23 novembre 2012

Tikehau, la tranquille (octobre 2012)




Tikehau voudrait dire « atterrissage paisible » : en effet, la passe d'entrée ne présente pas de danger particulier, à condition bien sur, de respecter les heures des marées....
Tikehau est un atoll de forme ovale de 26 km de diamètre dans lequel on pénètre par une seule passe Tuheiava à l'ouest. Le seul village Tuherahera au sud et ses 500 habitants environ dépendent administrativement de sa voisine Rangiroa. L'île vit de la production du coprah (à partir des noix de coco), de la pêche et du tourisme. Des vols quotidiens à partir de Tahiti et des cargos 4 fois par mois assurent les liaisons et le fret.


Le village est propre, coquet et abondamment fleuri...




Une poignée de motus (petit îlot), des plages de sable blanc ou rose forment un havre de paix et de tranquillité à l'ombre des cocotiers.

Amarrés au quai en forme de L nous laissons notre Lazarina se familiariser avec les requins pointe-noire qui tournent autour de lui, pour visiter le village.




Nous devons signaler qu'une marina existe, elle est bien protégée par une digue, une quinzaine de bateaux peuvent s'y loger, il n'y a ni eau ni électricité (en prévision?) et nous n'avons pas eu plus de renseignement (en particulier la hauteur d'eau). Les pontons sont partiellement occupés par les bateaux des pêcheurs et par un gros bateau moteur....



Au bout de la rue qui prolonge le quai nous trouverons une épicerie (bien pratique pour le dépannage), plus loin la boulangerie (il faut commander la veille et venir chercher son pain entre 16h30 et 18h30) où le samedi nous dégusterons un délicieux pain coco!!! Nous découvrirons 2 églises, un snack tenu par la ravissante Lorine, une roulotte ouverte seulement quelques soirs par semaine où les plats polynésiens copieux sont succulents et sur le même terrain un fare abritant un billard, point de rendez vous des jeunes gens de l'île.



Adroite la belle Lorine....


Nous ne manquerons pas d'aller sur le récif côté océan, suivre le chemin et la route qui fait le tour de l'île sous les allées de cocotiers...nous arrêter boire une Hinano dans une pension de famille ou prendre un «casse croûte»chez Lorine. Il faut découvrir le côté ouest de l'île après l'abri cyclonique récemment construit et arriver sur une plage idyllique devant le «snack»de Gilbert face à 2 motus que l'on peut atteindre à pieds par basse mer.


Le chemin qui contourne l'île




Le récif côté océan





Chez Gilbert

Au gré de nos promenades, nous papoterons avec les habitants affables: la compagne de l'instituteur, le boulanger, le policier de service....et nous aurons, entre autres, l'explication de l'absence de poubelle dans le village; nous jetterons les nôtres dans la décharge publique au bout du village. Elles sont brûlées compte tenu du coût exorbitant du ramassage et du traitement pour ce petit atoll....


De loin la décharge


Et il y a les rencontres «bateaux»: Miss Goodnight avec à son bord Franz, la jolie Svetlania et leur surprenante Catherina (qui vient avec nous pour apprendre le français et qui à 4ans et demi parle couramment 3 langues!!!!) et un lagoon 38 loué par Gaétan, Vanessa et leurs adorables enfants, Matheo et Anouk avec qui nous partagerons le gâteau d'anniversaire de Gaétan....

Enfin, il y a les soirées spectacles donnés par les magnifiques raies manta qui attirées par les lumières du quai, mais surtout par le plancton qu'elles y trouvent nous font découvrir leur pirouettes.



Après plusieurs jours à quai, il est temps (et le temps le permet) d'aller mettre notre ancre devant la plage de sable rose du luxueux hôtel Pearl Resort.


La plage rose





Le Pearl Resort

Apéro au Pearl Resort

Rythme lent et tranquille dans les eaux du lagon, nos journées passent en douceur; baignade, sieste, musique, scrabble, lecture, belote, couture, broderie.....


