sur un bateau bien plus confortable (un 50 pieds) dans le cadre de l’ARC !!!…
Nous le déposons à San Miquel de Ténérife la nouvelle Marina proche de l’aéroport Sud Reine Sofia

LA VRAIE AVENTURE VA ENFIN COMMENCER



29 décembre 2006

ILS SONT ARRIVES !!!...

ils sont arrivés !!! ...
Mercredi 13 Décembre après 22 jours de traversée
A les entendre ils ne sont pas fatigués et heureux de leur traversée sans histoire mais à eux maintenant la parole pour le récit de leurs aventures ( probablement quand ils auront terminés leurs Ti Punch ...)

09 décembre 2006

l'arrivée est proche

aujourd'hui à 14 heures Lazarina n'est plus qu'à 490 miles de l'arrivée ; le vent de force 5 à 6 poussent nos marins vers la Martinique;le vent devrait faiblir un peu lundi et mardi d'après la meteo de Weather on line. O n peut aisément penser quà ce rythme ce vaillant équipage aura atteint son but en milieu de semaine.......enfin les p'tit punch! (encore que....mon petit doigt me dit qu'ils se sont entrainés durant la traversée.....)

02 décembre 2006

a mi chemin

de l'arrivée le moral est toujours excellent.Après une journée "pétole" le vent souffle dans les voiles poussant Lazarina qui file maintenant à 120 miles par jour en moyenne....A cette vitesse nos marins arriveront avant moi à la Martinique!!!
L'ambiance à bord est joueuse:ce soir (pour nous!) partie de UNO et Sylvain est un équipier hyper sympa; il laisse stef gagner. C'est peut etre ça façon à lui de lui souhaiter un bon anniversaire.....

28 novembre 2006

DERNIERES MINUTES

Ce soir(mardi 28 novembre) nos marins ont effectué le tiers du parcours.....Ils restent 1800miles.A ce rythme dans 18 jours ils seront arrivés au Marin!
Le vent est établi à l'Est, faible 10 à 15 noeuds.
Le moral est,comme le temps, toujours au beau fixe.
Ils embrassent tout le monde:famille,copains...

25 novembre 2006

LES NEWS DE LA TRAVERSEE

SAMEDI 25 NOVEMBRE
Le départ est donné lundi à 6h30 TU;une houle croisée forte attend nos marins dès la sortie du port ;le vent faible ne permet pas d'avancer et de passer les vagues:le mal de mer sévit; malheureusement pour Joseph il devra jeter l'éponge...Sylvain et Stephane continuent et passent leur première nuit où tout se calme.A ce jour ils sont à 2100Miles de la Martinique;tout se passe très bien le vent leur permet d'avancer pratiquement en route directe et ils effectuent 100miles environ par jour.Il fait beau et chaud.Ils pechent et HO surprise Sylvain a eu au bout de sa traine une bonite(petit thon)qu'ils se sont empressés de dévorer en filet....

15 septembre 2006

NEWS DU COSQUER


Voici le Perroquet du Capitaine Flint à la recherche de l'île au trésor?
Le17 novembre : Départ vers Ténérife pour le grand saut océanique...
Joseph , Sylvain et Stéphane seront du voyage.
A Bientôt...

14 septembre 2006

La Gomera et retour Ténérife Aout 2006


(vue du Parador de San Sebastian sur le port)


(

(Los Roques)

(agulo)
(vue du parc national Garajonay)
(la vallée du grand roi)
(ceux là ,c'est nous en pleine action...)


(Aline reprend des forces ...)


(Aline essaie de survivre...)



(Mathieu et Chloé assurent par bonne mer et vent soutenu)









Pourquoi aller à La Goméra?

