09 janvier 2009

Spécial :"Aventuriers de l'Eldorado"..(Déc. 2008)


(avec le départ de nombreux voiliers vers des contrées plus sures, la marina de Bahia Redonda est à moitié remplie...)



Béatrice, la skippette , Chloé de retour d’Australie, Aline , ma «cunada » préférée, et JJ l’Amore ont à peine le temps de se remettre de leur voyage en avion devant la piscine de Bahia Redonda . Il faut déjà se préparer pour la grande aventure...












Nous partons le lendemain avec Matthias Sauter , notre guide allemand ,que Keigla nous a présenté.Nous les recommandons tous les deux à Puerto La Cruz pour leurs bons conseils...
Sortis de Puerto La Cruz , nous prenons la route vers Maturin…Sympa ,mais après une toute petite seconde d’inattention, nous sommes victimes d’un carambolage en série. Ambiance garantie …mais rien de grave…
Nous sommes bons pour attendre la police pendant 3 heures, seule autorité à être habilitée à rédiger le constat qui n’est généralement pas à l’amiable d’autant que les compagnies d’assurance jouent peu et que les conducteurs-assurés semblent être des spécimens rares…Après quelques palabres, nous repartons avec un pare choc cassé, un feu arrière éclaté, un pot d’échappement déglingué et tordu tenant avec une corde et qui frotte sur l’arbre de transmission, le liquide de frein qui s’évapore (!!!) Et la climatisation en panne !!!...Mais nous arriverons quand même au Delta de l’Orénoque, à San Jose de Bucar pour prendre notre pirogue…Quelques indiens Waraos se sont établis en lisière du village proche de la civilisation…



(stock-car au Vénézuela:le quotidien du voyage..)





(les 1ers waraos à San Jose de Bucar)






Nous embarquons sur le Canao de San José de Bucar (un des affluents du Rio Manano) et déjà nous apercevons les premiers singes hurleurs dans la forêt. L’arrivée au campement de Tino sur le Canao Narinina est magique sans parler de nos cases pour dormir avec des moustiquaires et le tout sur pilotis et sans lumière. …Bien entendu et dans ces conditions, Aline en profitera pour prendre un délicieux bain de minuit dans l’Orénoque !!!...Il est évident que malgré les lotions anti moustiques à gogo, la curée a commencé… Ce qui ne nous empêche pas de manger avec appétit nos spaghettis à la sauce bolognaise accompagnés de délicieux mosquitos !!!...


(Matthias et notre guide Warao)































Tout est en fait exceptionnel et cela dès le réveil avec le ressac du à la marée, avec les singes hurleurs, les oiseaux (Hoazim, perroquets…), les tortues et même des dauphins de rivière…

(navigation au lever du jour , en silence , en pirogue ,uniquement à la rame ...)
















(Ara)



(singes hurleurs )














(Hoazim)








On pêchera des piranhas (le pauvre) et on mangera des vers (guanos) issus du Moriche, l’arbre de vie. C’est comme une limace… On se croirait dans les « bronzés font du ski » accueillis par les montagnards pour partager leur gnole…Ambiance garantie avec ce nouveau met gastronomique : seul votre vaillant capitaine et Matthias arriveront à ingurgiter une partie de la bête…Enfin ,comment ne pas évoquer les Waraos où la pauvreté est totale dans un milieu très beau mais totalement hostile à la plupart des occidentaux…Un monde sans téléphone et sans internet…Seul l’immense delta avec sa jungle marécageuse…Impressionnant…Magique…

( Un peu de pub en vous laissant le lien du campement de Tino :
http://www.orinoco-eco-camp.com/ et l'adresse mail de Matthias Sauter : casamaderapuipui@gmail.com)




(ça mord cette sale bête...)


















(dégustation de ver , *** dans le guide Michelin...)






























Mais l’aventure continue , et après une nuit à la Posada San Andres au milieu d’un petit zoo tropical , nous arrivons à Ciudad Bolivar, pour apprécier une des plus belles villes coloniales du Venezuela , avec sa jolie place Bolivar et son grandiose Paseo Orenocco , afin de faire les derniers cadeaux de Noel et acheter quelques jolies pépites découvertes dans les mines proches de la Guyane…Nous dormons dans la charmante Posada San Carlos ,ancienne maison seigneuriale, proche de la Place Bolivar.


(le nouveau Pont sur l'Orenoque à Ciudad Guyana)
















(la coloniale Ciudad Bolivar ,anciennement Angoustera)


































Nous quitterons tôt le matin la Posada pour prendre un avion vers Canaima. Et alors là, c’est force 10 au niveau de mon petit cœur : imaginez un coucou de 6 places, tout déglingué et vieux à l’intérieur ; la voiture de Matthias était une Rolls Royce en comparaison. Et le pire, c’est autorisé à voler !!!...Le commandant est heureusement Zen ce qui malgré cela n’est pas pour me rassurer…


(la copilote et le pilote : j'ai peuuuuuuuuuuuuuuuur !!!...)