Enfin nous décidons d'aller nous positionner proche de la passe, pour partir le lendemain matin très tôt c'est à dire, 1h avant l'étale de haute mer, pour arriver après 7 h de navigation à l'étale de basse mer dans la passe de Rangiroa.
Notre arrivée à ce magnifique mouillage se fera sous une pluie diluvienne nous cachant les «patates» de corail....un peu plus tard, courageux le capitaine plongera à coté des requins curieux et remontera annoncer que nous sommes dans un champ de patates! Le soleil est revenu , nous mouillerons l'ancre un peu plus loin, devant un parc à poisson et une petite cabane au milieu du lagon-trop beau.

Le  parc à poissons



Hormis les requins pointe noire nous découvrons des poissons aux becs allongés que nous appellerons les poissons «trompette».L'endroit est vraiment très beau avec un tout petit village de pêcheurs dans une cocoterai, le ciel est parsemé de nuages blancs- Tikehau nous charme.....


La soirée sera agitée, non pas parce que le capitaine perd à la belote (une fois n'est pas coutume!) mais par le vent qui se lève en rafales de 20 à 25 nœuds mais notre ancre tient bon, et pour cause!!!!!
Au matin, au levée du jour, prêts à appareiller, l'ancre résiste....le capitaine plonge, l'ancre est accrochée à une patate....il nous faudra une bonne heure pour la décrocher, ouf! Nous pouvons quitter ce mouillage enchanteur et trompeur, sans oublier de faire flirter la dérive tribord avec le récif mal délimité! Aie! Aie! Aie!!!! rien de grave mais quand même....la vigilance s'impose toujours en naviguant dans les Tuamotu surtout quand la visibilité n'est pas excellente.....

La passe de Tikehau


Coucher de soleil sur Tikehau

30 octobre 2012

Départ pour les Tuamotu ( octobre 2012)




 Enfin la météo annonce un vent de secteur-est-sud est- de 10 à 15 nœuds pendant 2 jours forcissant 15 à 25 nœuds les jours suivants : c'est la fenêtre météo attendue pour aller sur Tikehau, île des Tuamotu, à 190 miles au Nord Est de Moorea.

A la sortie du port, nous ne manquerons pas de croiser notre sillage 2 fois, et d'offrir à la mer et au vent quelques rasades de « lazarinette »(délicieux breuvage dont la skipette a le secret)....Notre nouveau compagnon peut désormais s'appeler Lazarina 2 . Le baptême aura lieu plus tard....

 C'est où Tikehau?

Très vite nous comprendrons que ce bateau va avancer et avancer vite ; nous sommes surpris, car au prés serré avec 10 nœuds de vent et une houle de presque 2 m il file déjà à 6 nœuds.....Dans la nuit il fera des pointes à 8 nœuds dès que la mer sera plus calme.....


Un petit somme avant l'arrivée


Nous laisserons sur notre babord l'atoll de Tetiaora , qui a appartenu à la famille royale Pomare (puis à Marlon Brondo !!!.....) , qui s'y rendait de Tahiti pour s' y reposer et aussi pour se livrer au Ha'apori  (engraissement) qui était pratiqué par les femmes de la famille royale dans le but de s'embellir !!!!.....

Nous croiserons ensuite sur notre tribord l'île de Makatea haute de 108 m de haut, constituée de falaises de corail (les makatea) avec une ancienne mine de phosphates....Des investisseurs australiens souhaitent réactiver l'exploitation de la mine et des consultations sont faites auprès de la population actuellement....


La skipette s'habitue à de nouveaux mouvements car si un cata ne gîte pas, au prés serré, ça bouge : d'une coque sur l'autre, d'avant en arrière et d'une coque sur l'autre et en avant et en arrière, danse très rythmée sur la musique des vagues qui explosent sur les coques. Mais le plus étrange c'est d'aller aux toilettes voir le hublot  « aquarium » au ras de l'eau, eau qui défile à toute allure. Wouah ça fait presque peur !!!!

Quant au capitaine, heureux, il s'essaiera, avec succès, à la cuisine préparant une bavette à l’échalote et plus tard testera le four pour des quenelles gratinées ! Elle est pas belle la vie !!!!