1.c’est joli mais ça se mérite
2.c’est un port pas cher , aux douches et toilettes 4 étoiles et une capitainerie sympa
(précisions importantes de Béa ,la capitainerie se charge de vous laver ,sècher et plier le linge pour quelques euros)
3.c’est bien approvisionné (on y trouve même du pastis et des super cigares issus de feuilles de tabac données par Fidel Castro et réimplantées sur l’île de La Palma) ,supermarchés et carburant au port
4.c’est presque l'île la plus proche de l’Amérique


Mais il faut y aller !!!… Et il y a 62 miles de Santa Cruz de Ténérife et là , c’est toute une histoire

Avec le vent et la houle qui se renforcent entre les îles ,tout devient particulier …

Mathieu apprend à pisser par force 5 à 6 à travers les filières ;c’est rigolo et très sportif.
Aline, brave des braves passe son temps à soigner l’angine de Mathieu avant de sombrer dans une horrible maladie qui condamnera définitivement pour le voyage la bassine de vaisselle !…
Chloé voulait du vent ; elle est servie aussi. Malgré son apathie ,elle combat comme d’habitude et sort vainqueur de la traversée.
Béa, avec sa bonne humeur habituelle, vide les bassines et allume avec beaucoup de difficultés les cigarettes mouillées du capitaine suite aux déferlantes qui secouent un peu le bateau…C’était prévu dans les guides à l’approche de La Goméra !!!.
Le capitaine se demande si, avec ce si vaillant équipage, il pourra rallier San Sébastien de La Goméra compte tenu que le vent de nord de force 6 de tout à l’heure au portant c’était de la rigolade par rapport au vent qui a forci et tourné pour se retrouver dans le nez !
Heureusement cette sympathique traversée ( !) a ravi l’équipage grâce à la venue d’un groupe de petites baleines « calderon » qui habitent entre Ténérife et La Goméra et qui sont venues nous saluer : on a applaudi bien fort.
De plus le ciel est étonnamment étoilé ;Mathieu découvre la voie lactée entre deux déferlantes qui couchent le bateau.
Enfin ,il est à noter le comportement de Lazarina : fière, superbe, sure , elle, d’arriver à bon port !…Mile après mile , voile et moteur , nous progressons et nous pénétrons, vaillamment et trempés dans le port accueillis presque comme des héros par l’agent du port qui nous aide dans les manœuvres à une heure du matin. Super sympa…
Tout le monde retrouve le sourire …Rhum pour tous ( double pour le capitaine ). ..Puis Pasta Party et in the bed à trois heures du matin…
C’est beau le bateau ! …

L’île est magnifique :le parc national de Garajonay, Agulo ,los Roques ,la plage de Alojera,le Mirador Cesar Menrique, la Vallée de Grand Roi…Et puis tous les souvenirs de Christophe Colomb avec la belle Béatrix …et la vue extraordinaire du Parador de San Sebastian au dessus du port face au Téide ,sans oublier le restaurant Marques de Oristano…
A revenir et à goûter sans modération…

Le retour vers Ténérife (mouillage à Los Cristianos) se fera sans encombre après un petit au revoir aux baleines qui viennent nous saluer.Au mouillage ,on teste l’annexe qui prend l’eau(normal…), le moteur qui marche ( incroyable !!!),et le guindeau électrique …grand luxe…
Pot arrosé avec Gilles de Menkar(œil de baleine) …

Les jeunes en profitent pour aller à terre :Mathieu craque pour un Burger, Chloé pour une crêpe , et nous on crack de ne pas les voir revenir.
La nuit bien tombée, nos deux jeunes matelots arrivent en rigolant sur la plage ;le chef va les chercher sur la plage en annexe ; le retour à la rame était dans le style « rames et tais toi !… » ;le risotto était d’un calme olympien ;la nuit aussi…

Heureusement car le lendemain la remontée sera très musclée …De bord carré en bord carré ,la révolte de l’équipage couve contre le capitaine qui se résout enfin à se réfugier dans la nouvelle marina en construction de San Miguel proche de l’aéroport sud , avec une entrée un peu difficile en cas de houle du nord ce qui est fréquent ici…Accueil sympa , douches et toilettes cinq étoiles dixit Béa .Le bar est bien placé ,dixit Stéphane.

On en profite pour retrouver des amis bretons (Yves et Sylvie de Balanec en route pour les Antilles ) qui n’ont pas souhaité eux aussi poursuivre dans la mer si houleuse …

Demain ce sera nettement meilleur…Nous arriverons de nuit à Santa Cruz…

Et là ,ce sera grand nettoyage , préparation de Lazarina pour le grand saut de Novembre.
Mais c’est une autre histoire …Entre temps il faut rentrer pour aller chercher quelque sous , faire la bise à Lola et Gitan ,aux copains et à la famille …et encore laisser seule , plus de deux mois, Lazarina au soleil de Ténérife ...