Enfin nous survolons la Grande Sabana avec ces tepuis (montagnes plates et isolées) pour arriver au dessus des chutes de Canaima et à son Lagon .le Petit Futé précise que ce lagon est l’une des plus belles plages du monde : rien à dire…On comprend pourquoi tant de films furent tournés ici (Un Indien Dans La Ville, le Jaguar, Mission…) aidés des indiens Pémons.
En plus de la beauté du site il nous reste à conclure la journée en passant sous l’énorme Chute Sapo avec Ernesto Flores comme guide…Séquence émotion garantie !!!...



(aéroport "J.F.K."(?) de Canaima )




(comment "gacher"une photo avec un si beau paysage???...)


















(voici la bonne du Lagon)









(en route pour la chute Sapo et ses émotions fortes...)





















Le lendemain, après avoir dormi à Wey Tepui , nous partons vers le Auyan Tepui où se trouve le fameux Saut de l’Ange (Salto Angel pour les initiés…qui est en fait considéré avec ses 983 metres de hauteur comme la plus haute chute du Monde) .Pendant près de 4 heures nous remontons en pirogue sur les rivières Carrao, Churun et Kerepakupai Meru. Nous apercevrons avec beaucoup de chance la totalité du Salto Angel , en général dissimulé derrière quelques nuages et pluies torrentielles.
Il nous restera à monter à pied pendant une heure à travers les marécages et la forêt pour nous rendre au Belvédère et voir cette chute d’eau monstrueuse de force , surtout en Automne et au début de l’Hiver quand le débit de l’eau est maximum (en avril ,la chute est un peu moins spectaculaire). Compte tenu de l’âge de l’équipage , notre arrivée sera saluée par des vivats du groupe , composé il est vrai que de jeunes aventuriers qui grimpaient comme des singes . Enorme spectacle aquatique d’où nous sommes revenus complètement mouillés, jusqu’au pied de la chute pour prendre place dans notre campement.


























Après avoir mangé des poulets cuits à la broche sur un bon feu de bois , nous dormirons dans des hamacs. Pour bien y dormir , il faut s’y placer en diagonale comme le font les spécialistes. J.J. l’Amore a expérimenté une nouvelle technique en dormant à même le sol après qu’une couture ait lâchée malicieusement…A moins que ce fût une manière de se rapprocher de sa bien aimée ???...En tout cas , heureusement que cela ne m’est pas arrivé, car j’aurai entendu tout le voyage des propos insistants sur la nécessité d’engager sans tarder un régime sec!!!…
























(le Salto Angel du Campement...)















Après cette nuit délicieuse ( !) , y compris pour nos amis mosquitos , nous reviendrons à Puerto la Cruz après avoir fait en sens inverse , la descente des rapides en pirogue (sans oublier de se baigner une nouvelle fois sous une chute d’eau , mais cela devient d’un banal !!!...) et de reprendre un petit Cessna jusqu’à Ciudad Bolivar où nous avons retrouvé Matthias Sauter avec son Landcruiser presque réparé …



(dernière chute et vues aériennes du Lagon de Canaima...)











Après ces quelques jours d’aventure , la piscine de Bahia Redonda nous permet de nous reposer ; on en profite un peu …Mais il faut préparer Noel et donc faire quelques courses à Unicasa ,supermarché occidental au Moro vers la Place Mayor ,où nous trouvons presque tout et que nous complèterons par les achats effectués au centre ville de Puerto La Cruz , proche du Paséo Colon où se trouve d’ailleurs le marché aux poissons…

Le voyage dans les taxis déglingués est à lui seul déjà une aventure !!!...
Comme d’habitude, Noel a une saveur particulière sous les tropiques et les palmiers , et les vénézueliens mettent l’ambiance avec des tirs de pétards incessants…On vit bien ici, aussi…



( visite de Puerto La Cruz en taxi déglingué )






















(Les "3 P" : Pêcheurs, Poissons, et Pélicans ...)















(Contrairement à la France,ici,le Camembert Président se met en boite!!!...)




(et oui ,super traineau...)






En revanche ,comme vous l’avez constaté , nous n’avons pas navigué ; un vent constant de plus de force 6 à 7 nous a sagement fait rester au port tout en appréciant la Polar light bien fraiche…c’est la semaine où , au large du Vénézuela et de Trinidad, il a été retrouvé une famille dérivant dans leur survie après que leur Catamaran ait coulé suite à la mer qui était vraiment très forte…Ils nous avaient semblés plus sage d’aller avec Yves sur l’Ile d’Arapo en launcha au départ de la Playa Arapito près de Santa Fé et du Parc de Mochima…Paysages et fonds sublimes que nous apprécions avant de repartir vers Paris puis la Bretagne ou Nice…Et ici , on ne pense qu’à y repartir car le retour fut glacial à Paris et au Cosquer par -5° alors que nous étions continuellement au-delà de 30°.C’est pourquoi nos bagages sont déjà prêts , après ce bref retour pour remplir la caisse de bord , pour de nouvelles aventures nautiques fin janvier : Et là, Cap à l’Ouest…


(les iles Arapo et Arapito vers Santa Fé et Moshima)







(rares touristes sur la plage...)














(bye bye Lazarina, encore endormie à 6 heures du mat')




(en route vers l'aéroport,via Caracas et ses barios)

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