Le mouillage après la passe

Enfin, à l'heure précise, après le calcul de levée de lune nous franchirons la passe à l'étale de basse mer, à 12h 30 , pour arriver après un slalom dans le chenal bien balisé au quai devant le village de Tuherahera



La skipette attentive dans le chenal


Le chenal bien balisé


Pieds à terre!


Lazarina au quai du village



25 octobre 2012

Les montagnes polynésiennes



La Polynésie ce n'est pas que le lagon il y a aussi de magnifiques montagnes qui dominent le littoral.

Le col de Vaiare

A Moorea le mont Rotui (899 m) et le Mouaputa (830 m) sont les plus connus mais c'est le Tohivea (1207 m) qui constitue le point culminant de l'île.
De belles marches nous attendent.....
Pas encore remise du voyage, du décalage horaire et de la chaleur je suis invitée avec Stef par Nat, Luc et Théo et accompagnés de Théo « 2 », à faire une marche jusqu'au col de Vaiare : environ 400 mètres de dénivelé sur une distance relativement courte ; donc une pente très très raide !!!!






le chemin avant la pente très raide!!!


Le départ est prévu à 9 h de la marina et le soleil tape déjà fort sur le chemin qui longe les derniers fare de Vaiare. 

Les papayes

Les ananas

Nous commençons la montée dans la forêt dense et rafraîchissante, la végétation recouvre les versants abrupts de l'île. Après 1h30 sur cette pente raide, essoufflés (pour le capitaine et sa skipette) nous arriverons sur la crête séparant le mont Terrai et le mont Mouaputa (la montagne percée). La vue est magnifique à l'est sur le lagon et la marina avec en toile de fond Tahiti, et à l'ouest sur les plantations d'ananas s'étendant en contrebas de la vallée, le tout dominé par la montagne percée.

Ouf, enfin la crête!!!!!

Nat, Théo et Théo du bateau T' Chapp



le mont Rotui

Le village de Vaiare et sa marina


Le ballet des ferrys

Prêts pour la descente.....

La descente sera tout aussi difficile et se fera en courant pour les plus jeunes et quelques fois sur les fesses pour les autres....
Le capitaine n'aura qu'une phrase à l'arrivée « suis content de l'avoir fait » !!!!

La Maroto

C'est à Tahiti que le dimanche suivant nous irons à la découverte de l'intérieur de l'île ; au programme : pas d'escalade du mont Aorai qui culmine à 2066 m ( le sommet le plus haut de l'île est à 2 241 m d'altitude!) mais une invitation à parcourir la vallée de Papenoo dans le cratère de l'ancien volcan, dans la Twingo de Nathalie.


Départ pour Papeete

L'aménagement, la décoration de notre acquisition étant terminée, et dans l'attente d'une bonne fenêtre météo, nous acceptons cette invitation à parcourir les 18 km de route tortueuse, qui franchit à 10 reprises la rivière Papenoo .Des petits ponts suspendus, des radiers en ciment ont été aménagés pour faciliter le passage des gués. 

Le passage de la rivière....


......par un petit pont....


....ou sur le radier

La montée est raide quelquefois mais la petite voiture chargée de ses occupants arrivera sans faiblir jusqu'au relais de la Maroto....Plusieurs cascades agrémentent le parcours et feront la joie de Théo qui jouera à les escalader !!!!



Bien sur le spectacle est grandiose avec une végétation luxuriante avec des tulipiers du Gabon en fleurs, des lantanas, des albizias, des bambous, de magnifiques fougères et des hibiscus sauvages. La vallée encaissée est entourée de massifs montagneux impressionnants aux falaises escarpées aux dégradés de vert et forment des tableaux saisissants.....


Le relais de la Maroto



Plus bas la rivière rafraîchissante

La rivière nous offrira un petit coin « pique -nique » fort agréable où les plus courageux se baigneront tout en donnant à manger aux anguilles dociles....


Les plus courageux.....


Le retour sur Moorea ,en ferry,nous verra tous (ou presque) endormis de fatigue.....