Surf inTénérife aout 2006




(les 2 Brice )


(Chloé et Mathieu en action )





ON cherche la Vague !!!…Vive le SURF !!!…

Le surf et la voile ne font pas un très bon ménage. Au mouillage on fuit les vagues; or les jeunes rêvent de vagues. Il va falloir concilier…
Depuis plus de deux heures on cherche LA VAGUE.Heureusement nous sommes en voiture…
Brice de Nice à côté c’est un amateur !…
A Mediano , spot international c’est trop …
A Los Cristianos et Playa Las Americas c’est pas assez …
Quant le spot est bon, le loueur est fermé…Il nous reste qu’à aller manger à Las Americas dans un restau allemand garanti, avec milk shake typiquement canarien !…

Enfin nos brillants surfeurs trouveront le matériel et la bonne vague et s’en donneront à cœur joie …Finalement , malgré un requin qui a failli manger la main de Mathieu, la vague était là et les émotions aussi…

Retour triomphal des surfeurs et des accompagnateurs qui en ont profité à chaque fois pour visiter Ténérife :le Téide, Los Gigantes , Puerto Cruz et la Playa Jadim de Menrique et un somptueux jardin botanique et puis La Laguna capitale historique avec ses magnifiques ruelles.
Les petits plats se succèdent à bord : Risotto d’Aline ,Calamarès de Béa ,Tartiflette authentique( !) des jeunes et du capitaine qui se charge aussi de l’apéro sage (enfin presque…) et du rosé frais…

TENERIFE AOUT 2006




(vers le Teide il fait froid...)


(Los Gigantes )



(jardin botanique de Puerto Cruz)




(La Laguna)









OUF !!!…ENFIN LES VACANCES…
OUF !!!…ENFIN ON RETROUVE LAZARINA…

LES PREPARATIFS

Et pour retrouver le bateau le jeu consiste à trouver les vols les moins chers : Paris.Madrid via Easy Jet ,Madrid.Tenerife via E.dreams (retour par Air Europa et Vueling !!!…) . Qui dit mieux !…

Dès la première soirée Chloé et Mathieu son cousin découvrent les premières boites au bout du port près de l’auditorium , copie de celui de Sydney. Heureusement comme ils dorment dehors ils ne nous réveillent pas en rentrant.Les courses à Carrefour nous mobilisent. En plus, c’est pratique il est au bout du port…Le rêve pour tout fumeur (cartouche à moins de 7 euros) et pour tout buveur (sauf le pastis introuvable …aie…aie…aie…).Le rayon de poissons est particulièrement bien garni ainsi que les poissons frais surgelés ,pratique pour conserver au frais quelques jours…
Avec un taxi c’est un jeu d’enfant de revenir …

Repos absolu et sieste à bord sauf le Capitaine qui bricole dans le moteur jusqu’à 21Heures.
Conclusion , il faut un mécano à bord ;là il doit s’améliorer…
En revanche Béa et Aline ont trouvé de superbes boutiques et là elles n’ont pas à s’améliorer…
Après tant d’efforts stériles ou coûteux ,Stéph s’agite un peu pour servir l’apéro…

Pour le moteur c’est José (tel : 646426154) qui se chargera du câble de stop , des réglages et de l’alternateur…Pour le thermostat c’est Jacques qui s’en chargera au retour. Avant le grand saut ces petites réparations tombent à pic et permettent d’optimiser Lazarina qui s’en portera d’autant mieux…





05 juin 2006

TENERIFE MAI 2006




Après avoir fait toutes les formalités administratives à la Marina del Atlantico , et en particulier payer d'avance 1750 e pour les 6 mois, nous allons à la découverte de cette île si étonnante.D’abord Santa Cruz, la capitale actuelle, avec ses grands rues piétonnes où les bars à tapas sont judicieusement placés pour notre pur plaisir. Et puis surtout Laguna ,l’ancienne capitale, si belle avec ses vieux palais qui justifient largement le déplacement.
Et enfin, la magnifique playa de Las Teresitas au nord de Santa Cruz pour bien se détendre sur une plage digne des tropiques avec du sable importé du Sahara !…
La soirée fut intense ,puisqu’à la demande de Claude ,passionnée de foot (à moins que ce soit plutôt Denis et moi )nous assistons au milieu des Espagnols à la finale Barcelone – Arsenal.
Concert de klaxon à la fin du match ,et bien entendu grosses animations dans les bars…
Le lendemain ,avec notre petite Fiat ,nous avons attaqué la Côte Nord qui est restée sauvage .
Pas de béton excessif contrairement au sud…
Puis route vers Puerto de La Cruz et sa plage de jardin dessinée par Menrique et son petit centre ville sympa .
De là part une route dans l’Orotava traditionnellement dans un brouillard grâce aux alizés chargés d’humidité ; et là exceptionnel, au bout de 20 kms nous sommes sur les nuages , tout petit devant le Teide et l’œuvre de la Nature. Rien à dire de plus que ce décor extraordinaire…Le retour par la forêt de l’Esperanza est un bonheur…
Il n’en est pas de même du sud de l’île donnée aux promoteurs qui se sont délibérément mis un point de déshonneur à saccager le littoral de Los Gigantès à Los Cristianos sans oublier Playas de Las Americas…Juan les Pins et La Grande Motte sont des modèles urbains de très bon goût à côté…Mais visiblement les 5 millions de touristes apprécient…
Heureusement Ténérife est suffisamment grande pour éviter cela …Voilà un premier aperçu de cette île que nous retrouverons en Août.

Il est temps de faire une petite beauté à Lazarina. Plus de 2 mois d’absence que c’est long…Denis m’aide à renforcer toutes les amarres.

Une dernière fois à tout vérifier et c’est le départ .Toujours aussi dur…Mais c’est un fait acquis que notre nouvelle latitude permet à Lazarina ,désormais , de se prélasser au soleil en nous attendant .Quelle chance , elle a …et vivement notre retour …

02 juin 2006

MADERE-TENERIFE 14 au 17 Mai 2006






Avec un gros carton de fleurs Béa est partie depuis hier vers la France. Et oui, c’est triste, mais il faut bien remplir la caisse de bord. J’ai encore une semaine de plus mais, bientôt, ce sera aussi pour moi le même destin…
Après les derniers préparatifs ,Denis, Claude et moi sommes dans l’attente de partir.
Les bulletins météo sont tous concordants et nous annoncent peu de vent de Nord.
Béa nous confirme par SMS sur l’Iridium que le vent sera faible.
A 12H15 TU nous saluons Andrée et Alain puis fièrement Lazarina quitte Funchal .
Un peu triste aussi car Madère est une île où il fait bon de rester .
Finalement le vent nous aidera plusieurs heures sous un très beau soleil
Nous recommençons à voir de nombreuses tortues et nous ne nous lassons pas des ballets des dauphins.
A la tombée de la nuit nous apercevons encore les lumières de Funchal.Denis, le chef cuisto ,nous prépare des rillettes chaudes de sambre ainsi qu’un thon acheté le matin à Funchal. Il nous faut la recette…
La navigation est sans problème sauf ma fâcheuse habitude de compter de plus en plus les ampères et les volts qui s’envolent dans la nature.
Les quarts sont réglés comme du papier à musique. Un très bon tempo toutes les 2 heures, où je succède à Denis et Claude .J’en profite pour regarder les étoiles en continuant à écouter les Nocturnes Fantastiques sur RTL.Un grand merci à Georges Lang…
Un point astro fait par Denis confirme que nous ne nous arrêterons pas aux Iles Selvagems que nous atteindrons seulement dans la nuit. Un petit regret qui est dû au manque de vigueur d’Eole actuellement, mais il ne faut pas traîner car le vent plus fort doit arriver rapidement ...Pour une prochaine fois…
La navigation se poursuivra au rythme des quarts et des bons petits plats préparés par les 2 chefs qui rivalisent d’imagination. En tant que skipper c’est bien agréable…
On décide de ne plus compter les tortues ;cela devient presque banal !!! Où vont elles ?
Et puis Ténérife commence à retenir toute notre attention car 60 miles avant d’arriver nous apercevons le majestueux Teide encore partiellement enneigé…De la mer il est vraiment très beau …J’appelle Béa pour lui dire…
Nous voyons enfin les premiers cargos assurant les liaisons avec les Canaries.A la nuit nous faisons route sur Santa Cruz de Ténérife en apercevant les lumières de Grande Canarie ,de La Palma et peut être celles de Fuertoventura…A moins que ce soit celle de la lune naissante…
A 02 H TU nous rentrons dans le port de plaisance au fond d’une darse de commerce ; à priori la police et la douane ne nous considèrent pas comme des immigrés potentiels et nous pouvons nous coucher tranquillement après avoir fêter dignement, comme il se doit ,cette jolie traversée sur la base syndicale de 100 miles par jour.
Tout à l’heure nous redécouvrirons les joies de l’Espagne , mais en attendant un bon sommeil réparateur nous attend. Olé …

BALLADES DANS MADERE


















Il n’y a aucun doute :il y a les Marins et les Autres. Il faut bien concilier tout l’équipage…
Et la tradition sur Madère ,c’est de se promener sur les lévadas (canaux d’irrigation dans un cadre magnifique).
Et sur Lazarina nous respectons les traditions…enfin presque…
C’est donc plusieurs lévadas que nous avons faites faisant le bonheur de la quasi majorité de l’équipage et devenant des chemins de souffrance pour les autres…surtout le capitaine…
Pour les afficionados ,nous citerons la lévada de la fontaine de Risco après le plateau de Paul de la Serra.
Mon dieu, qu’ai je fait pour mériter cela ?…J’ai les molets complètement décomposés dans la montée…J’ai évité toutefois la Lévada des 25 fontaines…3h de plus…
Sans oublier la Lévada des Balcoes (facile…ouf …) près de Ribeiro Fraio et celle partant du Pic de l’Areiro ,que nous avons vaillament zappé dans la 2ème partie bien qu’elle soit paraît il superbe.
Heureusement le retour dans notre magnifique Chevrolet nous a fait passer par Porto Moniz où nous avons pu nous détendre dans une très belle piscine naturelle (1e),puis redescendre par Jardim do Mar, et les falaises de Cabo Girao.
En arrivant sur Funchal, n’oubliez pas de vous arrêtez au Reid's(pour les branchés) si votre portefeuille vous le permet…
L’équipage de Lazarina est complété de Claude et Denis (Bateau Thaole Eole) pour aller aux Canaries.
Le soir, les équipages du Lotus Bleu et de Lazarina se sont retrouvés au Portao , un restaurant sympa de Funchal où le patron ,parlant français, est de bon conseil sur la cuisine portugaise (pub…).
Mais le départ pour Ténérife approche et il faut tout préparer en conséquence.

PORTO SANTO MAI 2006












C’est en ferry que nous allons à Porto Santo. Profitant que l’équipage est au complet nous délaissons une journée Lazarina pour profiter de cette très jolie île à une trentaine de miles de Funchal ..Après une traversée sans problème de 2 heures nous rejoignons Vila Baleira petite ville bien sympa où le Grand Christobal épousa la fille du gouverneur .
Et puis la perle de Porto Santo c’est sa magnifique plage de sable .L’eau est à 21°.C’est l’occasion sur cette plage de carte postale de prendre notre premier bain de l’année.
Pour tout dire on se sent bien en vacances.

MADERE.FUNCHAL 07 –14 MAI








Gràce à Cataino, nous héritons d’une place sur Catway. C’est bien pratique pour tous et dans tous les cas ,sauf surcharge, il vaut mieux être à couple à Funchal que dans la triste marina de Quinta do Lorde bien isolée au Nord de l’île nécessitant obligatoirement une voiture. Des aménagements y sont prévus ainsi que des constructions. A utiliser seulement si nécessité (grand bateau ou Funchal débordé…).
La marina toute neuve de Lugar Do Baixo à 5 km de Ribeira Brava est reconstruite après la première tempête ( !) et celle de Calheta est à 17 miles de Funchal. En revanche Funchal présente tous les avantages d’une ville superbe et sa marina est à un prix raisonnable en Mai ( 11 euro par jour pour 32 pieds ).

Pendant qu’ Alain et moi terminons les petites réparations du bateau, Béa retrouve une bouteille vide de Knockandoo. Damned, Robert s’est planté !…Il nous reste à redevenir complètement sérieux d’autant plus que Béa va obtenir le renfort d’Andrée qui arrive aujourd’hui à l’aéroport. Et c’est même en avance que notre Alain attend sagement son arrivée …elle arrive…retrouvailles…Ben oui, je lui ai rendu son Alain, en pleine forme, et presque barbu après 6 jours…

Nous nous retrouvons tous dans l’ex bateau de Lennon et Mac Cartney, le Vagrant, reconditionné en restaurant pour touristes. No comment…

La visite de Funchal passe par les incontournables :Sé, Place Municipale, ruelles sympathiques .
Et puis nous sommes allés par le funiculaire à Monte voir l’église Nossa Senhora Do Monte qui domine Funchal. Inoubliable…le seul regret est de ne pas avoir fait le célèbre Toboggan de Monte. Pour touriste seulement mais cela semblait si top !…
A défaut de toboggan nous attaquons la Levada de Tornos qui est censée relier Monte au Jardin Botanique. C’est très beau mais que c’est dur de passer plus de temps à monter qu’à descendre…
Enfin en route nous nous arrêtons à Choppana Hills, hotel restaurant grand luxe ; dans un décor paradisiaque, les sandwichs et salades sont à prix royaux, mais c’est si bon et raffiné que nous passerions bien quelques jours ici…
La descente vers le jardin botanique est dantesque pour nos genoux et c’est sur les rotules , au milieu des cactus que j’ai trouvé 3 fonctionnaires « efficaces »,qui m’ont sans problème délivré le sésame pour visiter les îles Selvagem.
Le soir ,c’est mérité que nous testons les produits locaux (loi Evin oblige …) avant un repas très sage à bord.
Heureusement, car nos pieds sont proches de l’Ohio…

CADIX-MADERE 01 au 06 MAI 2006



(arrivée à Funchal,accueillis comme des héros!...)







Lundi 01Mai à 5H40 TU c’est le grand départ pour Funchal à 540 miles. Si la chance est avec nous(surtout les vents) on s’arrêtera avant à Porto Santo .La météo nous est donnée en alternance par RFI ( et Arielle Calcim ) et par Béa qui fait routeur par l’intermédiaire de l’Iridium en me laissant des SMS.Les rails montant et descendant sont traversés rapidement. Alain est en pleine forme pendant les quarts à compter les étoiles, les fixes et les filantes, ainsi que les avions En revanche il me confirme qu’il ne voit pas de voiture… Moi je compte les Volts et les Ampères qui diminuent très rapidement … Les 3 premiers jours je désespère : « il fallait de l’Est et on a eu de l’ouest » et en plus dans un temps de demoiselles. Adieu Porto Santo en direct (on y retournera ensuite…) .Nous décidons de faire quelques dons à Neptune-Poséidon et à Eole (involontairement !!!) : une casquette puis une manivelle sans cliquet qui s’est envolée du winch avec la complicité de la bastaque molle sous le vent . Dans ces conditions , nous ne battrons pas le record du Lotus Bleu en 3 jours et une heure, il est vrai parti beaucoup plus à l’ouest de Portimao , avec du vent de Nord quelques jours plus tôt. Y’en a qui ont de la chance !… Encore que tout compte fait, « il vaut mieux être sur le bateau au près ,qu’au portant au boulot ». Sinon c’est lassant ;je n’arrête pas de gagner au Scrabble malgré les mots qu’Alain invente . Heureusement ,question marin ,il est très fort et c’est le principal !… il réalise parfaitement un point astro à la méridienne. C’est bien sûr une grosse tête !!! (le RSI y perdra …). A part nos amis les Dauphins et les Tortues Carets nous rencontrons très peu de cargos et encore moins de voiliers… Nous accueillons nos premiers passagers clandestins : trois calamars sur le pont (volant ou déposés par une vague ?). J’avoue que pendant mon quart et compte tenu de l’absence de souci particulier ma principale préoccupation du soir est « qui a été éliminé de la Nouvelle Star ?… ». Sinon mes quarts sont bercés par Georges Lang et ses Nocturnes sur RTL à compter de 22H TU sur 234 Khz .Que c’est bon d’entendre de l’excellente musique en plein milieu de l’Atlantique sur les longues ondes. Au matin Alain prépare des petits dèj royaux avec œufs au plat… Puis séance quotidienne moteur et même groupe électrogène en bonus pour recharger les batteries.Pour garder le moral et dans l’espoir d’arriver enfin un jour, nous hissons une nouvelle fois le drapeau portugais que nous avions enlevé en quittant l’Algarve.. Et cerise sur le gâteau nous prenons une douche obligatoire pour une désinfection garantie… Entre les bons petits plats mijotés de terre par Béa et nos préparations ,nous avons un très bon moral surtout quand j’apprends que Bruno est éliminé et que Christophe continue … En plus depuis Jeudi après midi le vent est enfin rentré ;plus de moteur seulement quelques heures de groupe élèctrogène bien plus économique (0.6 L par Heure)Merci Kipsor… Les contacts à terre sont fréquents :un pour Andrée l’autre pour Béa et aussi Chloé. Y’a pas à dire mais l’Iridium c’est vraiment bien. Et de 3 !!! Alain a encore laissé gagner le Skipper au Scrabble .C’est donc un très bon camarade à réinviter comme équipier … Il nous reste encore à assurer la dernière nuit par un bon vent de force 4 à 5 qui fraîchira à 6 le matin jusqu’à nous amener quasiment à l’heure à notre rendez vous de Funchal avec Béa.C’est donc Samedi 06 mai vers 14 heures que nous arrivons sous les applaudissements (et les bisous)de Béa et du Lotus Bleu (Pierrot bien sûr ,Jean louis ,Denise et Mathieu) soit 100 miles par jour dont 50 H au moteur. La preuve est faite que ce n’est pas un fifty et qu’il marche plus à la voile qu’au moteur…Ouf… Avec l’aide de Cataino qui parle très bien le français nous avons une place à couple .Grosses embrassades et bière à bord puis désinfection générale, rangement et repas après avoir goûté du Madère, le produit local bien connu de tous les lecteurs avertis de ce Blog…

CADIX 29 et 30 Avril




Pour retrouver Lazarina, Alain et moi avons décidé de faire très simple. Pour aller à Séville ,rien de plus normal d’aller d’abord en train à Nantes puis à Londres en avion puis enfin à Séville par British Airways. On dort très bien dans l’aérogare de Gatwick ,et nous avons le plaisir de payer 2 £ soit 3 euros le café. Heureusement à ce prix là nous avons le plaisir de constater que nos amis anglais travaillent 24H sur 24 y compris les femmes ;C’est beau le Labour et le progrès social !!!
Avant de retrouver la belle Lazarina , nous décidons de prendre notre petit déjeuner devant la cathédrale et de jouer aux touristes sur la place d’Espagne avec ses faiences si belles. On part ensuite à Sanlucar de Barrameda manger une paella accompagnée de Manzanilla,de Xérès et de Rioja.C’est donc vaillant que nous sommes arrivés sur Lazarina après quelques courses pour enfin boire notre premier apéro (les autres ne comptaient pas…).
La belle Cadix est toujours aussi sympathique et nous enchaînons les bars à Tapas et les fritures vers la Place des Fleurs et vers la Cathédrale. Le reste aussi…Il me reste à tout vérifier avant le départ en n’omettant pas d’expliquer à Alain le fonctionnement du logiciel de navigation Offshore tellement simple que même « Béatrice a compris très facilement ». Rien de mieux pour faire monter la pression aux équipiers !…
L

ANDALOUSIE



INEDIT
Nous avons enfin retrouvé une photo des 4 belles en vacances en Andalousie dont Cézanne s'est inspiré pour son chef d'oeuvre "les 4 baigneuses "
D'autres photos suivront sur le blog prochainement...à suivre...
En attendant voici leur magnifique chronique :

"Il était une fois…

Quatre belles bretonnes qui, dit-on ,avaient des yeux de velours…

Elles décidèrent de s’envoler pour Cadix où le prince Lazarina se languissait, paraît-il, de les voir embarquer….

Le premier apéro sur le pont fut bien apprécié et les mit toutes d’aplomb pour débuter une semaine à la découverte de l’Andalousie.

Elles visitèrent d’abord la jolie ville de Cadix et en se promenant eurent l’opportunité d’assister aux processions religieuses. A la nuit tombée…ée….,elles se régalèrent avec une soirée de pur flamenco dans un cabaret, attablées, devant une assiette de tapas accompagnée d’un bon rosado.

Le lendemain, direction SEVILLE… 32°…obligation pour elles de goûter la sangria et chapeau de rigueur pour assister à la grande corrida dont la spectacle les a conquises. A chacun sa façon de porter son couvre-chef !

Rien ne les arrête, en route le troisième jour pour CORDOUE où les colonnes de la